L'enfer français: 13 millions de personnes concernées

Signataires récents:
Eva VILLETARD et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Chaque année, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles. C'est un enfant français.e sur 5 qui en subit avant l'âge de 18 ans (14,2% de femmes et 6,9% d’hommes). Les violences sexuelles font partie, avec la torture, des traumatismes psychiques les plus sévères. Il est temps que cet enfer que 13 millions de français.e.s subissent cesse, et que des soins adaptés soient prodigués aux victimes. 

Les violences sexuelles dans l’enfance sont le premier facteur de risque de mort précoce. Il n'y a donc pas réellement 13 millions de français.e.s qui vivent cet enfer aujourd'hui. Certains se sont suicidés, d'autres ont eu des accidents (probablement suite à des conduites à risques), d'autres encore sont morts de causes médicales (troubles cardio-vasculaires, gynécologiques, neurologiques...). La perte de chance (en terme de santé, de carrière, de justice) est colossale. Les femmes victimes de violences sexuelles dans l’enfance présentent un risque élevé d’en subir à nouveau (19 fois plus que les autres femmes). Les hommes présentent un risque élevé d’en commettre à leur tour (14 fois plus que les autres hommes). Les conséquences pour les personnes sont désastreuses, et seulement 1% des violeurs sont condamnés en justice.

Presque 100% des enfants ayant subi des violences sexuelles développent des troubles psychotraumatiques à court, moyen et long terme.  Il existe d’autres traumatismes dans la société (soldats, victimes d'attentats…). Mais dans ces cas-là, « seulement » 24% des personnes développent des troubles psychotraumatiques. Les troubles psychotraumatiques liés aux violences sexuelles ne sont ni détectés, ni soignés, ni reconnus comme preuve médico-légale. Aujourd’hui, en France, pays des droits de l’Homme, les enfants ayant subi des violences sexuelles ont juste le droit de souffrir toute leur vie dans l’indifférence la plus totale du corps médical et de la justice.

Il est temps de faire respecter le droit FONDAMENTAL des personnes à la sécurité et aux soins.

Nous demandons expressément et sans conditions:

La formation de TOUS les professionnels de santé en psychotraumatologie et victimologie, de même qu’à l’accueil et à la prise en charge des victimes et de leur entourage. Il n’est pas acceptable aujourd’hui que des enfants souffrant de troubles psychotraumatiques soient renvoyés chez eux par le corps médical sans diagnostic, sans soins, sans écoute du langage non verbal. C’est 160 000 enfants CHAQUE année qui sont victimes de violences sexuelles.

La prise en charge à 100% des soins médicaux reconnus par la communauté scientifique internationale comme nécessaires pour soigner ces troubles psychotraumatiques. Nous demandons cette prise en charge pour les enfants ET les adultes, ainsi que l’accès des personnes à l’ALD. Aujourd’hui, c’est aux victimes adultes de payer intégralement la prise en charge médico-légale de leur.s viol.s subis dans l’enfance.

— De respecter la convention d’Istanbul qui a été ratifiée par la France et qui prévoit la création de 330 centres de prise en charge pluridisciplinaire des violences sexuelles.

— De mener à bien des campagnes d’information sur les conséquences des violences sexuelles, ainsi que des campagnes de prévention et de sensibilisation, à destination des enfants et des adultes.

De mettre en sécurité les enfants victimes de violence sexuelle et de bannir le principe d'aliénation parentale des décisions judiciaires

Il est temps que les citoyens français fassent pression sur l’Etat de non droit qui soumet 20% de ses citoyens à une vie de souffrances, dans l’impunité et l’indifférence la plus totale.

Cette pétition se concentre sur les actions médico légales mais il va de soi que l’impunité des agresseurs doit cesser, de même que ces actes barbares.

