Petitioning Tous les citoyens-électeurs français

La candidature de Nicolas SARKOZY est moralement inacceptable : disqualifions la !

2,418
Supporters

La Haute autorité de la primaire ouverte de la droite et du centre vient de rendre publique, le 21 septembre 2016, la liste des candidats autorisés à participer à ce scrutin qui seront au nombre de sept.


Parmi ces candidatures, celle de M. Nicolas SARKOZY qui, bien qu'elle ne soit pas illégale au regard des lois françaises actuelles, m' apparaît moralement inacceptable eu égard à la gravité et à la multiplicité des affaires judiciaires dans lesquelles celui-ci est impliqué.


J'ai espéré, bien candidement, jusqu'au dernier moment, que M. Sarkozy fasse preuve d'un minimum de probité, d'éthique et de sens moral en renonçant à sa candidature mais apparemment ces qualificatifs ne lui sont pas inhérents puisqu'il a récemment déclaré "qu'aucune polémique, aucune manoeuvre, aucune manipulation aussi honteuse soit-elle, ne me détournera d'un centimètre de ma volonté absolue de construire l'alternance en 2017".


Mais il n'existe aucune manoeuvre, aucune manipulation. Il y a uniquement des faits, rien que des faits. Pour rappel, M. Sarkozy est actuellement :


- mis en examen pour financement illégal de campagne électorale lors de la campagne présidentielle de 2012 dans l'affaire Sarkozy/ Bygmalion,


- mis en examen pour corruption, trafic d’influence et recel de violation du secret professionnel dans l’affaire Paul Bismuth,


- soupçonné d'un possible financement par la Libye de Kadhafi de sa campagne présidentielle de 2007. Une instruction dont on ne peut deviner l'issue même si l’authenticité du document officiel libyen attestant d’un accord de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, à hauteur de 50 millions d’euros, n’est pas contestée par la justice française,


- soupçonné d’être intervenu en faveur d’un oligarque kazakh auprès des autorités belges dans l’affaire des ventes d’hélicoptères et des possibles rétrocommissions au Kazakhstan ce qui a valu une mise en examen à plusieurs proches de M. Sarkozy.
Au-delà du cas personnel de M. Sarkozy, plus de trente de ses proches sont actuellement mis en examen, en attente d’être jugés ou ont été condamnés par la justice anti-corruption. Ces faits semblent traduire le caractère corruptible et putrescible d'un système absolument inédit dont M. Sarkozy serait l'emblème principale.


M. Sarkozy a, en outre, été condamné par le Conseil Constitutionnel à rembourser l'avance de l'Etat en raison d'un dépassement de 466.000 € du plafond autorisé lors de la campagne présidentielle de 2012.


Une question, dès lors, se pose : quelle démocratie digne de ce nom peut-elle raisonnablement permettre à un candidat reconnu coupable d'avoir fraudé lors de l'élection précédente et qui s'est vu rejeter ses comptes de campagne pour cette raison, qui en outre, est mis en examen pour financement illégal lors de cette même campagne et qui est par ailleurs, soupçonné d'un possible financement par une dictature étrangère lors de l'élection qui a précédé celle de 2012, de se présenter à nouveau à l'élection pour la présidence de la République ? On est légitimement en droit de penser qu'il fraudera, volera et trichera derechef.


Alors qu' Angleterre, où un député qui a triché uniquement sur ses notes de frais a écopé de trois mois de prison ferme , qu'aux États-Unis, où un ancien gouverneur de l’Illinois a pris 14 ans de prison ferme pour une simple affaire de corruption, qu' en Israël, où un ancien premier ministre purge actuellement une peine de 19 mois de prison ferme pour un dossier de pots-de-vin, en France nous serions prêts à élire un candidat à la présidence de la République qui a fraudé les comptes de sa campagne précédente, qui est mis deux fois en examen et est cité dans de multiples affaires de corruption ? C'est totalement irresponsable, déraisonnable et extravagant ! Dans tout autre pays que la France (sauf, peut-être, dans une obscure république bananière) le retrait immédiat de la candidature de M. Sarkozy serait jugé indispensable et inévitable !


