

Bonjour,
Mesdames, Messieurs,
Ce spécimen de la famille des Testunidés est présent sur la liste rouge des espèces menacées depuis 2020. Sa population a considérablement baissé depuis les années 1950. Elle est aussi appelée Centrochelys sulcata. Sa population chute car son habitat est fortement détruit par la hausse des activités agricoles, l'utilisation des oeufs et de la viande des tortues à des fins alimentaires, par le commerce des animaux de compagnie et par l'autorisation à des fins médicales. Les conséquences croissantes du dérèglement climatique et la sécheresse des pays subsahariens menacent ces tortues. En 1996, cette tortue était considérée comme vulnérable mais depuis sa situation s'est aggravée car elle est depuis placée en danger d'extinction. Elles sont présentes dans les pays suivants : Burkina Faso, République Centrafricaine, Tchad, Erythrée, Éthiopie, Mali, Mauritanie Niger, Nigéria, Sénégal et Soudan. Sa présence est incertaine dans les pays suivants : Arabie Saoudite, Yémen, Djibouti et en Somalie. A la fin des années 1990, sa population était comprise entre 18 000 et 20 000 individus mais ces chiffres ne sont pas à prendre avec exactitude car au Mali, au Nord du Nigéria et au Sénégal, plus de 400 animaux ont été comptabilisés dans la nature. Malheureusement, des données montrent que ce spécimen a la plus faible densité de population de toutes les tortues terrestres au niveau mondial. Centrochelys sulcata est victime d'une production à grande échelle de ses petits au Togo, aux États-Unis et dans certains états européens. Cette espèce se trouve dans plusieurs zones protégées dont les réserves de Singou, de Pama, Sylvo-pastorale, Partielle de Faune et de Sahel au Burkina Faso ainsi que dans les parcs nationaux de Bénoué et Faro au Cameroun. Elles sont aussi dans la réserve de Koumbala et le parc national de Bamingui Bangoran en République Centrafricaine, la réserve de Teseny en Erythrée, les parcs nationaux de Kafia Sheraro et d'Awash en Éthiopie, la réserve Partielle de la Faune d'Ansongo-Ménaka et le parc national de la Boucle du Baoul au Mali ainsi que le Parc National du Diawling en Mauritanie. Malgré leur présence dans des zones protégées, ces tortues sont en péril pour les raisons évoquées dans cette mise à jour.
Céline Mairet.