Sources: https://www.memoiretraumatique.org/assets/files/v1/Articles-Dr-MSalmona/2022Prise-en-charge-consequences-violences-sexuelles-urgence.pdf

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CHLOÉ GROSSELanceur de pétition

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Chaque année, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles. C'est un enfant français.e sur 5 qui en subit avant l'âge de 18 ans (14,2% de femmes et 6,9% d’hommes). Les violences sexuelles font partie, avec la torture, des traumatismes psychiques les plus sévères. Il est temps que cet enfer que 13 millions de français.e.s subissent cesse, et que des soins adaptés soient prodigués aux victimes. 

Les violences sexuelles dans l’enfance sont le premier facteur de risque de mort précoce. Il n'y a donc pas réellement 13 millions de français.e.s qui vivent cet enfer aujourd'hui. Certains se sont suicidés, d'autres ont eu des accidents (probablement suite à des conduites à risques), d'autres encore sont morts de causes médicales (troubles cardio-vasculaires, gynécologiques, neurologiques...). La perte de chance (en terme de santé, de carrière, de justice) est colossale. Les femmes victimes de violences sexuelles dans l’enfance présentent un risque élevé d’en subir à nouveau (19 fois plus que les autres femmes). Les hommes présentent un risque élevé d’en commettre à leur tour (14 fois plus que les autres hommes). Les conséquences pour les personnes sont désastreuses, et seulement 1% des violeurs sont condamnés en justice.

Presque 100% des enfants ayant subi des violences sexuelles développent des troubles psychotraumatiques à court, moyen et long terme.  Il existe d’autres traumatismes dans la société (soldats, victimes d'attentats…). Mais dans ces cas-là, « seulement » 24% des personnes développent des troubles psychotraumatiques. Les troubles psychotraumatiques liés aux violences sexuelles ne sont ni détectés, ni soignés, ni reconnus comme preuve médico-légale. Aujourd’hui, en France, pays des droits de l’Homme, les enfants ayant subi des violences sexuelles ont juste le droit de souffrir toute leur vie dans l’indifférence la plus totale du corps médical et de la justice.

Il est temps de faire respecter le droit FONDAMENTAL des personnes à la sécurité et aux soins.

Nous demandons expressément et sans conditions:

La formation de TOUS les professionnels de santé en psychotraumatologie et victimologie, de même qu’à l’accueil et à la prise en charge des victimes et de leur entourage. Il n’est pas acceptable aujourd’hui que des enfants souffrant de troubles psychotraumatiques soient renvoyés chez eux par le corps médical sans diagnostic, sans soins, sans écoute du langage non verbal. C’est 160 000 enfants CHAQUE année qui sont victimes de violences sexuelles.

La prise en charge à 100% des soins médicaux reconnus par la communauté scientifique internationale comme nécessaires pour soigner ces troubles psychotraumatiques. Nous demandons cette prise en charge pour les enfants ET les adultes, ainsi que l’accès des personnes à l’ALD. Aujourd’hui, c’est aux victimes adultes de payer intégralement la prise en charge médico-légale de leur.s viol.s subis dans l’enfance.

— De respecter la convention d’Istanbul qui a été ratifiée par la France et qui prévoit la création de 330 centres de prise en charge pluridisciplinaire des violences sexuelles.

— De mener à bien des campagnes d’information sur les conséquences des violences sexuelles, ainsi que des campagnes de prévention et de sensibilisation, à destination des enfants et des adultes.

De mettre en sécurité les enfants victimes de violence sexuelle et de bannir le principe d'aliénation parentale des décisions judiciaires

Il est temps que les citoyens français fassent pression sur l’Etat de non droit qui soumet 20% de ses citoyens à une vie de souffrances, dans l’impunité et l’indifférence la plus totale.

Cette pétition se concentre sur les actions médico légales mais il va de soi que l’impunité des agresseurs doit cesser, de même que ces actes barbares.

Sources: https://www.memoiretraumatique.org/assets/files/v1/Articles-Dr-MSalmona/2022Prise-en-charge-consequences-violences-sexuelles-urgence.pdf

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Pétition lancée le 24 janvier 2023