La Flambère : résorption, et non expulsion !
Le problème
Nous sommes les habitants du terrain de la Flambère, situé chemin de la Flambère, à Toulouse, et sommes aujourd’hui l’objet d’une procédure d’expulsion, lancée par la Ville de Toulouse et le propriétaire privé. Nous publions cette tribune aujourd’hui et vous invitons à la signer pour manifester votre soutien et nous aider à obtenir des réponses dignes et respectueuses.
Nous occupons ce terrain depuis 2008, d’abord de manière illicite, puis de manière organisée et licite avec la location par la Ville de Toulouse en 2010, en attendant de trouver des solutions de relogement pour chaque ménage. En près de 15 ans, des associations d’accompagnement social ont permis à certaines familles d’être relogées (une quinzaine de ménages).
Aujourd’hui, en 2025, nous sommes encore 140 personnes à habiter ce terrain, dans des conditions très précaires. Faute d’autres alternatives, il s’agit d’une solution de survie plus qu’un choix délibéré. C’est aujourd’hui notre lieu de vie et domicile principal. Nos enfants sont nés ici, ils ont grandi sur ce terrain. La plupart n’ont d’ailleurs connu que ce lieu de vie, que ce type d’habitat. Nos enfants vont à l’école, à l’école Littré, à l’école château Ancely, au collège Clémence Isaure (41 enfants scolarisés à ce jour). La plupart des adultes travaillent, même si ce sont des petits contrats. Nous sommes insérés sur le territoire. Nous avons pu, au fil des années, participer activement à la vie économique, sociale et culturelle du territoire.
Nous voulons tous nous en sortir et sortir de ce terrain. Nous souhaitons vivre dignement, dans un appartement ou une maison, comme d’autres l’ont fait avant nous. Nous tenons à rappeler que nous ne vivons pas ici par choix ou par mode de vie, mais plutôt parce que nous sommes en attente d’une meilleure solution.
En janvier 2024, nous avons été approchés par l’association Trajectoires, mandatée par les services de la Préfecture de la Haute-Garonne et de la Ville de Toulouse pour réaliser un diagnostic social, permettant d’avoir une photographie actualisée de la situation du terrain, diagnostic qui préconisait un accompagnement social adapté et au cas par cas, afin de trouver des solutions dignes pour tout le monde. Chaque famille du terrain a été interrogée et a répondu présente aux sollicitations. Ce diagnostic devant être, logiquement, la première étape d’un processus de résorption du site, réfléchie conjointement par les services de la Ville et de la Préfecture de la Haute-Garonne.
En août 2024, la Ville de Toulouse est venue nous informer de sa décision de mettre fin au dispositif d’accueil au 31 décembre 2024, en mettant un terme au bail, ce qui rendrait, d’après leur dire, illicite notre occupation du terrain depuis le 1er janvier 2025. Une décision actée par le Conseil municipal du 20 septembre 2024, qui nous a conduits au Tribunal le 25 mars, audience en référé renvoyée au mardi 6 mai. Le juge statuera sur notre avenir et sur celui de nos enfants.
Nous redoutons une expulsion sèche, sans qu’un accompagnement social ne nous soit proposé avec des solutions adaptées pour chaque famille. Nous demandons à ce que des propositions nous soient faites, répondant aux besoins de chaque famille, en prenant en compte le diagnostic social réalisé entre janvier et juillet 2024. Nous demandons à être accompagnés dignement et à être respectés en tant que tels, sans préjugés ni discriminations. Nous réaffirmons vouloir quitter le terrain, mais dans des conditions respectables et uniquement si des propositions adaptées et dignes nous sont faites.
Nous demandons ainsi le respect et l’application de l’instruction gouvernementale du 25 janvier 2018, signée par 8 ministres à l’époque, exprimant clairement un objectif de résorption durable et définitive des bidonvilles en France. Nous savons que dans le cas du terrain de la Flambère, et après près de 15 ans d’une situation stable et stabilisée, un autre avenir est possible et souhaitable. Nous ne voulons pas d’une fin sèche et sans proposition, qui n’entraînerait que la précarisation des situations, des ruptures scolaires des enfants et un retour à l’errance.
Résorption = accompagnement social = solutions dignes et adaptées. Expulsion = tout à reconstruire ailleurs = précarisation.
Le risque pour nous serait de créer un nouveau bidonville, sur un autre site, où tout serait à reconstruire, avec les risques que cela entrainerait. Nous souhaitons et méritons mieux que cela, et ce afin de garantir les droits humains fondamentaux de chacun. Nous souhaitons ainsi qu’un travail collectif et coordonné soit engagé et qu’une stratégie soit définie avec des échéances et des objectifs, associant les partenaires institutionnels et associatifs.
En vous remerciant de votre soutien.
