Soutenez le maintien de Mohammed au Canada pour sauver notre réunification familiale

Victoire

Soutenez le maintien de Mohammed au Canada pour sauver notre réunification familiale

Cette pétition a abouti avec 459 signatures !
Sarra BOUBEKER a lancé cette pétition adressée à Justin Trudeau (Prime Minister of Canada/Premier ministre du Canada) et à

Mon mari et le père de mon fils est menacé d’expulsion d’ici le 7 avril à 19h.

J'ai besoin d'aide. Je suis une femme à bout de souffle qui se bat contre le système d'immigration, depuis six ans maintenant, pour avoir le droit de réunir ma famille. Mon fils n'a pas vu son père depuis l'âge de six mois. Voici notre histoire en bref.

Ça fait six ans (depuis 2015) que l'on est en processus de parrainage avec mon conjoint Mohamed. Il était demandeur d'asile quand on s'est connu, ici, à Montréal. Sa demande a été rejetée. Malgré le fait qu’on se soit marié, on lui a demandé de quitter le Canada. L'agent d'immigration n'a aucunement tenu compte du fait qu'on venait de déposer une demande de parrainage et que j'étais enceinte (deux jours plus tard je perdais mon bébé).

J'apprendrai, par la suite, que cet agent a contrevenu au principe voulant que la réunification familiale soit favorisée. Il a menacé de prison mon mari et moi. Mohamed est parti en se conformant à leurs exigences : soit annuler la demande à l'intérieur et en refaire une à l'extérieure du Canada. Ce jour-là, la moitié de mon être m’a été arraché. Malheureusement cette demande a été refusée parce notre relation a été jugée « non authentique » (soit disant un « faux mariage » pour les papiers). On a fait appel au bureau de la Section d’appel de l’Immigration (SAI) et on a eu gain de cause, avec l’aval du bureau du ministre. La décision a été cassée et le dossier est reparti en traitement.

Je suis allée rejoindre mon mari à l’extérieur de Canada. J’ai fait deux autres fausses couches. Je suis finalement revenu au Canada, il y presque trois ans, pour vivre ma dernière grossesse et donner naissance à notre enfant. Puis on a reçu un autre refus car, selon eux, il y aurait des soupçons que mon mari puisse avoir été complices de crimes (il a vécu toute sa vie en Libye). Pourtant, aucune preuve n’a jamais été avancée par les autorités à ce sujet. C’est absolument non fondé !

On a donc fait de nouveau appel, mais cette fois à la cour supérieure. On a fait une demande de contrôle judiciaire. L'avocat de l’IRCC a trouvé tout cela absurde, et une entente hors cours a été conclue. Notre dossier a pu retourner en traitement.

Six ans après le début de tout le processus, Mohamed obtient enfin son visa de résidence permanente pour venir me rejoindre, moi et son fils qui a maintenant 26 mois. Il n’a pas vu son enfant depuis que ce dernier a six mois. Alors, avec cette bonne nouvelle, on prend un billet d’avion et on passe à travers toutes les complications d’un voyage en pleine pandémie : tests, réservation à l'hôtel, quarantaine obligatoire non remboursable…

Et là, une fois arrivé au Canada le 3 avril au soir… les agents lui disent qu'il n’est pas autorisé à entrer au Canada parce qu'il n'a pas fait une demande d’autorisation de retour au Canada (ARC) ! Or, dans toutes ses étapes que nous avons franchies, aucun agent d'immigration n'a jugé bon de nous dire qu'il aurait besoin de ce document !

Après 12h de voyage, on vient de traiter mon mari comme un criminel : on lui a confisqué son passeport et on lui dit qu'il doit quitter le Canada d’ici quelques jours, alors qu'il possède un visa de résident permanent en règle, délivré par le bureau des visas canadien à Rabat. L'agent des services frontaliers s'en lave les mains et admet que le bureau de Rabat a fait une erreur ! Une « erreur » qui nous coûte des milliers de dollars, sans parler des séquelles psychologiques et émotionnelles. C’est odieux et inhumain !

Nous sommes présentement enfin réunis comme famille, en quarantaine, avec cette épée de Damoclès sur nos têtes. S’il faut faire une demande d’autorisation de retour au Canada (ARC), nous sommes absolument disposés à la faire depuis le Canada. Évidemment nous voulons que Mohammed demeure ici, alors que notre réunification familiale est afin réalisée.

Mohammed doit pouvoir demeurer au Canada. Voici pourquoi :

1.      D’abord pour des raisons strictement humanitaires : il est mon époux et un père de famille. Moi et son fils avons besoin de lui. La réunification familiale est une valeur fondamentale de notre système d’immigration au Canada, et ce droit à la réunification familiale a été depuis trop longtemps violé dans notre cas.

2.      Puis, la longueur interminable du processus et l’accumulation des embûches dans le traitement de notre dossier nous ont déjà causé trop de préjudices. Notre famille ne doit pas être maintenant victimes, en plus, d’une « erreur administrative » dont nous ne sommes aucunement responsables.

3.      Ensuite, je suis une professionnelle de la santé publique et, comme mère et travailleuse essentielle, je dois pouvoir poursuivre ma carrière avec le soutien affectif, domestique et économique de mon époux au sein de notre foyer familial. Une expulsion de Mohammed aurait des impacts émotifs, psychologiques et monétaires désastreux sur notre cellule familiale.

4.      En outre, notre famille a parcouru avec courage et toute bonne foi la multitude d’étapes nécessaires à notre demande de parrainage. Alors que Mohammed est enfin arrivé sur le territoire canadien, et qu’il est réuni avec nous, une telle expulsion serait aussi odieuse qu’inhumaine.

5.      Enfin, n’oublions pas que le Québec et le Canada ont un besoin criant d’immigrants pour contrer la pénurie de main-d’œuvre qui va s’intensifier, pour faire tourner notre économie et pour remettre à flot nos finances publiques mises à mal par la pandémie. Mohammed a déjà travaillé ici, lors de son premier séjour. Il est donc certain qu’il pourra rapidement intégrer le marché du travail en obtenant un emploi dans l’un ou l’autre de ses nombreux secteurs qui, actuellement, cherchent désespérément des travailleurs.

Nous avons besoin de votre soutien et de votre solidarité, en signant cette pétition S.V.P. Soutenez notre démarche pour trouver rapidement une solution à cette impasse bureaucratique et à cette injustice du système.

*La photo date de 2019

Victoire

Cette pétition a abouti avec 459 signatures !

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