La phytothérapie n'est pas une "pratique non conventionnelle" mais la base de la médecine


La phytothérapie n'est pas une "pratique non conventionnelle" mais la base de la médecine
Le problème
La Phytothérapie n'est pas une pratique non conventionnelle.
C'est la base, la mémoire et l'avenir de toute médecine.
───────── ✦ ─────────
À l'attention du Ministère de la Santé, de la Conférence des Doyens de Médecine, de la Conférence des Doyens de Pharmacie, du Gouvernement de la République française et de leurs représentants.
I. Un rapport qui nie l'histoire de la médecine
En avril 2026, un rapport officiel du Groupe d'étude du phénomène sectaire (GéPS) a placé la phytothérapie et l'aromathérapie dans la liste des « pratiques de soins non conventionnelles », au même rang que l'homéopathie et l'auriculothérapie. Les diplômes universitaires de phytothérapie et d'aromathérapie seraient, selon ce rapport, un « entrisme » au sein du système éducatif français.
Nous refusons cet amalgame. Non par corporatisme. Mais au nom de la vérité scientifique, de l'histoire de la médecine, et des millions de patients qui bénéficient chaque jour des soins par les plantes.
II. La vie produit des molécules actives depuis 3,5 milliards d'années
Bien avant que l'homme n'invente la chimie, la vie elle-même produisait des substances actives pour survivre, communiquer, se défendre. Depuis 3,5 milliards d'années, âge estimé des premières cyanobactéries, bactéries, champignons, plantes et animaux élaborent ce que les pharmacologues appellent aujourd'hui des métabolites secondaires : des molécules aux fonctions biologiques précises, sélectionnées par l'évolution pour leur efficacité.
Les chiffres donnent le vertige. On estime à plus de 200 000 à 300 000 produits naturels distincts identifiés à ce jour dans la nature¹ ², avec un potentiel estimé de plus d'un million de métabolites secondaires végétaux existants sur Terre³. La réalité est que nous n'avons caractérisé qu'une infime fraction, probablement moins de 5 % de la richesse chimique réelle du vivant.
Les plantes, les bactéries et les champignons sont des laboratoires vivants qui travaillent depuis des milliards d'années, avec une expertise que la chimie de synthèse humaine ne rattrapera jamais. Nier leur intérêt thérapeutique, c'est ignorer le plus grand réservoir de molécules actives disponibles pour la science médicale.
III. Plus de 70 % des médicaments viennent du monde vivant
Ce n'est pas un chiffre militant. C'est un fait pharmacologique massivement documenté. Selon la revue de référence mondiale de Newman & Cragg publiée dans le Journal of Natural Products (2020), couvrant 39 ans de mises sur le marché (1981-2019)⁴ :
≈ 65 % des anticancéreux à petites molécules approuvés sont d'origine naturelle ou inspirés de produits naturels
≈ 75 % des anti-infectieux dérivent directement ou indirectement de substances naturelles
Les auteurs concluent que l'utilisation des produits naturels comme source de nouveaux médicaments reste vivante et incontournable, malgré l'essor de la chimie combinatoire
Quelques exemples emblématiques :
La morphine du pavot (Papaver somniferum) — isolée en 1804
L'aspirine dérivée de l'acide salicylique de la reine des prés (Filipendula ulmaria) ,1897
La metformine — médicament phare du diabète de type 2, inspirée de la galégine du galéga officinal (Galega officinalis)
La digoxine de la digitale (Digitalis purpurea) , traitement cardiaque majeur
Le taxol / paclitaxel de l'if du Pacifique (Taxus brevifolia), anticancéreux de référence
La vincristine et vinblastine de la pervenche de Madagascar (Catharanthus roseus), chimiothérapies qui sauvent des enfants atteints de leucémie
L'oseltamivir (Tamiflu) dérivé de l'acide shikimique de l'anis étoilé (Illicium verum)
L'artémisinine d'Artemisia annua,Prix Nobel de Médecine 2015 attribué à Tu Youyou pour son application antipaludique⁵
Qualifier la phytothérapie de « pratique non conventionnelle », c'est qualifier comme non conventionnel le berceau de la pharmacologie moderne.
IV. Les champignons et les animaux ont redéfini la médecine moderne
Si les plantes ont donné la majorité de nos médicaments, champignons et animaux ne sont pas en reste. La médecine moderne leur doit certaines de ses plus grandes révolutions.
Des champignons qui ont transformé la médecine
La pénicilline, Alexander Fleming, 1928. Isolée du champignon Penicillium notatum. Premier antibiotique. A sauvé des dizaines de millions de vies. Prix Nobel 1945.
La ciclosporine , isolée du champignon Tolypocladium inflatum dans les années 1970. Immunosuppresseur qui a rendu possibles les transplantations d'organes modernes.
Les statines (lovastatine, simvastatine), dérivées de champignons du genre Aspergillus et Penicillium. Médicaments les plus prescrits au monde contre l'hypercholestérolémie.
La griséofulvine, la rapamycine, le tacrolimus, antifongiques et immunosuppresseurs essentiels, tous d'origine fongique.
