La détention provisoire peut la tuer!

Le problème

La détention provisoire peut la tuer! Nous exigeons que la mesure de sûreté à l’égard de Sacha Skochilenko soit modifiée.

Le 13 avril dernier le tribunal de Saint-Pétersbourg a placé l’artiste et musicienne dans un centre de détention provisoire. Elle risque 10 ans de prison pour avoir remplacé, le 31 mars dernier, les étiquettes de prix dans un supermarché de la chaîne « Perekrestok » par des feuillets d’information sur les actions des militaires russes à Marioupol.

Sacha est accusée d’avoir diffusé des « fake news » sur les forces militaires russes selon le nouvel article 207.3 du Code pénal de la Fédération de Russie qui est entré en vigueur le 4 mars dernier. L’article prévoit jusqu’à 10 ans d’emprisonnement.

Sacha a reconnu avoir diffusé les feuillets, mais elle plaide non-coupable et nie qu’il s’agisse de fausses informations.

Sacha est une artiste talentueuse qui écrit des chansons, crée des bandes dessinées et des dessins animés, organise des concerts et des jam sessions. Elle est l’autrice du célèbre « Livre sur la dépression » qui a aidé de nombreuses personnes et a contribué à déstigmatiser les troubles mentaux. Le livre a eu un grand succès, a été réédité de nombreuses fois et traduit en plusieurs langues. Des clips vidéo et des expositions ont été créés d’après sa bande dessinée. Les psychologues s’en servent pour travailler avec leurs patients. Des milliers et des milliers de personnes ont compris, grâce à Sacha, ce qui leur arrivait et comment vivre avec la dépression. Toutes ces personnes doivent maintenant se réunir pour aider Sacha.

L’incarcération peut tuer Sacha. Elle est atteinte de la maladie cœliaque, une intolérance génétique au gluten, c’est-à-dire aux protéines des banals blé et seigle.

Oui, Sacha ne peut pas manger les produits aussi communs que le pain, les pâtes, les biscuits, les raviolis. Quand on est atteint de la maladie cœliaque, il faut éviter de consommer même les traces de gluten. Alors que cela paraît évident dans le cas du pain, il est impossible de savoir si une boulette de viande, une sauce, une soupe, etc. contiennent du gluten, à moins que la personne ne les prépare elle-même ou que la composition exacte du plat ne soit connue. Il est peu probable que le Centre de détention provisoire n° 5 soit prêt à rendre aussi transparent son protocole de la préparation de la nourriture. L’état de santé de Sacha va se dégrader. Elle ne pourra pas se nourrir uniquement de produits apportés de l’extérieur ; en effet, de nombreux aliments sont interdits et le poids des colis qu’elle peut recevoir est limité.

Non, Sacha ne fera pas immédiatement un malaise, une crise qui pourra être « traitée » après qu’une ambulance l’aura amenée à l’hôpital. C’est bien pire. Progressivement, elle pourra développer une insuffisance polyorganique, des maladies oncologiques et auto-immunes. Ses os viendront peut-être à se casser.

Le gastro-entérologue Alekseï Golovenko a affirmé que les complications et les troubles neurologiques que Sacha sera susceptible de développer au cours de quelques mois de sa détention provisoire « constitueront une pression psychologique terrible ».

On avait également diagnostiqué à Sacha un trouble affectif bipolaire, par conséquent toute perturbation de sa routine journalière habituelle, un manque de sommeil et un fort stress peuvent provoquer une exacerbation sévère de la maladie. Sacha a besoin de prendre ses médicaments de façon régulière, ce qui est quasiment impossible derrière les barreaux. Le régime carcéral et le règlement intérieur du centre de détention représentent un danger de mort pour Sacha, une jeune femme qui ne pèse que 45 kilos.

L’avocat de Sacha, Dmitriï Guérassimov, a fourni au juge les certificats médicaux attestant de ces maladies mais le tribunal n’en a pas tenu compte, tout comme des garanties personnelles offertes par les députés de l’Assemblée Législative de Saint-Pétersbourg Boris Vichnevskiï et Mikhaïl Amossov, l’homme politique Lev Chlossberg et l’élu municipal Sergueï Trochin.

Cher-e-s ami-e-s, le seul moyen de sauver Sacha en ce moment c’est la résonance publique de son affaire. C’est la raison pour laquelle nous avons créé cette pétition et nous exigeons que la mesure de sûreté à l’égard de Sacha soit modifiée et qu’elle quitte le centre de détention provisoire !
Si nous n’agissons pas, elle n’en sortira peut-être jamais.

S’il vous plaît, signez la pétition, aidez-nous à diffuser ces informations et à sauver notre Sacha !

