Justice pour la Faculté de Droit et Science politique de Montpellier !

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Par le Comité de Mobilisation de la Faculté de Droit et Science politique de Montpellier

Le jeudi 22 mars 2018, une assemblée générale inter-catégorielle et intersyndicale s’est tenue avec l’aval des autorités compétentes dans l’amphithéâtre A de la Faculté de Droit et de Science Politique de Montpellier, dans le cadre de la mobilisation contre la « loi Vidal ». L’occupation pacifique pour la nuit et la tenue d’une assemblée générale le lendemain à 8 heures avaient alors été votées. Vers minuit, un commando cagoulé et armé de planches et taser s’est introduit dans l’amphithéâtre et a évacué les étudiants avec une extrême violence. De multiples journaux locaux et nationaux ont relayé ces images.

Accusé d’avoir participé à cette action, le doyen Phillipe Pétel a présenté sa démission et a publiquement affirmé que des étudiant.e.s et des professeurs faisaient partie des assaillants. Ses propos ont été corroborés par le professeur Jean-Luc Coronel de Boissezon. Ces derniers ont depuis tous les deux été placés en garde à vue et mis en examen.

Néanmoins ILS N'ETAIENT PAS SEULEMENT DEUX !

La situation au sein de l’université est très préoccupante.

Premièrement, la loi de l’omertà règne sur la Faculté de Droit et de Science Politique ! En ce sens, l’administrateur provisoire a envoyé un communiqué aux personnels titulaires et contractuels, enseignant.e.s-chercheur.se.s, enseignant.e.s, chercheur.se.s, ingénieur.e.s, administratifs et techniques de la Faculté de Droit et de Science politique de Montpellier, les invitant à ne pas participer aux mobilisations qu’elles soient intérieures ou extérieures à l’Université, de ne pas prendre position et d’éviter toute interview journalistique ! (cf. « … dans le contexte actuel et alors même que nous recherchons l'apaisement, toute communication risque de raviver des tensions inutilement. Il en est de même de toute participation à des rassemblements en dehors ou au sein de la Faculté ... ») La Ligue des droits de l'Homme de l'Hérault a fait un communiqué : « A quel titre un responsable provisoire d’UFR peut-il demander le silence et mettre à l’index ceux qui souhaiteraient participer à un rassemblement ? M. Fabre souhaite-t-il seulement apaiser la situation ou en profiter pour étouffer à moindre coût les plaintes et contestations ? Mettre implicitement victimes et agresseurs dos-à-dos en demandant à tous de se taire n'est certainement pas de nature à apaiser la situation ou ramener la sérénité dans les salles de cours. La liberté d’expression et de manifestation sont inscrites dans la constitution et la loi, et ce n’est pas aux juristes que l’on apprendra la jurisprudence en la matière. » (cf. https://www.facebook.com/ldhmontpellier/posts/1739426919467399?hc_location=ufi
De plus, cette demande se pose paradoxalement à l’interview réalisée par Jean-Luc Coronel de Boissezon pour le journal L’Incorrect et sur France Bleu Hérault, ne prenant pas en compte les orientations choisies par l’administration.

Deuxièmement, un représentant du personnel de l’Université de Montpellier s'est vu empêché d’entrer dans la Faculté alors qu'il avait présenté sa carte multi-services de l'Université de Montpellier conformément au dispositif de filtrage par la présentation de ces cartes aux agents de la sécurité incendie mis en place par la présidence depuis la réouverture de l'établissement. Il n'a pas pu entrer parce que les personnels de la sécurité incendie l’ont reconnu comme représentant syndical du SNESUP-UM, membre du comité technique et professeur à l’Université des sciences qu’ils l’ont empêché de pénétrer dans l’enceinte de l’établissement. Ces actes ont été relayés par les médias. Les agents de la sécurité incendie ont également empêché une doctorante de pénétrer dans l’enceinte de l’établissement, malgré la présentation de sa carte, pour l’unique raison qu’elle réclame que des mesures conservatoires soient prises contre les personnes ayant participé aux évènements violents du 22 mars 2018.

Troisièmement, les personnes présentes le soir des évènements sont toujours en fonction - certaines sont membres de la sécurité incendie, d'autres sont professeurs, correcteurs et surveillants des examens terminaux. Les copies de partiel n'étant pas anonymisées dans les faits, l’impartialité normalement attachée aux copies d’examens se trouve compromise dans le contexte actuel.

L’administrateur provisoire et le président de l’Université de Montpellier sont attachés à une impression d' « apaisement », à « l'image de la Faculté » et font appel à « [notre] attachement à la Faculté » au détriment de la sécurité des étudiants et de la Justice.

Des mesures conservatoires telles que des suspensions doivent être prises à l'encontre des responsables, complices et soutiens des violences commises contre les étudiants dans la nuit du 22-23 mars 2018 ! ILS N'ETAIENT PAS SEULEMENT DEUX !



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