

Bonsoir,
Mesdames, Messieurs,
Ce soir, je vais vous parler de deux mammifères en très mauvaise posture. L'un vit au Mexique et l'autre dans certains pays asiatiques. Voilà le détail :
• Lièvre de Tehuantepec : il est aussi appelé Lepus Flavigularis. En 2018, ce mammifère a été placé sur la liste rouge des espèces menacées. Il est en danger d'extinction. Entre 2001 et 2016, sa population a connu une baisse conséquente. Cette chute a commencé en 2006 et elle avoisinait les 80% . Ces lièvres vivent au Mexique du niveau de la mer jusqu'à 500 m d'altitude. Ils sont divisés en quatre populations séparées les unes des autres. Ils seraient 292 individus matures. Ce spécimen se plaît dans les prairies composées d'arbres et d'arbustes. Ils sont aussi vers les côtes constituées de dunes herbeuses. La modification de l'utilisation des terres générée par l'élaboration d'infrastructures a eu pour conséquence d'entraîner une gestion incorrecte et une absence de contrôle des activités fructueuses. Ils sont donc menacés par l'agriculture intensive(élevage et incendie volontaire des pâturages), l'introduction d'herbes exotiques et les constructions de bâtiments dans les savanes. Par endroit, ils sont chassés pour servir de nourriture. Ils sont aussi devenus des animaux de compagnie. Ce lièvre est un animal en voie de disparition d'après la norme officielle mexicaine NOM-059-SEMARNAT-2010(SEMARNAT-2010). Sa sauvegarde devrait se porter sur l'élaboration de méthodes de gestion adéquate pour les communautés de prairies et de savanes cela signifie que les graminées devraient être vérifiées chaque année par le feu. Il faudrait aussi améliorer les façons d'élever le bétail pour empêcher une incidence négative sur les végétaux. Il est aussi nécessaire de réaliser un programme de reproduction des lièvres dans les zones préservées.
• Civette d'Owston ou Chrotogale owstoni: Depuis 2015, ce spécimen de la famille des Viverridès est sur la liste rouge des espèces menacées. Elle est en danger d'extinction car sa population baisse continuellement (50% au cours des trois dernières générations) et les prévisions sont guère réjouissantes pour les trois à venir. Elles s'observent au Laos, Vietnam et de manière incertaine au Cambodge. Sa présence en Chine est peu probable sauf à l'extrémité sud(Hekou, Luchun, Jinping, Guangxi et Yunnan). Aucun individu n'a été repéré à l'ouest du fleuve Mékong. Sa population a toujours été plus petite que les autres civettes d'Asie du sud-est continentale compte tenu de la vétusté de sa zone de répartition. Elles sont dans des habitats divers et variés composés de végétaux à feuilles persistantes. Elles sont menacées par la chasse car ces civettes sont consommées en Chine, Laos et Vietnam au même titre que les chiens. La suppression et la détérioration des habitats constituent d'autres dangers tout comme les constructions de bâtiments, barrages hydroélectriques et routes. Elles sont aussi utilisées pour la médecine traditionnelle asiatique. Ils se servent de l'intégralité de l'animal y compris les os, les glandes odoriférantes et ses parties intimes. Le Livre rouge chinois le place dans la catégorie en danger tandis que le Livre rouge Vietnamien le classe dans la catégorie vulnérable. Elles ne bénéficient pas de la même protection d'une province chinoise à une autre c'est-à-dire qu'elles sont protégées dans la contrée du Yunnan mais pas dans le Guangxi. Au Vietnam, cet animal est présent dans le groupe IlB cela veut dire que son exploitation est réglementée mais pas suspendue. Au Laos, cette civette est inscrite dans le groupe I (catégorie d'interdiction) de la règlementation de la chasse. Le Vietnam a lancé un programme d'élevage mondial mais cette initiative n'est pas viable sur la durée. Au Vietnam, des individus ont été remarqués dans plusieurs zones protégées. Au Laos, des civettes ont également été observés dans des endroits protégés. Par contre, aucun de ces pays n'a interdit la prise de ces animaux pour le commerce à des fins de consommations ou médicinales.
Céline Mairet.