Sauvons les renards de notre parc

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    Récemment, nous avons appris que l'administration de l'hôpital allait mettre en œuvre sous peu, une opération d'éradication des renards du parc par l'utilisation de piège, ce qui occasionne chez nous une grande colère du fait d'une totale incompréhension.

      En effet, nous ignorons à quel endroit exactement se situe leur habitat mais nous pouvons les observer régulièrement, ayant ainsi pu constater une absence de dangerosité de leur part et en revanche, un contact adapté. Ils n'ont jamais montré le moindre signe d'agressivité, nous n'avons eu aucun précédent de morsure ni même grognement ou saccage et ils restent craintifs face aux hommes. Il n'y a pas eu de velléité de domestication de notre part, seulement de coexister et cela n'a jamais occasionné le moindre problème, bien au contraire, les lieux semblant plus accueillants car vivants. Plus encore pour les patients qui les attendent et se réjouissent de les observer le soir venu, au même titre que les hérissons ou chats avec qui les renards cohabitent.
      D'autre part, la multiplication des données scientifiques sur ce sujet nous permet d'affirmer que le renard fait partie intégrante de la biodiversité et, est à tort, qualifié de nuisible depuis trop longtemps. Son extermination systématique sans discernement et ce, tout au long de l'année ne constitue qu'un ravage supplémentaire de l'homme sur la faune sans que cela ne soit justifié.
      L'argument de la prolifération de cette espèce dans nos lieux est erroné, ces derniers n'étant ni plus nombreux ni plus présents qu'avant, étant déjà les victimes indirectes des activités humaines ainsi que de maladies intraspécifiques. De plus, il a été avéré que cette espèce est capable d'autorégulation avec une diminution du nombre de renardeaux dans une portée en fonction des ressources disponibles.
      Le second argument présentant cet animal comme porteur de maladie ne se constate pas plus, rappelons qu'en France, la rage est considérée comme disparue depuis 2001 et qu'il serait scientifiquement faux de considérer le renard comme l'unique vecteur de pathologie. L'exemple actuel le plus utilisé est la maladie parasitaire de l'echinococcose étant transmissible à l'homme par le renard mais au même titre que tout rongeurs ou encore chiens ou chats domestiques. (1) 
      De plus, il s'agirait de déséquilibrer le rapport des espèces dans ce lieux car le renard est un prédateur qui permet la régulation d'autres populations animales, elles aussi bien présentent chez nous, comme certains rongeurs. À ce jour, il apparaît même que, par son action de régulation des rongeurs, le renard permet une diminution du nombre de tiques donc une baisse de l'incidence de la maladie de Lyme, cette corrélation ayant été observée par nos voisins néerlandais, il y a un an. (2) Et cela n'est qu'un des nombreux exemples de la nécessité du renard dans l'ensemble de l'équilibre de notre biodiversité. En d'autres termes, nous ne pouvons que constater que ces animaux ne représentent pas une menace et ne sont, en ce sens, en rien qualifiable de nuisibles.

    Nous vous adressons donc cette pétition car il s'agit pour nous de ne pas laisser faire cette extermination systématique qui n'a aucune raison d'être et ne répondrait qu'à une volonté de « nettoyage » sans fondement. Dans ce but, nous recherchons tout soutien qui permettrait d'éviter ce qui serait un massacre absurde afin de faire entendre nos convictions qui elles, au même titre que les renards, ont toute légitimité à exister.

    Merci de nous prêter main forte.

(1) http://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/echinococcosis

(2) http://rspb.royalsocietypublishing.org/content/royprsb/284/1859/20170453.full.pdf



Cécile compte sur vous aujourd'hui

Cécile DUBOS a besoin de votre aide pour sa pétition “L'administration de l'hôpital Pierre Janet: Sauvons les renards de notre parc”. Rejoignez Cécile et 61 700 signataires.