

Soutien à la suppression de l'avantage fiscal de l'huile de palme (biocarburant)
Le problème
Les forêts indonésiennes face à Total, c'est le duel qui est lancé depuis l'année dernière, et où l'Assemblée Nationale aura le dernier mot.
Tout commence quand Total lance une reconversion de sa raffinerie de la Mède, dans le Sud de la France, en une raffinerie de biocarburant où la multinationale souhaite mélanger récoltes végétales et pétrole. Si déjà, l'idée d'un tel processus peut nous faire se questionner sur la nécessité de nourrir les humains avec nos récoltes avant de les mettre dans nos moteurs, le véritable problème réside dans le fait que Total souhaite utiliser en grande partie de l'huile de palme comme source végétale. Aujourd'hui la majeur partie de l'importation de l'huile de palme en Europe finira dans nos réservoirs.
Ce projet qui a débuté en 2019 fait exploser la demande en huile de palme de la France. En effet, Total peut accueillir près de 300 000 tonnes d'huile de palme, ce qui représente une augmentation de plus de 60% de la consommation d'huile de palme française.
Pourtant, nous connaissons les ravages de l'huile de palme sur les forêts en Indonésie et en Malaisie, qui concentrent plus de 85% de la production mondiale : déforestation massive, feux de forêts, menace ultime pour la faune et la flore, non respect des droits du travail pour les paysans etc. Cette huile est une véritable bombe a retardement pour les pays producteurs. Les dégâts causés par celle-ci seront bientôt irréversible. En 2020, on estime que les orangs-outans sauvages pourraient disparaitre.
En 2019, l'Assemblée Nationale a voté courageusement la suppression de l'avantage fiscal dont bénéficiait l'huile de palme dans le biocarburant en évoquant que "l'extension des plantations de palmiers à huile concourt à la déforestation dans les pays du Sud." Cet avantage faisait en sorte que l'huile de palme soit moins chère que les autres huiles et donc favorisait la déforestation.
Toutefois, Total est en colère car ce désavantage fiscal menace la reconversion de l'usine de la Mède. Selon les mots du Monde :
Faute de revenir en arrière sur cet amendement, le patron de Total a prévenu qu’il étudiait la possibilité d’exporter les biocarburants produits à La Mède:
« On peut se retrouver dans la situation où cette usine va (…) exporter toute sa production en Allemagne », où le cadre fiscal est différent.Il a aussi formulé un autre avertissement : Total s’est engagé à utiliser du colza produit par les agriculteurs français, mais, « bien évidemment, si tout reste en l’état avec cet amendement, nous ne pourrons pas tenir les engagements que nous avons pris à travers l’ensemble des filières ».
Ce chantage d'une multinationale doit cesser. Signons tous cette pétition pour soutenir la suppression de l'avantage fiscal et ainsi préserver les forêts.

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Le problème
Les forêts indonésiennes face à Total, c'est le duel qui est lancé depuis l'année dernière, et où l'Assemblée Nationale aura le dernier mot.
Tout commence quand Total lance une reconversion de sa raffinerie de la Mède, dans le Sud de la France, en une raffinerie de biocarburant où la multinationale souhaite mélanger récoltes végétales et pétrole. Si déjà, l'idée d'un tel processus peut nous faire se questionner sur la nécessité de nourrir les humains avec nos récoltes avant de les mettre dans nos moteurs, le véritable problème réside dans le fait que Total souhaite utiliser en grande partie de l'huile de palme comme source végétale. Aujourd'hui la majeur partie de l'importation de l'huile de palme en Europe finira dans nos réservoirs.
Ce projet qui a débuté en 2019 fait exploser la demande en huile de palme de la France. En effet, Total peut accueillir près de 300 000 tonnes d'huile de palme, ce qui représente une augmentation de plus de 60% de la consommation d'huile de palme française.
Pourtant, nous connaissons les ravages de l'huile de palme sur les forêts en Indonésie et en Malaisie, qui concentrent plus de 85% de la production mondiale : déforestation massive, feux de forêts, menace ultime pour la faune et la flore, non respect des droits du travail pour les paysans etc. Cette huile est une véritable bombe a retardement pour les pays producteurs. Les dégâts causés par celle-ci seront bientôt irréversible. En 2020, on estime que les orangs-outans sauvages pourraient disparaitre.
En 2019, l'Assemblée Nationale a voté courageusement la suppression de l'avantage fiscal dont bénéficiait l'huile de palme dans le biocarburant en évoquant que "l'extension des plantations de palmiers à huile concourt à la déforestation dans les pays du Sud." Cet avantage faisait en sorte que l'huile de palme soit moins chère que les autres huiles et donc favorisait la déforestation.
Toutefois, Total est en colère car ce désavantage fiscal menace la reconversion de l'usine de la Mède. Selon les mots du Monde :
Faute de revenir en arrière sur cet amendement, le patron de Total a prévenu qu’il étudiait la possibilité d’exporter les biocarburants produits à La Mède:
« On peut se retrouver dans la situation où cette usine va (…) exporter toute sa production en Allemagne », où le cadre fiscal est différent.Il a aussi formulé un autre avertissement : Total s’est engagé à utiliser du colza produit par les agriculteurs français, mais, « bien évidemment, si tout reste en l’état avec cet amendement, nous ne pourrons pas tenir les engagements que nous avons pris à travers l’ensemble des filières ».
Ce chantage d'une multinationale doit cesser. Signons tous cette pétition pour soutenir la suppression de l'avantage fiscal et ainsi préserver les forêts.

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Pétition lancée le 18 septembre 2019