Justice pour Patrick DELETRE, empoisonné par son employeur UMP RIOLLET !

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Je m’appelle Patrick DELETRE, né en 1961, j’ai été salarié de la société UMP RIOLLET (installée à Parçay-Meslay) de juillet 1994 à janvier 2019, où j’ai été licencié à cause d’un cancer (carcinome épidermoïde de l’aile droite du nez) contracté par la faute inexcusable de mon employeur.

De 1999 à 2013, mon employeur m’a fait travailler en contact permanent avec les huiles de coupe, un produit connu de longue date comme étant hautement cancérigène, sans aucune protection.

Pire encore ! Il recyclait les huiles usagées sans aucun filtrage ni aucun traitement bactéricide, et sans système de ventilation, au mépris des normes les plus élémentaires de sécurité, tout cela pour économiser quelques milliers d’euros par an…

Lorsque les ouvriers se plaignaient de saignements de nez, Patrice RIOLLET – gérant de la société à l’époque – se moquait de leurs réclamations et les menaçait de licenciement. Ces pratiques se sont poursuivies durant les premières années de la direction de son successeur, Jean-Michel LENOIR.

Ces faits ont été constatés par :

-         un jugement du Tribunal des affaires de sécurité sociale de Tours du 4 juillet 2016,

-         un arrêt confirmatif de la Cour d’appel d’Orléans du 23 mai 2017,

qui condamnent la société UMP RIOLLET pour faute inexcusable, jugeant que mon employeur avait connaissance des risques de cancer et qu’il a choisi de ne pas prendre les mesures de protection obligatoires, par simple choix de rentabilité…

Cet empoisonnement m’a défiguré, l’expertise judiciaire a fixé mon préjudice esthétique à 6 (sur une échelle de 7), mon préjudice de douleur persistante à 6 (également sur une échelle de 7), j’ai dû subir 15 opérations chirurgicales (ce n’est pas fini) et mon taux de handicap (IPP) résultant de ma maladie professionnelle a été fixé à 85 % à vie.

Ayant été déclaré inapte par la médecine du travail, j’ai été licencié en janvier 2019. Mon employeur a alors refusé de me payer l’intégralité des indemnités légales de rupture, considérant sans doute que je lui coûtais trop cher et qu’il avait droit – après m’avoir empoisonné – de me jeter comme un vulgaire kleenex parce que je n’étais plus productif…

Il a fallu que je saisisse le Conseil de Prud’hommes de Tours pour que mon employeur soit condamné à me payer une provision sur rappel d’indemnités de rupture de plus de 42 000 € qu’il avait « oublié » de régler. Dans son ordonnance de référé du 29 mai 2019, le Conseil de Prud’hommes a en effet jugé que cette obligation n’était pas « sérieusement contestable ».

Heureusement, je suis défendu efficacement par le syndicat FO, et particulièrement, par M. David-Jérémy DECHELOTTE, défenseur syndical devant le Conseil de Prud’hommes de Tours et la Cour d’appel d’Orléans.

Aujourd’hui, mon employeur se réfugie derrière des arguties juridiques pour tenter d’échapper à sa responsabilité, invoquant notamment une prétendue prescription, ou encore le fait que je chercherais simplement à gagner de l’argent !

C’est une honte ! Parce que je refuse de mourir en silence, la société UMP RIOLLET m’impute cette même volonté mercantile qui lui a été reconnue par les décisions de justice antérieures.

Et pire encore ! Non content de m’avoir empoisonné, mon employeur a aujourd’hui l’indécence de demander au bureau de jugement du Conseil de Prud’hommes de me condamner à rembourser les indemnités qu’il a dû me payer sur injonction du juge des référés…

Quelle obscénité ! L’entreprise UMP RIOLLET me demande de rembourser les indemnités légales de licenciement, pensant sans doute que jeter un salarié usagé est un geste hygiénique qui doit rester gratuit…

Il est temps que cesse cette ignominie !

Signez la pétition :

Pour que justice soit rendue !!!