Des animaux qui ont inspiré des médicaments révolutionnaires
L'exénatide (Byetta®) et les analogues du GLP-1, la classe des Ozempic®, Wegovy®, Trulicity® dérive de l'exendine-4, peptide isolé en 1992 dans la salive du monstre de Gila (Heloderma suspectum), un lézard du désert nord-américain⁶. Cette classe pharmacologique a transformé le traitement du diabète de type 2 et de l'obésité dans le monde entier.
Le captopril , premier inhibiteur de l'enzyme de conversion, issu du venin de la vipère brésilienne Bothrops jararaca. A révolutionné le traitement de l'hypertension artérielle.
Le ziconotide, analgésique puissant dérivé du venin d'un escargot de mer (Conus magus). Utilisé dans les douleurs chroniques réfractaires.
Une évidence scientifique massive :
La nature produit des structures chimiques d'une complexité et d'une efficacité que la chimie de synthèse n'a ni imaginée ni reproduite seule. Les plantes, les champignons, les bactéries et les animaux sont les premiers laboratoires pharmaceutiques de l'histoire du vivant.
V. La pharmacologie du XIXe siècle touche à ses limites
La pharmacologie moderne s'est construite au XIXe siècle sur un modèle hérité des travaux d'Ehrlich (1854-1915) et Fischer (1852-1919) : le principe de la « clé-serrure », une molécule, une cible, un effet. Ce modèle a produit des médicaments puissants. Il a aussi produit l'illusion que la complexité du vivant pouvait se réduire à une équation biochimique simple.
Or la réalité biologique est infiniment plus subtile. Les plantes ne contiennent pas une seule molécule active — elles contiennent un totum, un ensemble de centaines de molécules qui interagissent en synergie pharmacologique. C'est pourquoi, aujourd'hui encore, un extrait standardisé peut avoir une efficacité clinique là où la molécule isolée échoue — ou provoquer moins d'effets indésirables que son équivalent synthétique.
Les découvertes récentes en pharmacologie des réseaux et en polypharmacologie réhabilitent exactement ce que la phytothérapie clinique soutient depuis des siècles : la complexité moléculaire n'est pas un défaut — c'est souvent une vertu thérapeutique.
VI. Les trois nouvelles frontières de la médecine vont toutes vers le vivant
1. Le microbiote, la révolution silencieuse
Nous ne sommes pas seuls dans notre corps. Chaque être humain abrite environ 38 000 milliards de bactéries, soit autant que nos propres cellules. Ce microbiote, principalement intestinal, participe à notre immunité, à notre métabolisme, et même à notre santé mentale.
La littérature scientifique récente établit que le microbiote intestinal est directement impliqué dans la dépression, l'anxiété, les troubles bipolaires et certains aspects de la schizophrénie, via l'axe microbiote-intestin-cerveau⁷. Cette découverte réhabilite l'intuition ancestrale : « le ventre est notre deuxième cerveau ».
Les probiotiques, les prébiotiques, les fibres alimentaires, les polyphénols des plantes — toute la nutrition fonctionnelle et micronutritionnelle — sont devenus des champs de recherche biomédicale de premier plan. Là où la phytothérapie clinique opère depuis toujours.
2. Les virus, des alliés méconnus
Depuis la découverte des phages bactériens par d'Hérelle en 1917, les virus sont passés du statut d'ennemis à celui d'outils thérapeutiques. La phagothérapie revient comme réponse à l'antibiorésistance. Les thérapies géniques utilisent des vecteurs viraux. Les vaccins à ARN messager reposent sur l'ingénierie virale.
3. Les plantes et les symbioses, où tout commence et recommence
La recherche moderne redécouvre ce que les herboristes n'avaient jamais oublié : les plantes ne sont pas des producteurs isolés. Elles sont des écosystèmes miniatures. Leur activité médicinale dépend du sol, des bactéries de la rhizosphère, des champignons mycorhiziens, du climat, de la saison de récolte. Chaque principe actif est le fruit d'une symbiose.
Comprendre la plante, c'est comprendre la symbiose du vivant. Et la symbiose, entre espèces différentes qui se nourrissent mutuellement, est précisément le modèle biologique qui s'oppose à l'idéologie de la prédation. C'est aussi un modèle de société.
Et surtout, détail essentiel, le Matrix-M™, adjuvant du vaccin Novavax® contre la Covid-19 (NVX-CoV2373), est issu de saponines extraites de l'écorce de l'arbre Quillaja saponaria (bois de Panama)⁸. Sans cette plante, ce vaccin n'existerait pas.
VII. La phytothérapie clinique est scientifiquement validée
La phytothérapie clinique moderne n'a rien à voir avec l'amateurisme.
