STOP à la maltraitance en EHPAD ! Pour le retour de Mr S​.​T. en famille.

STOP à la maltraitance en EHPAD ! Pour le retour de Mr S​.​T. en famille.

0 a signé. Prochain objectif : 1 000 !
Quand elle atteindra 1 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
KARENE TOMB a lancé cette pétition adressée à l'assemblée Nationale et à

Suite à un grave AVC en nov 2018, avec hémiplégie, aphasie, troubles de déglutition, compliqué d’une hémorragie interne,  mon père S.T., 90 ans, en soins palliatifs, a demandé (nous  aussi) son retour à domicile. Au centre hospitalier, on met en place l’HAD (Hospitalisation à Domicile-groupe privé). Cette équipe nous accompagne dès le 1er jour en nous proposant un protocole de soins avec des horaires d’intervention d’aides -soignants, adaptés au cas de mon père. On nous apporte aussi une grosse dose de morphine qu’on déposa dans un coffre-fort, et dès la première semaine, on nous réunit pour nous convaincre d’accepter cette injection pour aider mon père à « partir ».  Nous refusons catégoriquement, car catholique très croyant, mon père ne l’aurait jamais souhaité. Il était dénutri car ne pouvait plus s’alimenter, sous oxygène, et on le voyait de jour en jour glisser. Nous demandons au médecin traitant et au médecin de l’HAD s’il y avait moyen d’arrêter son hémorragie. Tous les deux nous ont répondu négativement. Nous nous sommes alors tournées vers un chirurgien viscéral  proche de la famille, qui lui prescrit une simple protection gastrique,  et en 24h, l’hémorragie interne de mon père était stoppée et il reprit doucement l’alimentation.  Les médecins traitant et de l’HAD se mettent dans une grosse colère parce qu’on a fait appel à un spécialiste sans leur avis, stipulant que c’est de l’acharnement thérapeutique !!!

Depuis, tous les problèmes ont commencé !

Je tiens à signaler que quelques jours après son arrivée à la maison, mon père m’a désignée comme personne de confiance.

Les aides-soignantes de l’HAD ne venaient plus à 8h du matin mais vers 11h30. Alors pour éviter de laisser papa dans ses selles au réveil,  j’ai commencé à lui faire la toilette matinale, le changer,…, et lorsque les aides-soignantes venaient vers 11h30, je leur disais « merci, papa se repose. J’ai déjà tout fait». En 6 mois, il s’est beaucoup amélioré suite aux soins que je lui avais prodigués.  Mon père n'était plus en soins palliatifs, mais juste handicapé. Il mangeait ses plats préférés, buvait sa bière à midi, regardait ses émissions préférées, riait, et reprenait goût à la vie. Alors d’un jour à l’autre, sans préavis,  l’HAD décida de se retirer. En fait leur présence ne m’était utile que pour la logistique (tout le matériel consommable).

Ayant été l’assistante d’un neurologue, j’arrivais à gérer l’état de mon père et n’appelais son médecin traitant que lorsqu’il en avait vraiment besoin, pour un avis, ou pour un renouvellement d’ordonnance. Je n’ai cependant  jamais outrepassé mon rôle, mais je ne l’appelais pas au moindre soucis ! Il m’a même un jour stipulé que je m’occupais parfaitement bien de mon père. 

Un jour, je l’appelle pour ma mère qui devenait de moins en moins  « lucide » avec tout cela, avait de plus en plus de propos incohérents et  m’empêchait d’effectuer les soins de mon père convenablement,  il me fit comprendre qu’il n’avait plus envie de cette situation, me raccrocha à la figure, envoya une ambulance emmener mon père dans une clinique et fit une demande en urgence au juge des tutelles pour mettre papa sous protection par un organisme étranger à la famille (pour que je ne puisse pas le prendre chez moi), et le placer dans un EHPAD. On m’a aussi refusé mon document de personne de confiance.

Mon père a été mis en urgence sous tutelle et est depuis le 27 juillet 2019 placé dans un EHPAD où il subit de sévères maltraitances.

Depuis, ma sœur et moi avons tout fait pour alerter le juge et ramener notre père chez moi (je lui ai préparé une magnifique chambre, j’ai l’accord d’infirmiers et d’un kiné qui le suivraient à domicile). Le juge ne répond pas à notre demande. Des dizaines de courriers ont été écrits au médecin traitant, à la direction de l'EHPAD, à l’organisme de tutelle, à l'ARS, à la préfète, au juge des tutelles, et au procureur de la république. Rien ! Des signalements au 3977. Rien !

J’ai alors rassemblé des preuves accablantes et je les ai envoyées début décembre au procureur de la république. Ce dernier a ENFIN ordonné de suite une enquête policière. Seulement tout cela est trop lent. L'enquête demandée début décembre n'a toujours pas commencé.

Entre temps mon père est très diminué et sévèrement dénutri, souffre quotidiennement de manipulations brutales, vit dans une chambre à l'hygiène déplorable, n'a pas le droit à des soins médicaux,  est mis en fauteuil pendant plus de 8 heures par jour et en souffre énormément, on lui interdit la sieste, il n'est quasiment pas hydraté (je passe l’hydrater 4 fois par jour), il baigne souvent de longues heures dans ses urines et ses selles, il dort sur un matelas à la puanteur indescriptible... à l’EHPAD où on en a marre de me voir rassembler des preuves, écrire des courriers partout, on a dit à ma sœur : « votre sœur peut faire tous les courriers qu’elle veut, je connais tout le monde, rien ne changera ». L’EHPAD a aussi demandé à la juge des tutelles de m’interdire les visites chez mon père. La juge a donné son feu vert à l’organisme de tutelle et je m’attends à ce que ça soit bientôt effectif.  Pour  tout ce que j’affirme dans  ce récit, je possède des preuves irréfutables, accablantes et très graves.

Il faut que ça s’arrête ! Cette pétition a pour but de permettre à mon père de rentrer chez moi pour une fin de vie digne !

 

0 a signé. Prochain objectif : 1 000 !
Quand elle atteindra 1 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !