
Sur le front de la pétition : Beuil peut-il se rêver sans neige artificielle.
Pétition qui obtient à ce jour 695 signatures, accessible ici : https://chng.it/6p9fk4m8
Ces 15 derniers jours, nous sommes passés de l’espoir aux doutes.
L’espoir car nous avons pu rencontrer une partie des élus de Beuil, Alexandre Geoffroy, Nicolas Donadey et Noel Magalon, le 3 août, pour parler du projet d’extension des pistes de ski de fond à base de neige artificielle. Une réunion apaisée qui nous semblait nous avoir permis d’éclaircir la situation
.
Le doute, car l’analyse des différents échanges oraux et écrits faits depuis, laissent transparaître de nombreuses contradictions qui laissent à penser que soit le projet est mal maîtrisé par cette équipe, soit qu'ils ne nous disent pas la vérité.
A noter, un point important à nos yeux, Mr le Maire Roland Giraud, n’a participé à aucune des discussions et ne semble montrer aucun intérêt sur le sujet.
Plusieurs points fondamentaux (voir le détail ci-dessous) posent question, L’élaboration du tracé de l’extension, le rôle de la parcelle F35, le nombre de canons à neige, l’utilisation de l’eau, les engagements de l’équipe municipale sur la visite du tracé, sur l’organisation d’une réunion participative mi-septembre, et sur la fourniture des contacts techniques, le respect de la procédure d’appel d’offre, les délais de réalisation, la qualité de l’étude économique de référence, la mise à disposition des comptes rendus de conseils municipaux.
Notre analyse s’appuie sur la réunion du 3 août, sur les échanges de courriels faits depuis, pour lesquels Mr Ginesy, président du syndicat mixte, est en copie, et sur un appel d’offre concernant des travaux sur le réseau de neige lancée le 2 août, la veille de notre réunion. Nous mettrons à disposition, à ceux qui le souhaite, l'ensemble de ces documents.
Nous cherchons à comprendre ce projet dans le détail dont le montant global d’investissement d’argent public doit se situer entre 200 000 et 300 000 euros et nous avons les pires difficultés pour obtenir des informations claires, pourtant Nicolas Donadey dans un courriel du 8 Juillet nous indiquait « Merci pour le lien mais voilà bientôt deux ans que nous travaillons sur ce projet pour optimiser le tracé. ».
En conséquence, nous demandons au syndicat mixte de Valberg, d'échanger avec un interlocuteur fiable capable de nous donner des informations claires et de tenir ses engagements.
Détails des questions et contradictions :
1. Pendant la réunion du 3 août, l’équipe Municipale, en avant-propos, revient sur la parcelle F35, parcelle indispensable au projet, qui a fait l’objet de discussions avec une famille de Beuil. Cette parcelle communale leur avait été attribuée par erreur. L’équipe municipale a cherché par la négociation à la récupérer, tout d’abord en proposant de l’acheter, puis de verser une somme pour préjudices et enfin, n’ayant pas de réponse, ont lancé une procédure. Procédure qui n’a pas fait l’objet d’un jugement au tribunal puisque la famille en question a reconnu l’erreur.
Puis dans un courriel du 10 août, Nicolas Donadey nous indique ceci « Nous rappelons également que la récupération de la parcelle F35 était une promesse de campagne et la régularisation de cette propriété est indépendante du projet Nordique. »
Pourtant dans leur lettre envoyée à tous les habitants au mois de Février, ils indiquaient ceci « Prévue en 2021, la réalisation de cette piste (de ski de fond) a été retardée suite à un problème administratif. La parcelle communale F35 impactée par la réalisation de ce nouvel accès a été titrée à tort à un particulier »
2. Pendant la réunion du 3, l’équipe municipale nous rappelle que les conseils municipaux sont publics et que les comptes rendus sont disponibles en mairie et devraient l'être sur le site internet de la mairie de Beuil dans un onglet ad hoc. Or sur le site, sous l'onglet en question, aucun compte-rendu de conseil n’est renseigné, ce qui pose problème pour un village dont la moitié des votants n’habitent pas sur place. (530 votants au total)
3. L'équipe Municipale nous indique que le tracé du ski de fond envisagé n'est pas le reflet du tracé réalisé sur le terrain. Il est beaucoup plus réduit que prévu et n'entame que très peu la forêt. Le tracé sur le terrain, fait au mois de Mai, correspondait à des extensions potentielles qui ont été abandonnées. Le terrassement et débroussaillage ne concernent, au final, que 3000 m2. L'équipe Municipale nous précise que suite à la publication du tracé fait par l'association s'appuyant sur le piquetage sur place, les propriétaires, qui ont donné leur accord, ont été surpris. La question que l’on se pose c’est pourquoi avoir prévu des extensions sans avoir préalablement demandé aux propriétaires ?
4. Pendant la réunion du 3, L'équipe Municipale nous précise qu'une fois le tracé définitif établi avec le géomètre, la Mairie donne son accord pour le transmettre à l'association, qui organisera, avec un élu et des naturalistes, une visite sur site, pour étudier les populations floristiques et faunistiques présentes, et éventuellement apporter conseil pour une végétalisation à mettre en place pour compenser les pertes. Depuis, Nicolas Donadey dans un message nous invite à trouver une date pour ce faire à partir de 18H. Nous lui proposons entre le 15 et le 19, en fonction des disponibilités de chacun, il nous répond qu’il est d’accord mais au 14 août nous n’avons toujours pas de dates fixée ni le tracé promis.
5. Pendant la réunion du 3, l’équipe Municipale nous indique que c'est à partir du tracé définitif (validé le 4 août) et de son cubage que les appels d'offres seront lancés. Il faut compter un mois après le lancement de l'appel d'offres pour le choix du prestataire. Puis quelques jours au mieux pour le commencement des travaux. L’équipe Municipale nous fait part des problèmes de délais causés par le prestataire (Cosi) qui se partage entre Valberg et Beuil. En particulier sur les travaux qui devaient être menés à Beuil en Mai et qui ont été reportés du fait de travaux conséquents à Valberg. Travaux qui ne sont pas terminés à Valberg et qui devraient reprendre en Septembre ce qui pourrait avoir des incidences sur la date de début des travaux concernant le ski de fond. A ce stade, ce qui nous trouble c’est qu’à priori, alors que l’appel d’offre pour le terrassement n’est pas encore lancé, le choix du prestataire est déjà fait et, c’est même lui qui semble donner le tempo des travaux.
6. Pendant la réunion du 3 août, l'équipe Municipale nous indique que 2 canons à neige supplémentaires sont prévus au projet et que le marché concernant les canons est acté. Dans son courriel du 10 août, Nicolas Donadey, nous indique qu’aucun canon ne sera acheté. Par contre dans le marché lancé le 2 Août, la veille de notre réunion, il est indiqué, pour ce projet, l’acquisition d’un enneigeur (canon à neige) avec surpresseur. On ne sait plus quoi penser.
7. Pendant la réunion du 3 août, l’équipe municipale nous indique concernant l'eau qui alimentera ces canons, qu’il s'agit de la surverse de deux sources gérées par l'exploitant Veolia, pour ne pas assécher la commune. L'alimentation en eau des canons sera systématiquement coupée lorsqu'il n'y aura pas de surverse. L'équipe municipale s'engage sur ce mode de récolte de l'eau pour alimenter les canons. Dans l’appel d'offres lancé le 2 août, il est indiqué ceci « L’automatisme devra intégrer la gestion de la ressource en eau. Le prestataire Véolia met à disposition via un coffret électrique un contact sec d’une autorisation de pompage sur la ressource en eau disponible. » On émet un doute légitime sur le fait qu’il s’agisse bien de surverse et ce point-là mérite vraiment d’être précisé.
8. Pendant la réunion du 3 août, l’équipe municipale, nous indique l’incertitude sur la date de commencement des travaux de terrassement, pourtant dans l’appel d’offre lancé le 2 août, concernant les raccordements électriques, eau, regards, canons,.. qui doit commencer après que le terrassement ait été fait, il est indiqué que « Les travaux devront être réceptionnés avant le 1er décembre 2022. ». Si cette date est déjà fixée dans un marché, celle des travaux préalables, par conséquent doit l’être aussi.
9. Pendant la réunion du 3 août, l'équipe municipale précise que ce projet s'appuie sur une étude menée par Nordique France, entre 2019 et 2021 sur 6 sites, qui a permis d'évaluer que les retombées économiques étaient de 15 euros de retombées indirectes pour un euro de redevance (forfait). A noter que cette étude a été réalisée pendant la période Covid qui a entraîné la fermeture du ski alpin en 2020.
10. Pendant la réunion du 3 août et dans un courriel de Nicolas Donadey du 4 août, l’équipe municipale nous propose « Voulez-vous organiser une réunion en petit comité regroupant des membres ayant signé la pétition, des conseillers municipaux et éventuellement des personnes défendant le projet nordique avant cette date? (25 septembre, date à laquelle ils ont prévu une réunion d'information) » mais dans un courriel du 10 août, Nicolas Donadey nous écrit « L'association propose une réunion sur les travaux à la mi-septembre avec un nombre de personnes limité; à la condition que les objectifs de cette réunion ainsi que l'identité des participants soient clairement définis en amont, alors la commune sera présente. » On ne sait pas ce que cela signifie, si une personne participante, dont nous communiquerions le nom, leur poserait problème, ils ne participeraient pas ? Pourquoi demander le nom des participants avant la réunion sachant qu’en fonction des disponibilités de chacun, on ne le saura probablement que de 2 ou 3 jours avant ?
11. Pendant la réunion du 3 août et dans le courriel du 10 août de Nicolas Donadey, il nous est indiqué que "La commune transmettra à l'association toutes les données techniques en sa possession, pour les demandes concernant des précisions complémentaires qui ne sont pas de notre ressort, nous redirigerons l'association vers les bons interlocuteurs: Véolia, SMV, SERM, etc..." or à ce jour, aucun contact ne nous a été fourni.
Nous n'obtenons à ce jour que peu d'informations de l'équipe municipale qui s'avèrent souvent contradictoires, parcellaires ou des promesses non tenues, c'est la raison pour laquelle, nous demandons, auprès du syndicat mixte de Valberg, d'avoir un interlocuteur fiable.