

Bonsoir,
Mesdames, Messieurs,
Deux des trois espèces cités dans cette mise à jour sont en danger d'extinction et l'autre en préoccupation mineure. Les voici :
~ Ameerega rubriventris ou Rana venenosa: ce spécimen vit seulement à Ucayali au Pérou. Il se trouve à 550 m d'altitude. La population de rana venenosa est plutôt importante. Vers Aguaytia, une cinquantaine d'individus ont été enregistrés et six grenouilles ont été collectées sur un transect (terrain long) de 1 km. Par contre, entre août 2007 et décembre 2016, aucun spécimen n'a été repéré proche de son aire de répartition (entre 15 et 20 km). La déforestation et le commerce international d'animaux de compagnie menacent cet amphibien. Actuellement au Pérou, cette grenouille est classée sur l'A'nnexe Il de la CITES qui vise à contrôler le commerce. Il devient nécessaire d'assurer la conservation de son habitat. Ameerega rubriventris est présent sur la liste rouge des espèces menacées dans la catégorie en danger d'extinction.
~ Ameerega picta ou grenouille venimeuse à pattes tachetées : la grenouille venimeuse à pattes tachetées est présente en Bolivie, Pérou, Colombie, Brésil et Venezuela à des altitudes comprises entre 200 et 1200 m. Cet amphibien a une population importante. A certains endroits, leur nombre diminue en raison des activités humaines. Ameerega picta est menacée par le commerce international d'animaux de compagnie. Malgré la présence de ces animaux dans des milieux protégés, l'UICN liste cet amphibien dans la catégorie préoccupation mineure. Elle est particulièrement menacée au Venezuela car sa population est isolée.
~ Ameerega Cainarachi ou grenouille venimeuse de Cainarachi : la grenouille venimeuse de Cainarachi vit à San Martin au Pérou et elle n'est pas localisée ailleurs. Elle se trouve en plaine jusqu'à 600 m d'altitude. Elle porte le nom de l'endroit où elle a été découverte. La population d' Ameerega Cainarachi est entrain de diminuer, les activités humaines nombreuses sont responsables de la baisse des grenouilles venimeuse Cainarachi. Entre 2004 et 2007, seulement cinquante spécimens ont été repérés sur un délai d'environ 300 jours. La production de café, d'huile de palme, de riz, animale ainsi que la récupération du bois menacent ce batracien. Le trafic illégal menace également ce dendrobates. Cet ameerega est en voie d'extinction car il n'est plus présent que sur une superficie de 2592 km carrés. Il n'est plus présent que sur environ cinq lieux. Malheureusement, son habitat est détruit continuellement.
Céline Mairet.