Défendons les valeurs de notre établissement Notre-Dame-de-Sion Évry

Cette pétition avait 250 signataires

Le problème

Lectrice, lecteur,

 

Alors que nous pouvons maintenant vaquer librement à nos occupations, certaines questions se posent à nous, vos enfants ou vos élèves avons décidé d’entrer dans le vif du sujet.

 

Ainsi, les frais de scolarité facturés aux familles correspondent principalement au financement des équipements pédagogiques, des travaux d’entretien et d’adaptation des locaux, de la mise aux normes et de la sécurité des bâtiments. Nous comprenons bien les impératifs économiques des établissements scolaires privés, toutefois n’est-il normal qu’au prétexte de la continuité pédagogique, les établissements tels que le nôtre ne consentent pas à un remboursement même partiel de la période impactée par le confinement des lycéens ? Nous vous laissons juge.

Sauf erreur de vos serviteurs, il apparait également pour la première fois, que les 250 euros versés en acompte cette année, au titre de la réinscription pour l’année 2020-2021, se verront amputés de 30 euros en raison de frais de dossier. Nos parents ne seraient ainsi remboursés que de 220 euros. On pourrait trouver cette somme insignifiante mais elle est significatrice : Etes-vous les dindons de la farce ? Et si oui, à quelle sauce saurez-vous être apprécié ?

 

D’autre part, nous pouvons tous nous remémorer le mouvement de grève historique des professeurs survenu en fin 2018. Et nous pensons que l’information qui précède est intimement liée à celle qui suit.

Ce fut une grève éphémère qui frappa notre établissement. En effet, des professeurs manifestaient contre « le management brutal », l’« absence totale de prise en compte de la souffrance du personnel » et aussi « contre des procédures de licenciement » jugées abusives par une partie importante du corps professoral.

Dès lors, les professeurs de l’établissement pouvaient espérer de cette grève, une nouvelle ère, faite de compréhension et de respect mutuel, une redécouverte de nos valeurs. Malheureusement, il s’est avéré que la Direction a adopté une autre stratégie.

Puisque qu’en effet, au lieu de tisser du lien avec le corps professoral, la Direction s’est refermée sur elle-même, isolant et tenaillant les acteurs de la grève. La conséquence en est le licenciement du directeur économique de l’établissement et la démission, évidemment, non-pas pour raisons personnelles, de notre directeur durant les vacances d’été.

On aurait pu penser qu’avec notre nouvelle direction, les choses se seraient améliorées. Et pourtant...

De nouvelles organisations sont apparues qui ont donné naissance à des bureaux de surveillants dans lesquelles il n’y a pas vraiment de communication entre le responsable de niveau concerné et les surveillants comme cela se faisait auparavant pour un suivi optimal voire personnalisé des élèves.

D’autre part, une partie (pour ne pas dire la quasi-intégralité) des adjoints au responsable de niveau ont été affecté à ces fameux bureaux dans lesquels ils sont censés remplacer une partie des surveillants partant pour des raisons que seul un lecteur aguerri peut comprendre.

Et enfin, les responsables de niveau ne jouissent plus de la liberté relative qu’ils possédaient auparavant puisqu’en effet, on leur demande de fournir un certain nombre d’informations qui peuvent nous interroger à la fois sur la confiance qu’apporte la Direction en ses adjudants, ou alors sur la possible adaptation de notre établissement en entité à but lucratif.

Cela explique ainsi les changements de responsables de niveaux et les renouvellements qui se sont réalisés durant l’année scolaire dernière et qui vont survenir pour l’année scolaire à venir.

 

Nous avons donc l’impression que la Direction s’éloigne avec finesse et peut-être inconsciemment, quoique nous en doutions, des valeurs de Sion. La confiance, le partage, et l’amour de l’autre, qui étaient des valeurs très présentes sont visiblement délaissées même si d’autre part, les élèves sont invitées à participer associativement et écologiquement par la Direction.  Mais cela ne saurait effacer les méfaits commis et la disparition progressive de nos valeurs.

Certains pensent que nous ne savons pas déceler ce qui se passe dans l'établissement et que nous devons rester à l’extérieur des affaires dîtes « internes ». Mais à vous, je répondrais qu’un professeur autant qu’un parent autant qu’un élève qui comprend les enjeux peut se rebeller face à ce qu’il trouve insupportable !

Car seul un élève sourd et aveugle aurait eu une chance de ne pas s’apercevoir du mécontentement des professeurs matérialisé par la grève et la répression menée ensuite par l’ancienne Direction sur les professeurs manifestants. 

 

La situation est toujours grave. Car si le directeur financier et l’ancien directeur de l’établissement ne sont plus là, leurs adjudants sont bien présents et que cela soit du fait du nouveau directeur ou de cette ancienne direction, il y a toujours des comportements envers certains salariés qui sont inacceptables. En bref, nous sommes passés d’un dialogue de sourds à une tirade de la direction qui est finalement sur la même longueur d’onde que l’ancienne.

Voyez les personnes qui ont abandonné leurs doubles postes. Voyez les personnes qui ont disparu mystérieusement pour « maladie ». Pleurons pour eux, mais aussi, révoltons-nous pour eux. Car si une nouvelle Direction administre notre établissement, rien n’a changé mis à part la forme.

 

Que voudrions nous ? Simplement retrouver un établissement comme il l’était ou peut-être, comme il donnait l’impression de l’être, et non pas trouver de nouvelles organisations et un lycée administré telle une entreprise.

Oui, nous ne sommes que lycéens… Mais de notre jeunesse provient une force qu’on ne saurait imaginer. Une innocence qui nous amène à croire, possiblement à tort, en l’égalité, la justice et la liberté d’expression.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

Mais ne pensez pas que les vacances d’été sauront nous faire oublier notre trouble, car si le temps a pour effet d’estomper les rancoeurs, il peut aussi renforcer la ténacité. 

Enfin, une citation s’impose pour conclure cette complainte alarmante.

 

« Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » La Boétie

 

Un collectif d’élèves engagés pour l’avenir de leur établissement

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Le collectif NDSLanceur de pétition

Les décisionnaires

La Direction de Notre-Dame-de-Sion
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