Elle repose sur :
Les monographies officielles de l'Agence européenne des médicaments (EMA/HMPC), qui encadrent l'usage de plus de 200 plantes médicinales avec des critères d'evidence-based medicine stricts
Les monographies ESCOP et Commission E allemande, références européennes reconnues depuis plus de 30 ans
La Pharmacopée européenne, qui définit les critères de qualité, d'identification et de standardisation de chaque drogue végétale
Plus de 500 000 articles scientifiques référencés sur PubMed concernant les plantes médicinales et leurs principes actifs
Des essais cliniques randomisés contrôlés publiés dans les plus grandes revues médicales (Nutrients, Phytotherapy Research, Journal of Ethnopharmacology, The Lancet, BMJ)
La Pharmacognosie est la science concrète de l’évaluation des mécanismes d’actions des substances provenant du vivant qui st enseignée dans les facultées de Pharmacie et de médecine depuis la création des Facultés et depuis l’antiquité (Nommée Matière médicale, pharmacognosie ou maintenant Pharmacologie)
La phytothérapie n'est pas l'homéopathie.
Les mettre dans la même liste révèle une méconnaissance profonde ou une mauvaise foi manifeste. L'amalgame nuit à la santé publique, aux patients, et à l'ensemble des professionnels de santé formés à cette discipline avec rigueur.
La phytothérapie n'est pas la naturopathie.
Les mettre dans la même liste révèle une méconnaissance profonde ou une mauvaise foi manifeste. L'amalgame nuit à la santé publique, aux patients, et à l'ensemble des professionnels de santé formés à cette discipline avec rigueur.
La phytothérapie n'est pas la médecine énergétique, quantique, antivax, médecine douce ou autre médecine sans preuve.
Les mettre dans la même liste révèle une méconnaissance profonde ou une mauvaise foi manifeste. L'amalgame nuit à la santé publique, aux patients, et à l'ensemble des professionnels de santé formés à cette discipline avec rigueur.
Je me répète mais bon j’ai l’impression que ca passera mieux si on repeteX3.
VIII. La France est la patrie des plantes médicinales
Nos médecins, pharmaciens et herboristes ont construit notre société médicale à partir d'elles. Dioscoride (Ier siècle), Galien (IIe siècle), Avicenne (Xe siècle), Hildegarde de Bingen (XIIe siècle), Paracelse (XVIe siècle).
La Pharmacopée française recense plus de 560 plantes médicinales. Les facultés de Paris (1777), Strasbourg, Montpellier, Grenoble enseignent la matière médicale végétale sans interruption depuis leur fondation.
La France a formé des botanistes, des pharmacognistes, des phytochimistes reconnus dans le monde entier. Henri Leclerc a inventé le mot phytothérapie en 1913. Jean Valnet, médecin militaire, a développé l'aromathérapie clinique moderne. L'OMS recommande l'intégration de la médecine par les plantes dans les soins primaires, et plus de 53 pays la reconnaissent officiellement dans leur système de santé national.
Renier cet héritage serait une faute historique, scientifique et stratégique.
IX. La phytothérapie est une réponse à trois crises simultanées
La crise de l'automédication
la France consomme plus de 20 milliards d'euros de médicaments chaque année, avec un gaspillage et une iatrogénie massifs. La phytothérapie clinique, bien enseignée et bien pratiquée, réduit les prescriptions inutiles et les effets indésirables évitables.
La crise de la prévention
notre système soigne les symptômes mais ne prévient plus les maladies chroniques. La phytothérapie, la micronutrition et l'herboristerie s'inscrivent dans une médecine de prévention et de terrain que la médecine strictement allopathique ne couvre plus.
La crise environnementale
recréer une filière française de plantes médicinales et aromatiques, c'est soutenir nos agriculteurs, réduire nos importations, relocaliser la santé, et incarner concrètement le principe One Health, la santé humaine liée à celle des écosystèmes, approuvé conjointement par l'OMS, la FAO, l'OIE et le PNUE.
X. Ce que nous demandons solennellement
Aux autorités politiques, académiques et sanitaires de la République française :
1. Que la phytothérapie clinique soit officiellement distinguée des pratiques sans base scientifique dans tous les rapports, recommandations et communications du Ministère de la Santé.
2. Que les DU de phytothérapie et d'aromathérapie soient maintenus, renforcés et encadrés par des critères scientifiques rigoureux, et non supprimés par amalgame avec des pratiques hétérogènes.
3. Que la formation initiale des pharmaciens, médecins, sages-femmes et infirmiers intègre obligatoirement un module de phytothérapie clinique validée scientifiquement et de micronutrition.
4. Que l'État soutienne activement la filière française de plantes médicinales et aromatiques , nos agriculteurs, cueilleurs, producteurs, comme levier de santé publique, de souveraineté sanitaire et de transition agroécologique.
5. Que soit créée une instance nationale pluridisciplinaire — médecins, pharmaciens, herboristes, chercheurs, agriculteurs , chargée d'évaluer, d'encadrer et de promouvoir la phytothérapie clinique en France selon les standards de l'evidence-based medicine.
6. Que soient massivement soutenues les recherches publiques françaises sur le microbiote, la pharmacologie des réseaux, la phytothérapie clinique et les produits naturels , domaines où la France possède un avantage comparatif historique qu'elle ne peut pas se permettre de perdre.