Le collectif des habitants du terrain de la Flambère
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Le problème
Nous sommes les habitants du terrain de la Flambère, situé chemin de la Flambère, à Toulouse, et sommes aujourd’hui l’objet d’une procédure d’expulsion, lancée par la Ville de Toulouse et le propriétaire privé. Nous publions cette tribune aujourd’hui et vous invitons à la signer pour manifester votre soutien et nous aider à obtenir des réponses dignes et respectueuses.
Nous occupons ce terrain depuis 2008, d’abord de manière illicite, puis de manière organisée et licite avec la location par la Ville de Toulouse en 2010, en attendant de trouver des solutions de relogement pour chaque ménage. En près de 15 ans, des associations d’accompagnement social ont permis à certaines familles d’être relogées (une quinzaine de ménages).
Aujourd’hui, en 2025, nous sommes encore 140 personnes à habiter ce terrain, dans des conditions très précaires. Faute d’autres alternatives, il s’agit d’une solution de survie plus qu’un choix délibéré. C’est aujourd’hui notre lieu de vie et domicile principal. Nos enfants sont nés ici, ils ont grandi sur ce terrain. La plupart n’ont d’ailleurs connu que ce lieu de vie, que ce type d’habitat. Nos enfants vont à l’école, à l’école Littré, à l’école château Ancely, au collège Clémence Isaure (41 enfants scolarisés à ce jour). La plupart des adultes travaillent, même si ce sont des petits contrats. Nous sommes insérés sur le territoire. Nous avons pu, au fil des années, participer activement à la vie économique, sociale et culturelle du territoire.
Nous voulons tous nous en sortir et sortir de ce terrain. Nous souhaitons vivre dignement, dans un appartement ou une maison, comme d’autres l’ont fait avant nous. Nous tenons à rappeler que nous ne vivons pas ici par choix ou par mode de vie, mais plutôt parce que nous sommes en attente d’une meilleure solution.
En janvier 2024, nous avons été approchés par l’association Trajectoires, mandatée par les services de la Préfecture de la Haute-Garonne et de la Ville de Toulouse pour réaliser un diagnostic social, permettant d’avoir une photographie actualisée de la situation du terrain, diagnostic qui préconisait un accompagnement social adapté et au cas par cas, afin de trouver des solutions dignes pour tout le monde. Chaque famille du terrain a été interrogée et a répondu présente aux sollicitations. Ce diagnostic devant être, logiquement, la première étape d’un processus de résorption du site, réfléchie conjointement par les services de la Ville et de la Préfecture de la Haute-Garonne.
En août 2024, la Ville de Toulouse est venue nous informer de sa décision de mettre fin au dispositif d’accueil au 31 décembre 2024, en mettant un terme au bail, ce qui rendrait, d’après leur dire, illicite notre occupation du terrain depuis le 1er janvier 2025. Une décision actée par le Conseil municipal du 20 septembre 2024, qui nous a conduits au Tribunal le 25 mars, audience en référé renvoyée au mardi 6 mai. Le juge statuera sur notre avenir et sur celui de nos enfants.
Nous redoutons une expulsion sèche, sans qu’un accompagnement social ne nous soit proposé avec des solutions adaptées pour chaque famille. Nous demandons à ce que des propositions nous soient faites, répondant aux besoins de chaque famille, en prenant en compte le diagnostic social réalisé entre janvier et juillet 2024. Nous demandons à être accompagnés dignement et à être respectés en tant que tels, sans préjugés ni discriminations. Nous réaffirmons vouloir quitter le terrain, mais dans des conditions respectables et uniquement si des propositions adaptées et dignes nous sont faites.
Nous demandons ainsi le respect et l’application de l’instruction gouvernementale du 25 janvier 2018, signée par 8 ministres à l’époque, exprimant clairement un objectif de résorption durable et définitive des bidonvilles en France. Nous savons que dans le cas du terrain de la Flambère, et après près de 15 ans d’une situation stable et stabilisée, un autre avenir est possible et souhaitable. Nous ne voulons pas d’une fin sèche et sans proposition, qui n’entraînerait que la précarisation des situations, des ruptures scolaires des enfants et un retour à l’errance.
Résorption = accompagnement social = solutions dignes et adaptées. Expulsion = tout à reconstruire ailleurs = précarisation.
Le risque pour nous serait de créer un nouveau bidonville, sur un autre site, où tout serait à reconstruire, avec les risques que cela entrainerait. Nous souhaitons et méritons mieux que cela, et ce afin de garantir les droits humains fondamentaux de chacun. Nous souhaitons ainsi qu’un travail collectif et coordonné soit engagé et qu’une stratégie soit définie avec des échéances et des objectifs, associant les partenaires institutionnels et associatifs.
En vous remerciant de votre soutien.
Le collectif des habitants du terrain de la Flambère
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Voix de signataires
Pétition lancée le 14 mars 2025
