

Bonsoir,
Mesdames, Messieurs,
Elle est aussi appelée Centrochelys Sulcata. Ce spécimen de la famille des testudinides est sur la liste rouge des espèces menacées depuis 2020. Elle est en danger d'extinction. Elles vivent sur le continent africain dans les pays suivants : Mauritanie, Sénégal, Soudan, Ethiopie et Erythrée. Elles sont aussi dans le Sud-Ouest de la Péninsule arabique mais sa population est divisée. Au terme des années 1990, sa population comptait 18 000 à 20 000 individus. Cette espèce a perdu 80% de sa population en 40 ans. La grandeur de sa population est inconnue mais elles seraient réparties au Burkina Faso, dans le nord du Niger et au Sénégal où il resterait 400 individus. Il s'agit de la plus grande tortue située sur le sol africain. Sa masse corporelle peut aller au+delà des 100kg. La longueur de la carapace des femelles est d'environ 57,8 cm tandis que celle des mâles mesure 86 cm. Dans le Sahel, elles sont présentes à proximité des ruisseaux et des cours d'eau intermittents ainsi que dans les aires plates composées d'arbustes semi-caduques et des hautes herbes. La hausse des températures entraîne l'assèchement du Sahel et cela est une mauvaise nouvelle pour elles. Elles sont menacées par la consommation locale et par le commerce international des animaux de compagnie. En raison de la faible densité d'individus, cette tortue est au bord de s'éteindre. La diminution de sa population est surtout dûe aux activités humaines (hausse des parcelles agricoles pour l'élevage des bovins, des zébus, des chèvres et des ânes). Le dérèglement climatique entraîne la destruction de son habitat. Cette tortue est peu consommée mais des personnes la mange car elle est considérée comme délicieuse., cela est négatif pour l'espèce car sa population s'en retrouve affectée. Entre 1990 et 2010, environ 2000 à 2790 individus ont été vendus chaque années. La majorité des tortues a été envoyée aux États-Unis. 9100 spécimens ont été enlevés de leur habitat pour être vendu soit environ 430 individus par an. D'après une dernière évaluation : la division et la destruction de l'habitat représente 60% de la baisse de sa population, le changement climatique représente 25% de la diminution de ces spécimens, la récupération des oeufs et de la chaire représente 10% de la régression de ces tortues et le commerce des animaux de compagnie, pour l'alimentation et les fins médicales représentent 5% de la baisse de sa population. En 1996, cette espèce était considérée comme vulnérable mais le Groupe de spécialistes des tortues terrestres l'a réévalué comme en danger courant 2013. Dans ce lot de mauvaises nouvelles, il y a quelques actions positives pour les sauvegarder comme sa réintroduction dans le nord et l'ouest du Ferlo au Sénégal et la présence de colonies captives dans les pays africains : Bénin, Burkina Faso, Niger, Erythrée, République Centrafricaine, Éthiopie et Mali.
Céline Mairet.