XI. Parce que les plantes précèdent la médecine
Les plantes n'attendent pas nos rapports pour soigner. Elles soignent depuis que la vie existe.Depuis que les premières cyanobactéries ont produit l'oxygène que nous respirons. Depuis que les premiers champignons ont inventé les antibiotiques bien avant Fleming. Depuis que les bactéries coévoluent avec nous dans un réseau de symbiose que nous commençons à peine à comprendre.
La phytothérapie n'est pas une nostalgie. Elle est une avance de plusieurs milliards d'années que nous avons la chance de pouvoir étudier.
Nous ne défendons pas un lobby. Nous défendons une mémoire vivante. Une discipline sérieuse. Un lien indispensable entre le comptoir du pharmacien, le cabinet du médecin, le jardin de l'agriculteur et le corps du patient.
Arrêtons d'opposer ce qui devrait coexister. La prédation n'est pas le modèle. La symbiose l'est.
« Relier le patient au champ du producteur pour une santé durable. »
Faisons de la France un Jardin Aromatique.
🌿 🌿 🌿
Initiateur de la pétition
Dr Guillaume Kreutter
Pharmacien et Pharmacologue
Enseignant Faculté de Pharmacie
Président fondateur AFPHC (Association Francophone de Phytothérapie et Herboristerie Clinique)
Pharmacie de Scherwiller Alsace
AFPHC , plus de 250 membres actifs : pharmaciens, médecins, herboristes, naturopathes, agriculteurs, étudiants, chercheurs.
Bibliographie scientifique
1. Kabera J.N., Semana E., Mussa A.R., He X. (2014). Plant secondary metabolites: biosynthesis, classification, function and pharmacological properties. Journal of Pharmacy and Pharmacology, 2(7), 377-392.
Synthèse de référence sur la diversité des métabolites secondaires végétaux — estimation > 200 000 composés naturels identifiés.
2. Weng J.K., Philippe R.N., Noel J.P. (2012). The rise of chemodiversity in plants. Science, 336(6089), 1667-1670. https://doi.org/10.1126/science.1217411 — PMID : 22745420.
Analyse de l'émergence évolutive de la chimiodiversité végétale.
3. Afendi F.M., Okada T., Yamazaki M., et al. (2012). KNApSAcK family databases: integrated metabolite-plant species databases for multifaceted plant research. Plant and Cell Physiology, 53(2), e1. https://doi.org/10.1093/pcp/pcr165 — PMID : 22123792.
Base de données KNApSAcK : 101 500 relations plante-métabolite répertoriées, potentiel estimé > 1 000 000 métabolites.
4. Newman D.J., Cragg G.M. (2020). Natural Products as Sources of New Drugs over the Nearly Four Decades from 01/1981 to 09/2019. Journal of Natural Products, 83(3), 770-803. https://doi.org/10.1021/acs.jnatprod.9b01285 — PMID : 32162523.
Référence mondiale incontournable — démontre la contribution majeure des produits naturels à la découverte médicamenteuse sur 39 ans.
5. Tu Y. (2011). The discovery of artemisinin (qinghaosu) and gifts from Chinese medicine. Nature Medicine, 17(10), 1217-1220. https://doi.org/10.1038/nm.2471 — PMID : 21989013. Article fondateur par la lauréate du Prix Nobel de Médecine 2015.
6. Yap M.K.K., Misuan N. (2019). Exendin-4 from Heloderma suspectum venom: From discovery to its latest application as type II diabetes combatant. Basic & Clinical Pharmacology & Toxicology, 124(5), 513-527. https://doi.org/10.1111/bcpt.13169 — PMID : 30417596.
Retrace la découverte de l'exendine-4 dans la salive du monstre de Gila — à l'origine des analogues du GLP-1.
7. Mörkl S., Butler M.I., Holl A., Cryan J.F., Dinan T.G. (2020). Probiotics and the Microbiota-Gut-Brain Axis: Focus on Psychiatry. Current Nutrition Reports, 9(3), 171-182. https://doi.org/10.1007/s13668-020-00313-5 — PMID : 32406013.
Référence de synthèse sur l'axe microbiote-intestin-cerveau en psychiatrie.
8. Stertman L., Palm A.K.E., Zarnegar B., et al. (2023). The Matrix-M™ adjuvant: A critical component of vaccines for the 21st century. Human Vaccines & Immunotherapeutics, 19(1), 2189885. https://doi.org/10.1080/21645515.2023.2189885 — PMID : 37113023.
Démontre que l'adjuvant Matrix-M™ du vaccin Novavax est issu de saponines de Quillaja saponaria.
Sources institutionnelles complémentaires
EMA/HMPC — Monographies herbales communautaires européennes (> 200 plantes médicinales)
ESCOP — Monographies de l'European Scientific Cooperative on Phytotherapy (3e édition, Thieme, 2016)
Pharmacopée européenne — 11e édition — monographies officielles des drogues végétales
Commission E allemande — Monographies officielles des plantes médicinales (référence depuis 1978)
OMS — WHO Traditional Medicine Strategy 2014-2023 (document officiel)
ANSES — Rapports sur les compléments alimentaires et les plantes médicinales
Pharmacopée française — 11e édition — liste A et B des plantes médicinales (> 560 plantes)

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Le problème
La Phytothérapie n'est pas une pratique non conventionnelle.
