Pétition fermée

Série S/ES : Bac de Français 2019. Sujet trop difficile, demande d'être plus clément !

Cette pétition avait 54 204 signataires


Cher lecteur, chère lectrice,

Ce lundi 17 juin 2019 a eu lieu l'épreuve anticipée du baccalauréat pour les élèves de Première générale et technologique ayant pour épreuve le Français.


Mais, Pourquoi cette pétition a-t-elle été créée ?


Chaque élève de première a dû, comme chaque année, travailler dur pour l'examen du baccalauréat de Français qui a lieu à la fin de l'année scolaire. Pour cela, chacun des élèves passent des centaines d'heures de cours avec les professeurs de français pour le préparer dans les meilleures conditions suivi de plusieurs centaines d'heures de révisions pour réussir au mieux ce dur examen.


Le jour de l'épreuve, les centaines d'heures de travail de plus de 700 000 élèves devront y être retranscrits et appliqués. Tout ceci sur quatre objets d'études voire six pour la filière L. Chaque objet d'étude a ses difficultés et ses notions à apprendre.


Au moment de la découverte des sujets, de la satisfaction pour la filière L qui tombe sur trois auteurs connus (Hugo, Beaumarchais, Molière) s'accompagnant de trois pièces de théâtre plutôt connues et souvent étudiées (Ruy Blas, Le Barbier de Séville, Le Bourgeois Gentilhomme). Pour la filière technologique, un soulagement de tomber sur le roman avec deux auteurs très connus (Emile Zola et Gustave Flaubert) et un troisième assez connu (Aragon) s'accompagnant d'œuvres plus ou moins connues. Enfin, la série S/ES, et là c'est le pourquoi de cette pétition.


La série S/ES est tombée sur l'objet d'étude portant sur la poésie. Rappelons que la majorité des professeurs invite leurs élèves à prendre le commentaire, en général plus accessible que la dissertation en poésie et le sujet d'invention. 
Le corpus est composé de 4 poèmes publiés respectivement en 1820, 1901, 1991 et 2001 et successivement d'Alphonse de Lamartine (souvent étudié en classe), Anna de Noailles, Andrée Chédid (une femme) et Yves Bonnefoy.


Le sujet tournait autour de la nature et le commentaire était sur le poème d'Andrée Chédid. Souvent en poésie, les auteurs sont presque inconnus des élèves (au contraire des autres objets d'études où il y a plus de chances de tomber sur des auteurs connus) donc Andrée Chédid suivait la continuité.


Or, les élèves ayant choisis les filières S et ES ne sont pas pour la plupart à l'aise avec la matière du Français. La difficulté de l'épreuve était extrêmement élevée par rapport à leur capacité à raisonner et à connaitre des notions sur la poésie.


Le poème était en vers libres, d'une auteure contemporaine et qui ne s'accompagnait pas d'un mouvement littéraire en particulier parmi ceux étudiés au fur et à mesure de l'année. Les cours de français travaillent sur des poètes anciens et leur mouvement littéraire qui sont connus de tous (La Pléiade, le Parnasse, le Romantisme...). Tout au long de l'année, les élèves de première s'attaquent à l'immense tâche d'apprendre ces mouvements littéraires qui ne sont pas faciles à comprendre. Et oui, c'est dur le français et les élèves le travaillent beaucoup.


Mais ce lundi 17 juin 2019, ce travail fut détruit, inutile et bafoué. Des centaines d'heures de travail pour tomber sur l'inconnu. Non les élèves ne sont pas entrainés sur l'inconnu. Oui c'est difficile pour les professeurs de français de faire leur travail, de ne pas être absents, de réussir à finir le programme, de parler de toutes les notions, de travailler les lectures analytiques pour les oraux de français qui se dérouleront entre le 25 juin et le 3 juillet. Les professeurs veulent que leurs élèves réussissent. Mais non, ce jour-là, leur investissement au service des élèves fut réduit à néant, car pour la grande majorité des candidats cela fut l'inconnu qui était devant leurs yeux.


On ne peut pas rester les bras croisés devant cette humiliation que subissent les élèves des premières S et ES. Ils ont dû réviser 4 objets d'études (rappelons : le roman, la poésie, l'argumentation et le théâtre), les comprendre, s'entrainer pour finalement tomber sur un sujet, un type, un genre qui n'a pas été étudié. Et de cela en ressort du regret. Que faire ? Des citations à apprendre, des mouvements littéraires à connaître par cœur, des figures de style à travailler, des cours à approfondir. Que faire ?


Les professeurs sont là pour transmettre leurs connaissances et aider les élèves à réussir leur vie. Ici, la paranoïa pourrait gagner certains élèves ; L'école est-elle vraiment là pour m'aider pour ma vie d'adulte ?


C'est pour cela que nous en appelons à assouplir les critères de notation donnés par l'Education Nationale sur la session 2019 du baccalauréat de Français pour la série S/ES pour que cette année corresponde à ce qu'un baccalauréat de Français devrait être.


Merci de soutenir ceux qui veulent être comme chaque élève passant son BAC : égaux.



Jean compte sur vous aujourd'hui

Jean VALJEAN a besoin de votre aide pour sa pétition “L'Education Nationale: Série S/ES : Bac de Français 2019. Sujet trop difficile, demande d'être indulgent !”. Rejoignez Jean et 54 203 signataires.