

“L’Abandon” à La Réunion - Pour que tous les collégiens et lycéens visionnent le film


“L’Abandon” à La Réunion - Pour que tous les collégiens et lycéens visionnent le film
Le problème
À l’attention du Rectorat de l’Académie de La Réunion
Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie, était assassiné devant son collège pour avoir enseigné la liberté d’expression et montré des caricatures de Charlie Hebdo dans le cadre d’un cours sur la laïcité. Cinq ans après ce drame, le film L’Abandon de Vincent Garenq, réalisé avec la collaboration de la famille Paty, retrace avec dignité et fidélité aux faits les onze derniers jours de cet enseignant. Ce long-métrage n’est pas une fiction sensationnaliste : c’est un outil pédagogique puissant qui met en lumière l’engrenage de la lâcheté administrative, la pression communautariste, la désinformation sur les réseaux sociaux et l’abandon d’un professeur par une partie de l’institution.
Nous, citoyens, parents, enseignants et habitants de La Réunion, demandons au Rectorat de rendre obligatoire la projection du film L’Abandon dans tous les collèges et lycées de l’île, accompagnée d’un débat pédagogique et d’un kit de ressources (déjà en cours de développement par l’équipe du film).
Pourquoi à La Réunion en particulier ?
La Réunion est souvent présentée comme un modèle de « vivre-ensemble » et de multiculturalisme harmonieux. Cette image, si elle reflète une réelle volonté de coexistence, ne doit pas devenir un tabou qui empêche de nommer les réalités et les menaces qui pèsent sur nos valeurs républicaines. Le vivre-ensemble authentique ne se construit pas sur le silence ou le déni face à l’obscurantisme, à la radicalisation ou aux atteintes à la laïcité, mais sur le courage de les affronter collectivement. Projeter ce film dans nos établissements, c’est refuser que l’idéal réunionnais serve d’alibi pour minimiser les dérives identitaires qui existent ici comme ailleurs en France. C’est affirmer haut et fort que la laïcité n’est pas négociable, y compris dans notre île métissée.
Samuel Paty est mort pour avoir exercé son métier. Ne l’abandonnons pas une seconde fois en laissant les nouvelles générations dans l’ignorance de ce qui s’est passé. Ce film permet de développer l’esprit critique, de comprendre les mécanismes de la radicalisation et de renforcer l’attachement à la liberté d’expression et à la laïcité. Il s’inscrit parfaitement dans les programmes d’Enseignement Moral et Civique (EMC).
Nous demandons donc :
- La projection systématique de L’Abandon dans tous les collèges et lycées de La Réunion à partir de la classe de 4e.
- La mise à disposition d’un dossier pédagogique adapté par le Rectorat.
- Un soutien clair aux enseignants qui souhaiteraient l’utiliser, sans qu’ils soient laissés seuls face à d’éventuelles pressions.
La mémoire de Samuel Paty doit vivre dans nos écoles. La Réunion, terre de métissage et de République, doit montrer l’exemple en refusant tout angélisme et en défendant sans ambiguïté les valeurs qui nous unissent.
Signons massivement pour que l’éducation à la liberté et à la laïcité ne soit pas un vain mot à La Réunion.

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Le problème
À l’attention du Rectorat de l’Académie de La Réunion
Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie, était assassiné devant son collège pour avoir enseigné la liberté d’expression et montré des caricatures de Charlie Hebdo dans le cadre d’un cours sur la laïcité. Cinq ans après ce drame, le film L’Abandon de Vincent Garenq, réalisé avec la collaboration de la famille Paty, retrace avec dignité et fidélité aux faits les onze derniers jours de cet enseignant. Ce long-métrage n’est pas une fiction sensationnaliste : c’est un outil pédagogique puissant qui met en lumière l’engrenage de la lâcheté administrative, la pression communautariste, la désinformation sur les réseaux sociaux et l’abandon d’un professeur par une partie de l’institution.
Nous, citoyens, parents, enseignants et habitants de La Réunion, demandons au Rectorat de rendre obligatoire la projection du film L’Abandon dans tous les collèges et lycées de l’île, accompagnée d’un débat pédagogique et d’un kit de ressources (déjà en cours de développement par l’équipe du film).
Pourquoi à La Réunion en particulier ?
La Réunion est souvent présentée comme un modèle de « vivre-ensemble » et de multiculturalisme harmonieux. Cette image, si elle reflète une réelle volonté de coexistence, ne doit pas devenir un tabou qui empêche de nommer les réalités et les menaces qui pèsent sur nos valeurs républicaines. Le vivre-ensemble authentique ne se construit pas sur le silence ou le déni face à l’obscurantisme, à la radicalisation ou aux atteintes à la laïcité, mais sur le courage de les affronter collectivement. Projeter ce film dans nos établissements, c’est refuser que l’idéal réunionnais serve d’alibi pour minimiser les dérives identitaires qui existent ici comme ailleurs en France. C’est affirmer haut et fort que la laïcité n’est pas négociable, y compris dans notre île métissée.
Samuel Paty est mort pour avoir exercé son métier. Ne l’abandonnons pas une seconde fois en laissant les nouvelles générations dans l’ignorance de ce qui s’est passé. Ce film permet de développer l’esprit critique, de comprendre les mécanismes de la radicalisation et de renforcer l’attachement à la liberté d’expression et à la laïcité. Il s’inscrit parfaitement dans les programmes d’Enseignement Moral et Civique (EMC).
Nous demandons donc :
- La projection systématique de L’Abandon dans tous les collèges et lycées de La Réunion à partir de la classe de 4e.
- La mise à disposition d’un dossier pédagogique adapté par le Rectorat.
- Un soutien clair aux enseignants qui souhaiteraient l’utiliser, sans qu’ils soient laissés seuls face à d’éventuelles pressions.
La mémoire de Samuel Paty doit vivre dans nos écoles. La Réunion, terre de métissage et de République, doit montrer l’exemple en refusant tout angélisme et en défendant sans ambiguïté les valeurs qui nous unissent.
Signons massivement pour que l’éducation à la liberté et à la laïcité ne soit pas un vain mot à La Réunion.

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Pétition lancée le 6 juin 2026