C'est la base, la mémoire et l'avenir de toute médecine.
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À l'attention du Ministère de la Santé, de la Conférence des Doyens de Médecine, de la Conférence des Doyens de Pharmacie, du Gouvernement de la République française et de leurs représentants.
I. Un rapport qui nie l'histoire de la médecine
En avril 2026, un rapport officiel du Groupe d'étude du phénomène sectaire (GéPS) a placé la phytothérapie et l'aromathérapie dans la liste des « pratiques de soins non conventionnelles », au même rang que l'homéopathie et l'auriculothérapie. Les diplômes universitaires de phytothérapie et d'aromathérapie seraient, selon ce rapport, un « entrisme » au sein du système éducatif français.
Nous refusons cet amalgame. Non par corporatisme. Mais au nom de la vérité scientifique, de l'histoire de la médecine, et des millions de patients qui bénéficient chaque jour des soins par les plantes.
II. La vie produit des molécules actives depuis 3,5 milliards d'années
Bien avant que l'homme n'invente la chimie, la vie elle-même produisait des substances actives pour survivre, communiquer, se défendre. Depuis 3,5 milliards d'années, âge estimé des premières cyanobactéries, bactéries, champignons, plantes et animaux élaborent ce que les pharmacologues appellent aujourd'hui des métabolites secondaires : des molécules aux fonctions biologiques précises, sélectionnées par l'évolution pour leur efficacité.
Les chiffres donnent le vertige. On estime à plus de 200 000 à 300 000 produits naturels distincts identifiés à ce jour dans la nature¹ ², avec un potentiel estimé de plus d'un million de métabolites secondaires végétaux existants sur Terre³. La réalité est que nous n'avons caractérisé qu'une infime fraction, probablement moins de 5 % de la richesse chimique réelle du vivant.
Les plantes, les bactéries et les champignons sont des laboratoires vivants qui travaillent depuis des milliards d'années, avec une expertise que la chimie de synthèse humaine ne rattrapera jamais. Nier leur intérêt thérapeutique, c'est ignorer le plus grand réservoir de molécules actives disponibles pour la science médicale.
III. Plus de 70 % des médicaments viennent du monde vivant
Ce n'est pas un chiffre militant. C'est un fait pharmacologique massivement documenté. Selon la revue de référence mondiale de Newman & Cragg publiée dans le Journal of Natural Products (2020), couvrant 39 ans de mises sur le marché (1981-2019)⁴ :
≈ 65 % des anticancéreux à petites molécules approuvés sont d'origine naturelle ou inspirés de produits naturels
≈ 75 % des anti-infectieux dérivent directement ou indirectement de substances naturelles
Les auteurs concluent que l'utilisation des produits naturels comme source de nouveaux médicaments reste vivante et incontournable, malgré l'essor de la chimie combinatoire
Quelques exemples emblématiques :
La morphine du pavot (Papaver somniferum) — isolée en 1804
L'aspirine dérivée de l'acide salicylique de la reine des prés (Filipendula ulmaria) ,1897
La metformine — médicament phare du diabète de type 2, inspirée de la galégine du galéga officinal (Galega officinalis)
La digoxine de la digitale (Digitalis purpurea) , traitement cardiaque majeur
Le taxol / paclitaxel de l'if du Pacifique (Taxus brevifolia), anticancéreux de référence
La vincristine et vinblastine de la pervenche de Madagascar (Catharanthus roseus), chimiothérapies qui sauvent des enfants atteints de leucémie
L'oseltamivir (Tamiflu) dérivé de l'acide shikimique de l'anis étoilé (Illicium verum)
L'artémisinine d'Artemisia annua,Prix Nobel de Médecine 2015 attribué à Tu Youyou pour son application antipaludique⁵
Qualifier la phytothérapie de « pratique non conventionnelle », c'est qualifier comme non conventionnel le berceau de la pharmacologie moderne.
IV. Les champignons et les animaux ont redéfini la médecine moderne
Si les plantes ont donné la majorité de nos médicaments, champignons et animaux ne sont pas en reste. La médecine moderne leur doit certaines de ses plus grandes révolutions.
Des champignons qui ont transformé la médecine
La pénicilline, Alexander Fleming, 1928. Isolée du champignon Penicillium notatum. Premier antibiotique. A sauvé des dizaines de millions de vies. Prix Nobel 1945.
La ciclosporine , isolée du champignon Tolypocladium inflatum dans les années 1970. Immunosuppresseur qui a rendu possibles les transplantations d'organes modernes.
Les statines (lovastatine, simvastatine), dérivées de champignons du genre Aspergillus et Penicillium. Médicaments les plus prescrits au monde contre l'hypercholestérolémie.
La griséofulvine, la rapamycine, le tacrolimus, antifongiques et immunosuppresseurs essentiels, tous d'origine fongique.