Twitter: https://twitter.com/Freedomforsasha

 

Cette pétition avait 169 958 signataires

Le problème

La détention provisoire peut la tuer! Nous exigeons que la mesure de sûreté à l’égard de Sacha Skochilenko soit modifiée.

Le 13 avril dernier le tribunal de Saint-Pétersbourg a placé l’artiste et musicienne dans un centre de détention provisoire. Elle risque 10 ans de prison pour avoir remplacé, le 31 mars dernier, les étiquettes de prix dans un supermarché de la chaîne « Perekrestok » par des feuillets d’information sur les actions des militaires russes à Marioupol.

Sacha est accusée d’avoir diffusé des « fake news » sur les forces militaires russes selon le nouvel article 207.3 du Code pénal de la Fédération de Russie qui est entré en vigueur le 4 mars dernier. L’article prévoit jusqu’à 10 ans d’emprisonnement.

Sacha a reconnu avoir diffusé les feuillets, mais elle plaide non-coupable et nie qu’il s’agisse de fausses informations.

Sacha est une artiste talentueuse qui écrit des chansons, crée des bandes dessinées et des dessins animés, organise des concerts et des jam sessions. Elle est l’autrice du célèbre « Livre sur la dépression » qui a aidé de nombreuses personnes et a contribué à déstigmatiser les troubles mentaux. Le livre a eu un grand succès, a été réédité de nombreuses fois et traduit en plusieurs langues. Des clips vidéo et des expositions ont été créés d’après sa bande dessinée. Les psychologues s’en servent pour travailler avec leurs patients. Des milliers et des milliers de personnes ont compris, grâce à Sacha, ce qui leur arrivait et comment vivre avec la dépression. Toutes ces personnes doivent maintenant se réunir pour aider Sacha.

L’incarcération peut tuer Sacha. Elle est atteinte de la maladie cœliaque, une intolérance génétique au gluten, c’est-à-dire aux protéines des banals blé et seigle.

Oui, Sacha ne peut pas manger les produits aussi communs que le pain, les pâtes, les biscuits, les raviolis. Quand on est atteint de la maladie cœliaque, il faut éviter de consommer même les traces de gluten. Alors que cela paraît évident dans le cas du pain, il est impossible de savoir si une boulette de viande, une sauce, une soupe, etc. contiennent du gluten, à moins que la personne ne les prépare elle-même ou que la composition exacte du plat ne soit connue. Il est peu probable que le Centre de détention provisoire n° 5 soit prêt à rendre aussi transparent son protocole de la préparation de la nourriture. L’état de santé de Sacha va se dégrader. Elle ne pourra pas se nourrir uniquement de produits apportés de l’extérieur ; en effet, de nombreux aliments sont interdits et le poids des colis qu’elle peut recevoir est limité.

Non, Sacha ne fera pas immédiatement un malaise, une crise qui pourra être « traitée » après qu’une ambulance l’aura amenée à l’hôpital. C’est bien pire. Progressivement, elle pourra développer une insuffisance polyorganique, des maladies oncologiques et auto-immunes. Ses os viendront peut-être à se casser.

Le gastro-entérologue Alekseï Golovenko a affirmé que les complications et les troubles neurologiques que Sacha sera susceptible de développer au cours de quelques mois de sa détention provisoire « constitueront une pression psychologique terrible ».

On avait également diagnostiqué à Sacha un trouble affectif bipolaire, par conséquent toute perturbation de sa routine journalière habituelle, un manque de sommeil et un fort stress peuvent provoquer une exacerbation sévère de la maladie. Sacha a besoin de prendre ses médicaments de façon régulière, ce qui est quasiment impossible derrière les barreaux. Le régime carcéral et le règlement intérieur du centre de détention représentent un danger de mort pour Sacha, une jeune femme qui ne pèse que 45 kilos.

L’avocat de Sacha, Dmitriï Guérassimov, a fourni au juge les certificats médicaux attestant de ces maladies mais le tribunal n’en a pas tenu compte, tout comme des garanties personnelles offertes par les députés de l’Assemblée Législative de Saint-Pétersbourg Boris Vichnevskiï et Mikhaïl Amossov, l’homme politique Lev Chlossberg et l’élu municipal Sergueï Trochin.

Cher-e-s ami-e-s, le seul moyen de sauver Sacha en ce moment c’est la résonance publique de son affaire. C’est la raison pour laquelle nous avons créé cette pétition et nous exigeons que la mesure de sûreté à l’égard de Sacha soit modifiée et qu’elle quitte le centre de détention provisoire !
Si nous n’agissons pas, elle n’en sortira peut-être jamais.

S’il vous plaît, signez la pétition, aidez-nous à diffuser ces informations et à sauver notre Sacha !

Twitter: https://twitter.com/Freedomforsasha

 

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Pétition lancée le 20 avril 2022