Rémy BOSSERTBruxelles, Belgium
May 23, 2019

C’est à la lueur de l’espoir que je vous écris ces quelques lignes. En effet les nuages qui plombaient mon quotidien semblent s’éloigner. Grâce à vous et aux plus de 167 000 signatures et messages de soutien, l’administration, après plusieurs mois d’entêtement bureaucratique, reconnait que l’archaïsme de ses textes ne garantissait plus aujourd’hui ni la qualité des vins, ni la protection du consommateur (ou en tout cas sa pleine information). 

Je remercie donc les services de la préfecture, et Mme Orzechowski en particulier de son intérêt pour une viticulture différente. Ils ont accepté la mise en place de contre analyses dont le résultat permettra de peut-être libérer mon vin… libre.

Mais je vous avais promis que ce combat n’était qu’une première étape vers la reconnaissance, par l’administration, des vins non-conventionnels, des vins libres, ceux que vous aimez. Cela passera nécessairement par le dialogue et par l’engagement de toutes les parties prenantes. Ainsi, la mise en place d’ici une semaine de « l’engagement vers des vins naturels issus de vinifications douces » augure déjà d’un changement de mentalité.

La viticulture de demain sera diverse, ou plutôt « biodiverse » ou ne sera pas. Car le « consom-acteur » ne se contente plus de promesses ‘marketées’ mais veut des réponses claires et une communication transparente.

Si vous le voulez nous continuerons à vous informer, par ce canal, des étapes parcourues sur la route des vins libres. Car nous devons rester mobilisés et nous avons besoin de vous.  

En attendant je tiens encore à remercier ma femme bien sûr, Maître Eric Morain, Rémy Bossert et vous tous, signataires d’une pétition qui aura fait bouger les lignes et avancer le monde viticole plus fortement que jamais.

La route est longue et si, seul on va plus vite, ensemble nous irons plus loin et jusqu’au bout.

Sébastien David
Vigneron

Et dans la presse du jour: La Nouvelle République

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