Des animaux qui ont inspiré des médicaments révolutionnaires
L'exénatide (Byetta®) et les analogues du GLP-1, la classe des Ozempic®, Wegovy®, Trulicity® dérive de l'exendine-4, peptide isolé en 1992 dans la salive du monstre de Gila (Heloderma suspectum), un lézard du désert nord-américain⁶. Cette classe pharmacologique a transformé le traitement du diabète de type 2 et de l'obésité dans le monde entier.
Le captopril , premier inhibiteur de l'enzyme de conversion, issu du venin de la vipère brésilienne Bothrops jararaca. A révolutionné le traitement de l'hypertension artérielle.
Le ziconotide, analgésique puissant dérivé du venin d'un escargot de mer (Conus magus). Utilisé dans les douleurs chroniques réfractaires.
Une évidence scientifique massive :
La nature produit des structures chimiques d'une complexité et d'une efficacité que la chimie de synthèse n'a ni imaginée ni reproduite seule. Les plantes, les champignons, les bactéries et les animaux sont les premiers laboratoires pharmaceutiques de l'histoire du vivant.
V. La pharmacologie du XIXe siècle touche à ses limites
La pharmacologie moderne s'est construite au XIXe siècle sur un modèle hérité des travaux d'Ehrlich (1854-1915) et Fischer (1852-1919) : le principe de la « clé-serrure », une molécule, une cible, un effet. Ce modèle a produit des médicaments puissants. Il a aussi produit l'illusion que la complexité du vivant pouvait se réduire à une équation biochimique simple.
Or la réalité biologique est infiniment plus subtile. Les plantes ne contiennent pas une seule molécule active — elles contiennent un totum, un ensemble de centaines de molécules qui interagissent en synergie pharmacologique. C'est pourquoi, aujourd'hui encore, un extrait standardisé peut avoir une efficacité clinique là où la molécule isolée échoue — ou provoquer moins d'effets indésirables que son équivalent synthétique.
Les découvertes récentes en pharmacologie des réseaux et en polypharmacologie réhabilitent exactement ce que la phytothérapie clinique soutient depuis des siècles : la complexité moléculaire n'est pas un défaut — c'est souvent une vertu thérapeutique.
VI. Les trois nouvelles frontières de la médecine vont toutes vers le vivant
1. Le microbiote, la révolution silencieuse
Nous ne sommes pas seuls dans notre corps. Chaque être humain abrite environ 38 000 milliards de bactéries, soit autant que nos propres cellules. Ce microbiote, principalement intestinal, participe à notre immunité, à notre métabolisme, et même à notre santé mentale.
La littérature scientifique récente établit que le microbiote intestinal est directement impliqué dans la dépression, l'anxiété, les troubles bipolaires et certains aspects de la schizophrénie, via l'axe microbiote-intestin-cerveau⁷. Cette découverte réhabilite l'intuition ancestrale : « le ventre est notre deuxième cerveau ».
Les probiotiques, les prébiotiques, les fibres alimentaires, les polyphénols des plantes — toute la nutrition fonctionnelle et micronutritionnelle — sont devenus des champs de recherche biomédicale de premier plan. Là où la phytothérapie clinique opère depuis toujours.
2. Les virus, des alliés méconnus
Depuis la découverte des phages bactériens par d'Hérelle en 1917, les virus sont passés du statut d'ennemis à celui d'outils thérapeutiques. La phagothérapie revient comme réponse à l'antibiorésistance. Les thérapies géniques utilisent des vecteurs viraux. Les vaccins à ARN messager reposent sur l'ingénierie virale.
3. Les plantes et les symbioses, où tout commence et recommence
La recherche moderne redécouvre ce que les herboristes n'avaient jamais oublié : les plantes ne sont pas des producteurs isolés. Elles sont des écosystèmes miniatures. Leur activité médicinale dépend du sol, des bactéries de la rhizosphère, des champignons mycorhiziens, du climat, de la saison de récolte. Chaque principe actif est le fruit d'une symbiose.
Comprendre la plante, c'est comprendre la symbiose du vivant. Et la symbiose, entre espèces différentes qui se nourrissent mutuellement, est précisément le modèle biologique qui s'oppose à l'idéologie de la prédation. C'est aussi un modèle de société.
Et surtout, détail essentiel, le Matrix-M™, adjuvant du vaccin Novavax® contre la Covid-19 (NVX-CoV2373), est issu de saponines extraites de l'écorce de l'arbre Quillaja saponaria (bois de Panama)⁸. Sans cette plante, ce vaccin n'existerait pas.
VII. La phytothérapie clinique est scientifiquement validée
La phytothérapie clinique moderne n'a rien à voir avec l'amateurisme.
