

Nous vous invitons tous et toutes à copier-coller la lettre ci-bas pour l'envoyer aux décisionnaires via votre mail institutionnel et/ou personnel. Chaque envoi compte!!
liste de décisionnaires (à copier-coller dans votre liste d'envoie) :
- daniel.jutras@umontreal.ca
- andree.mayrand@umontreal.ca
- secretariat-general@umontreal.ca
- chancelier@umontreal.ca
- matthew.nowakowski@umontreal.ca
- eric.filteau@umontreal.ca
- rrum@umontreal.ca
- brigitte.lafrance@umontreal.ca
- claire.durand@umontreal.ca
- alexandre.chabot@umontreal.ca
- catherine.eggers@umontreal.ca
Message a envoyer:
Ce message s’adresse aux décisionnaires du comité de régime de retraite des professeur.e.s et employé.e.s et du comité du fond de dotation de l’Université de Montréal.
Nous, étudiant.e.s, diplômé.e.s, membres du corps professoral, membres du personnel de soutien et citoyen.ne.s sous-signé.e.s, appelons tous les conseils et administrateur.ice.s de l’Université de Montréal à prendre acte de l’urgence climatique reconnue par l’institution en retirant la totalité des actifs du secteur des énergies fossiles du fond de dotations et du Régime de Retraite de l’Université afin de réinvestir cet argent dans des alternatives durables et justes d’ici 2025.
Au cours des dix dernières années, plusieurs générations d’étudiant.e.s se sont levées pour dénoncer les investissements écocides de l’UdeM. L’Université de Montréal ne cesse de brandir sa « politique de développement durable » pour verdir son image tout en promettant une réduction de l’intensité carbone de son portefeuille d’actifs, qui ne garantit pas une réduction nette de son empreinte écologique. Nous enjoignons les membres décisionnaires de l’administration du comité du fond de dotation et du comité du Régime de Retraite de l’Université de Montréal, de satisfaire à toutes les demandes énumérées en partenariat avec les communautés étudiantes et professorales concernées.
1.1. Se désinvestir du passé: S’engager immédiatement à désinvestir totalement des entreprises impliquées dans l’extraction, le traitement et le transport de combustibles fossiles, et veiller à ce que tous les fonds soient réaffectés adéquatement d’ici 2025. S’engager à entreprendre le désinvestissement de toute autres potentielles industries et organisations socialement et environnementalement nuisibles dont celles qui violent le droit des peuples autochtones au consentement libre, préalable et éclairé (article 10 de la DNUDPA).
1.2. Rejeter les fausses solutions: Reconnaître que l’incorporation de facteurs environnementaux, sociaux, de gouvernance (ESG), que la simple réduction de l’« intensité carbone » de ses fonds (aisément atteinte par l’augmentation du volume de ces derniers), et que l’engagement des actionnaires sont des fausses alternatives à un réel désinvestissement. Nous appelons l’Université de Montréal à réviser ses pratiques actuellement insuffisantes en passant par un désinvestissement total de son portefeuille du secteur des énergies fossiles.
2. Investir dans l’avenir: Prenez un leadership significatif dans l’adoption d’une reprise juste au Canada et au Québec en réinvestissant les actifs désinvestis dans une transition énergétique et/ou dans la justice climatique et sociale.
3. Être transparent: Une institution publique aux visées démocratiques se doit non seulement d’être cohérente, mais aussi d’être transparente dans ses actions et ses investissements avec ses étudiant.e.s, ses professeur.e.s et ses employé.e.s.
4. Atteindre la carboneutralité: Les ambitions de l’Université de Montréal doivent concorder avec la science environnementale et sociale qu’elle produit. Eu égard à cela, il est impératif qu’elle se dote d’un plan sérieux afin d'atteindre la carboneutralité de ses campus d’ici 2030 et qu’elle s’assure, à travers ses projets d’infrastructures, de protéger les populations vulnérables entourant ses pavillons.
Au moment de la rédaction de la présente lettre, plusieurs universités canadiennes ont déjà choisi le chemin du désinvestissement. L’Université de la Colombie-Britannique, l’Université Concordia, l’Université de Guelph, l’Université de Toronto et tout récemment l’Université d’Ottawa, se sont engagées à se départir totalement de leurs actifs dans les hydrocarbures.
Contribuez à la sécurité du futur auquel vous nous préparez. Soyez cohérent.e.s avec le discours que vous produisez. Prenez soin de notre santé mentale, répondez à la science que vous créez. Désengagez-vous des énergies fossiles et réinvestissez dans l’avenir des générations que vous formez.