Petition updateJustice pour la Faculté de Droit et Science politique de Montpellier !Communiqué de la Ligue des droits de l'Homme de l'Hérault
Comité de Mobilisation DROIT ET SCIENCE PO MONTPELLIERMontpellier, France
Apr 9, 2018
Communiqué des Organisations Syndicales de l’université de Montpellier concernant la faculté de Droit/sciences politiques CGT, SUD, FSU, FO. Urgence : les droits et les libertés s’appliquent aussi à l’UFR Droit et Science Politique. Nos organisations dénoncent avec vigueur l’ambiance délétère qui s’est installée à l’UFR droit et science politique de l’Université de Montpellier depuis sa réouverture mardi 3 avril dans des conditions que nous avons dénoncées. Alors que nous avons demandé au président de l’université de mettre à pied les responsables des violences commises contre les étudiants le jeudi 22 mars dans la nuit, nous assistons à un spectaculaire revirement de situation : ceux qui ont été agressés ou qui se portent solidaires, sont maintenant considérés non plus comme des victimes, mais comme des coupables. C’est ainsi que nous avons appris l’incroyable mail envoyé par M. Fabre, l’administrateur provisoire : « … dans le contexte actuel et alors même que nous recherchons l'apaisement, toute communication risque de raviver des tensions inutilement. Il en est de même de toute participation à des rassemblements en dehors ou au sein de la Faculté ... ». A quel titre un responsable provisoire d’UFR peut-il demander le silence et mettre à l’index ceux qui souhaiteraient participer à un rassemblement ? M. Fabre souhaite-t-il seulement apaiser la situation ou en profiter pour étouffer à moindre coût les plaintes et contestations ? Mettre implicitement victimes et agresseurs dos-à-dos en demandant à tous de se taire n'est certainement pas de nature à apaiser la situation ou ramener la sérénité dans les salles de cours. La liberté d’expression et de manifestation sont inscrites dans la constitution et la loi, et ce n’est pas aux juristes que l’on apprendra la jurisprudence en la matière. Nous le répétons : nos organisations ne veulent pas d’incident, elles veulent le retour au calme. Mais ceci ne passera que par des sanctions contre les auteurs des violences commises. Nous nous refusons à ce que les victimes, les étudiants et les personnels, puissent maintenant se sentir coupables de parler librement. Nous ne souhaitons pas que les pressions qui ont eu lieu au moment des dépositions des témoins au sein du commissariat, soient transposées au sein de l’université. Nous appelons donc étudiants et personnels à nous signaler tout élément qui irait dans le sens d’une pression exercée à leur encontre. Nous leur exprimons notre soutien total. Nous interpellons une fois de plus le président pour qu’il prenne les mesures d’urgence pour permettre à la fois la libre expression des personnels et des étudiants, ainsi que leur sécurité, sans pression, au sein de cette UFR. A ne pas le faire, il porte la responsabilité des conséquences d’une telle situation. Vous trouverez ci-joint la lettre ouverte que nous avons adressée le 30 mars 2018 à la ministre et au président de l’UM, restée sans réponse à ce jour. Montpellier, le 5 avril 2018 CGT, SUD, FO cf. https://www.facebook.com/ldhmontpellier/posts/1739426919467399?hc_location=ufi
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