Elle repose sur :
Les monographies officielles de l'Agence européenne des médicaments (EMA/HMPC), qui encadrent l'usage de plus de 200 plantes médicinales avec des critères d'evidence-based medicine stricts
Les monographies ESCOP et Commission E allemande, références européennes reconnues depuis plus de 30 ans
La Pharmacopée européenne, qui définit les critères de qualité, d'identification et de standardisation de chaque drogue végétale
Plus de 500 000 articles scientifiques référencés sur PubMed concernant les plantes médicinales et leurs principes actifs
Des essais cliniques randomisés contrôlés publiés dans les plus grandes revues médicales (Nutrients, Phytotherapy Research, Journal of Ethnopharmacology, The Lancet, BMJ)
La Pharmacognosie est la science concrète de l’évaluation des mécanismes d’actions des substances provenant du vivant qui st enseignée dans les facultées de Pharmacie et de médecine depuis la création des Facultés et depuis l’antiquité (Nommée Matière médicale, pharmacognosie ou maintenant Pharmacologie)
La phytothérapie n'est pas l'homéopathie.
Les mettre dans la même liste révèle une méconnaissance profonde ou une mauvaise foi manifeste. L'amalgame nuit à la santé publique, aux patients, et à l'ensemble des professionnels de santé formés à cette discipline avec rigueur.
La phytothérapie n'est pas la naturopathie.
Les mettre dans la même liste révèle une méconnaissance profonde ou une mauvaise foi manifeste. L'amalgame nuit à la santé publique, aux patients, et à l'ensemble des professionnels de santé formés à cette discipline avec rigueur.
La phytothérapie n'est pas la médecine énergétique, quantique, antivax, médecine douce ou autre médecine sans preuve.
Les mettre dans la même liste révèle une méconnaissance profonde ou une mauvaise foi manifeste. L'amalgame nuit à la santé publique, aux patients, et à l'ensemble des professionnels de santé formés à cette discipline avec rigueur.
Je me répète mais bon j’ai l’impression que ca passera mieux si on repeteX3.
VIII. La France est la patrie des plantes médicinales
Nos médecins, pharmaciens et herboristes ont construit notre société médicale à partir d'elles. Dioscoride (Ier siècle), Galien (IIe siècle), Avicenne (Xe siècle), Hildegarde de Bingen (XIIe siècle), Paracelse (XVIe siècle).
La Pharmacopée française recense plus de 560 plantes médicinales. Les facultés de Paris (1777), Strasbourg, Montpellier, Grenoble enseignent la matière médicale végétale sans interruption depuis leur fondation.
La France a formé des botanistes, des pharmacognistes, des phytochimistes reconnus dans le monde entier. Henri Leclerc a inventé le mot phytothérapie en 1913. Jean Valnet, médecin militaire, a développé l'aromathérapie clinique moderne. L'OMS recommande l'intégration de la médecine par les plantes dans les soins primaires, et plus de 53 pays la reconnaissent officiellement dans leur système de santé national.
Renier cet héritage serait une faute historique, scientifique et stratégique.
IX. La phytothérapie est une réponse à trois crises simultanées
La crise de l'automédication
la France consomme plus de 20 milliards d'euros de médicaments chaque année, avec un gaspillage et une iatrogénie massifs. La phytothérapie clinique, bien enseignée et bien pratiquée, réduit les prescriptions inutiles et les effets indésirables évitables.
La crise de la prévention
notre système soigne les symptômes mais ne prévient plus les maladies chroniques. La phytothérapie, la micronutrition et l'herboristerie s'inscrivent dans une médecine de prévention et de terrain que la médecine strictement allopathique ne couvre plus.
La crise environnementale
recréer une filière française de plantes médicinales et aromatiques, c'est soutenir nos agriculteurs, réduire nos importations, relocaliser la santé, et incarner concrètement le principe One Health, la santé humaine liée à celle des écosystèmes, approuvé conjointement par l'OMS, la FAO, l'OIE et le PNUE.
X. Ce que nous demandons solennellement
Aux autorités politiques, académiques et sanitaires de la République française :
1. Que la phytothérapie clinique soit officiellement distinguée des pratiques sans base scientifique dans tous les rapports, recommandations et communications du Ministère de la Santé.
2. Que les DU de phytothérapie et d'aromathérapie soient maintenus, renforcés et encadrés par des critères scientifiques rigoureux, et non supprimés par amalgame avec des pratiques hétérogènes.
3. Que la formation initiale des pharmaciens, médecins, sages-femmes et infirmiers intègre obligatoirement un module de phytothérapie clinique validée scientifiquement et de micronutrition.
4. Que l'État soutienne activement la filière française de plantes médicinales et aromatiques , nos agriculteurs, cueilleurs, producteurs, comme levier de santé publique, de souveraineté sanitaire et de transition agroécologique.
5. Que soit créée une instance nationale pluridisciplinaire — médecins, pharmaciens, herboristes, chercheurs, agriculteurs , chargée d'évaluer, d'encadrer et de promouvoir la phytothérapie clinique en France selon les standards de l'evidence-based medicine.
6. Que soient massivement soutenues les recherches publiques françaises sur le microbiote, la pharmacologie des réseaux, la phytothérapie clinique et les produits naturels , domaines où la France possède un avantage comparatif historique qu'elle ne peut pas se permettre de perdre.