Certes, M. Sarkozy a droit, comme tout justiciable, à la présomption d'innocence mais face aux preuves qui s'accumulent dans certains dossiers, il est également possible de parler de présomption de culpabilité. Et puis, ainsi que le note l'ancien magistrat, Philippe Bilger, "il faut dorénavant cesser dans ce camp -celui de N. Sarkozy- de brandir la présomption d'innocence comme un bouclier à l'évidence de plus en plus vermoulu. En effet, qu'on s'arrête à ce constat indiscutable : Nicolas Sarkozy, son entourage, ses soutiens ont été ou sont tous impliqués dans des procédures et à chaque fois le principe de la présomption d'innocence est venu, comme une unique argumentation de sauvegarde, au secours de comportements soupçonnés avec plausibilité d'être transgressifs. Quand un clan est ainsi contraint, à tout bout de champ, d'user de cette défense de perroquet, cela devient un réflexe, une fuite, un aveu, plus du tout une démonstration".


Par ailleurs, dans le dossier du dépassement du compte de la campagne 2012 , la présomption d'innocence n'est pas admissible puisque les faits sont avérés. Transgresser les règles d'une élection, c'est nier l'égalité des chances entre les candidats. C'est une fraude et, selon M. Sarkozy, frauder c'est voler. De même, l'ancien chef de l'état s'est bien rendu coupable d'usurpation d'identité en utilisant le nom de Paul Bismuth pour contracter une ligne téléphonique afin de communiquer avec son avocat. Cette infraction est passible de 15.000 € d'amende et d'un an d'emprisonnement.


A eux seuls, ces deux faits rédhibitoires disqualifient d'emblée, à mon sens, la candidature de M. Sarkozy.


Le peuple de France peut-il décemment élire, au poste suprême, un candidat pourvu d'un tel pedigree judiciaire ? Alors, ce peuple ne serait pas victime, mais complice !


François Fillon a raison lorsqu'il énonce "Ceux qui ne respectent pas les lois de la République ne devraient pas pouvoir se présenter devant les électeurs" et quand il ajoute "Il ne sert à rien de parler d'autorité quand on n'est pas soi-même irréprochable", tout comme Francois Bayrou lorsqu'il déclare que : "Quelqu'un qui n'a pas respecté les règles de la présidentielle doit en être écarté". J'ajouterai que ce n'est pas seulement l'élection qui confère la légitimité démocratique mais surtout la rigueur et la rectitude à agir dans le respect des lois de la République et en conformité avec les textes qui garantissent l'intérêt général et le bien-être de populations.


En maintenant sa candidature envers et contre tout, M. Sarkozy représente une menace pour la nature de notre régime politique, la solidité de nos institutions, la stabilité et la sécurité du pays et participe au délitement moral de la société car, en effet, pourquoi le peuple, respecterait-il les lois de la République si les politiques, au plus haut niveau de l'état, ne le font pas ? M. Sarkozy peut-il prétendre être, à nouveau, le garant des institutions des lois de la République en étant lui-même accusé de ne pas les respecter ? M. Sarkozy est un candidat toxique qui risque d'empoisonner la République toute entière.


A nom du respect de l'éthique et de la morale républicaines, nous ne devons pas nous soumettre ou nous contraindre à voter pour des candidats suspects, équivoques ou interlopes. Elisons des candidats dont l'exemplarité, l'éthique, l'honnêteté, l'honorabilité, l'intégrité, la morale et la déontologie sont incontestables : loin, très loin du profil de Monsieur Sarkozy !...


Pétitionnons en vue de disqualifier, dans l'opinion publique, la candidature de Nicolas Sarkozy !

 

This petition will be delivered to:
  • Tous les citoyens-électeurs français


    A. DELHERY started this petition with a single signature, and now has 2,418 supporters. Start a petition today to change something you care about.




    Today: A. is counting on you

    A. DELHERY needs your help with “La candidature de Nicolas SARKOZY est moralement inacceptable : disqualifions la !”. Join A. and 2,417 supporters today.