Cessez de harceler Kamel Daoudi

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Kamel est marié avec une Française et a 4 enfants nés en France. Il est assigné à résidence depuis 2008, avec interdiction de quitter sa commune, une ville de 7000 habitants. Il lui est interdit de sortir de l’hôtel où il est hébergé contre son gré entre 21 heures et 7 heures du matin. Il est obligé de « pointer » à la gendarmerie, 3 fois par jour tous les jours y compris dimanches et jours fériés.

Il y a 17 ans, il s'est retrouvé pris malgré lui dans l'affaire dite du « projet d’attentat contre l ‘Ambassade des États-Unis à Paris » ou « Affaire Beghal ». Bien qu'il ait nié tout projet d'attentat et malgré une insuffisance de preuves, il a été condamné à 6 ans de prison ferme, une interdiction définitive du territoire français (IDTF) et on lui a retiré la nationalité française acquise par naturalisation.

A sa sortie de prison, en 2008, il a été placé en centre de rétention administrative pour être expulsé vers son pays de naissance, l’Algérie. Le 23 avril 2008, la CEDH a demandé à la France de surseoir à sa décision de l’expulser. Depuis, il est assigné à résidence en attendant de trouver un pays d’accueil. Il a démarché plusieurs dizaines de pays, sans aucun résultat. En janvier 2009, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a rendu sa décision définitive en interdisant à la France de l’expulser. Depuis, il est ballotté entre plusieurs villages ou petites villes de province au gré des décisions du ministère de l’Intérieur. Depuis près de 2 ans, il a été séparé de sa femme et de ses enfants âgés de 3, 5, 8 et 15 ans.

Kamel a été jugé, a exécuté sa peine. Il devrait donc être libre. Il ne représente aucune menace. S’il y avait le moindre soupçon contre lui, il serait incarcéré ou mis en examen. La législation antiterroriste est telle que n’importe quel procureur pourrait le faire sans la moindre hésitation.

Son assignation à résidence est une brimade, pour le pousser à partir. Pour cela, le Ministère met en œuvre un système de surveillance et de punition démesuré.

Le supplice de la goutte à raison de 3 ou 4 pointages quotidiens (12 000 pointages, au compteur) et un couvre-feu nocturne de 21 heures à 7 heures du matin
Une relégation sociale et professionnelle (Impossibilité de travailler et gagner sa vie)
Une destruction familiale (éloignement de sa famille)
Une surveillance quasi permanente (physique [pointages, rondes diurnes et nocturnes], et numérique [géolocalisation, surveillance électronique])
Les rappels à la loi pour un retard de 30 minutes lors d'une promenade à vélo avec ses enfants qu'il ne voit que quelques semaines par an lors des vacances scolaires.
Tout cela pour contourner les principes de la Convention Européenne des Droits de l’Homme. Tout cela pour ne pas respecter le droit.

Ces 10 années d’assignation à résidence ont le mérite d’avoir démontré que hormis une dizaine de retard à des pointages, le Ministère de l’Intérieur n’a rien à lui reprocher.

Rendez-lui sa liberté!