XI. Parce que les plantes précèdent la médecine
Les plantes n'attendent pas nos rapports pour soigner. Elles soignent depuis que la vie existe.Depuis que les premières cyanobactéries ont produit l'oxygène que nous respirons. Depuis que les premiers champignons ont inventé les antibiotiques bien avant Fleming. Depuis que les bactéries coévoluent avec nous dans un réseau de symbiose que nous commençons à peine à comprendre.
La phytothérapie n'est pas une nostalgie. Elle est une avance de plusieurs milliards d'années que nous avons la chance de pouvoir étudier.
Nous ne défendons pas un lobby. Nous défendons une mémoire vivante. Une discipline sérieuse. Un lien indispensable entre le comptoir du pharmacien, le cabinet du médecin, le jardin de l'agriculteur et le corps du patient.
Arrêtons d'opposer ce qui devrait coexister. La prédation n'est pas le modèle. La symbiose l'est.
« Relier le patient au champ du producteur pour une santé durable. »
Faisons de la France un Jardin Aromatique.
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Initiateur de la pétition
Dr Guillaume Kreutter
Pharmacien et Pharmacologue
Enseignant Faculté de Pharmacie
Président fondateur AFPHC (Association Francophone de Phytothérapie et Herboristerie Clinique)
Pharmacie de Scherwiller Alsace
AFPHC , plus de 250 membres actifs : pharmaciens, médecins, herboristes, naturopathes, agriculteurs, étudiants, chercheurs.
Bibliographie scientifique
1. Kabera J.N., Semana E., Mussa A.R., He X. (2014). Plant secondary metabolites: biosynthesis, classification, function and pharmacological properties. Journal of Pharmacy and Pharmacology, 2(7), 377-392.
Synthèse de référence sur la diversité des métabolites secondaires végétaux — estimation > 200 000 composés naturels identifiés.
2. Weng J.K., Philippe R.N., Noel J.P. (2012). The rise of chemodiversity in plants. Science, 336(6089), 1667-1670. https://doi.org/10.1126/science.1217411 — PMID : 22745420.
Analyse de l'émergence évolutive de la chimiodiversité végétale.
3. Afendi F.M., Okada T., Yamazaki M., et al. (2012). KNApSAcK family databases: integrated metabolite-plant species databases for multifaceted plant research. Plant and Cell Physiology, 53(2), e1. https://doi.org/10.1093/pcp/pcr165 — PMID : 22123792.
Base de données KNApSAcK : 101 500 relations plante-métabolite répertoriées, potentiel estimé > 1 000 000 métabolites.
4. Newman D.J., Cragg G.M. (2020). Natural Products as Sources of New Drugs over the Nearly Four Decades from 01/1981 to 09/2019. Journal of Natural Products, 83(3), 770-803. https://doi.org/10.1021/acs.jnatprod.9b01285 — PMID : 32162523.
Référence mondiale incontournable — démontre la contribution majeure des produits naturels à la découverte médicamenteuse sur 39 ans.
5. Tu Y. (2011). The discovery of artemisinin (qinghaosu) and gifts from Chinese medicine. Nature Medicine, 17(10), 1217-1220. https://doi.org/10.1038/nm.2471 — PMID : 21989013. Article fondateur par la lauréate du Prix Nobel de Médecine 2015.
6. Yap M.K.K., Misuan N. (2019). Exendin-4 from Heloderma suspectum venom: From discovery to its latest application as type II diabetes combatant. Basic & Clinical Pharmacology & Toxicology, 124(5), 513-527. https://doi.org/10.1111/bcpt.13169 — PMID : 30417596.
Retrace la découverte de l'exendine-4 dans la salive du monstre de Gila — à l'origine des analogues du GLP-1.
7. Mörkl S., Butler M.I., Holl A., Cryan J.F., Dinan T.G. (2020). Probiotics and the Microbiota-Gut-Brain Axis: Focus on Psychiatry. Current Nutrition Reports, 9(3), 171-182. https://doi.org/10.1007/s13668-020-00313-5 — PMID : 32406013.
Référence de synthèse sur l'axe microbiote-intestin-cerveau en psychiatrie.
8. Stertman L., Palm A.K.E., Zarnegar B., et al. (2023). The Matrix-M™ adjuvant: A critical component of vaccines for the 21st century. Human Vaccines & Immunotherapeutics, 19(1), 2189885. https://doi.org/10.1080/21645515.2023.2189885 — PMID : 37113023.
Démontre que l'adjuvant Matrix-M™ du vaccin Novavax est issu de saponines de Quillaja saponaria.
Sources institutionnelles complémentaires
EMA/HMPC — Monographies herbales communautaires européennes (> 200 plantes médicinales)
ESCOP — Monographies de l'European Scientific Cooperative on Phytotherapy (3e édition, Thieme, 2016)
Pharmacopée européenne — 11e édition — monographies officielles des drogues végétales
Commission E allemande — Monographies officielles des plantes médicinales (référence depuis 1978)
OMS — WHO Traditional Medicine Strategy 2014-2023 (document officiel)
ANSES — Rapports sur les compléments alimentaires et les plantes médicinales
Pharmacopée française — 11e édition — liste A et B des plantes médicinales (> 560 plantes)

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Pétition lancée le 17 avril 2026