Justice pour l'éleveur Patrick Laugier !

Signataires récents:
Marie-Hélène SPAGNOL et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Nous demandons justice pour Patrick Laugier.

Le Conservatoire du Littoral après sa demande d'expropriation, ne tient maintenant plus ses promesses d'indemnisation et fait la sourde oreille depuis plusieurs mois. C'est inadmissible d'avoir un tel comportement face à la détresse d'une personne, dont on s'apprête à balayer tout un pan de sa vie.

Nous ne comprenons pas les agissements du Conservatoire du Littoral, qui comme son nom l'indique devrait conserver ces paysages ainsi que le patrimoine qu'ils abritent, plutôt que d'en faire une nouvelle attraction touristique.

Nous exigeons donc que le bail soit renouveler, ou dans la pire des situations qu'une indemnisation lui soit faite.

"C'est un véritable appel à l'aide qui m'oblige aujourd'hui à écrire cette lettre ouverte.

L'appel à l'aide d'un éleveur qui depuis plus de 30 ans, a dédié sa vie à sa terre, à ses taureaux, à sa passion. Et qui subit depuis 3 ans une menace d'expropriation par le Conservatoire du Littoral qui ne souhaite pas renouveler son bail d'exploitation.

Atteint de la maladie Charcot c'est peut-être mon dernier combat mais c'est le combat de ma vie. Un combat que je mènerai avec détermination, tant le sentiment d'injustice est fort.

L'injustice de devoir quitter une terre que j'entretien, protège et exploite depuis presque trois décennies.

Injustice de voir disparaître une ganaderia, largement reconnue dans le milieu de la tauromachie.

L'injustice d'être exproprié sans recevoir aucune compensation ni indemnité pourtant promises initialement.

L'injustice enfin de ne pas pouvoir transmettre à mes deux filles Margaux et Marie, le fruit d'années d'efforts et de labeur. C'est aussi et surtout pour elles que je me bats

Alors, cette lettre c'est finalement plus un cri de désespoir qu'un appel à l'aide. Je sais pouvoir compter sur le soutien sans faille de ma famille, de mes amis, et de tous les éleveurs qui savent que demain ils peuvent se retrouver dans la même situation que lui. 

Votre soutien indéfectible me va droit au cœur et m'apaise face à un interlocuteur fermé au dialogue et sourd à ma détresse.

Cette situation n'a que trop duré. Depuis 2021, je vis dans l'inquiétude du jour d'après. Je suis à bout de force, mais j'ai encore un espoir. Je ne peux pas me résoudre à croire que le Conservatoire du Littoral gagne du temps et refuse mes sollicitations de rencontre, sachant qu'il ne me reste que peu de temps à vivre. Je ne peux pas le croire, je ne veux pas le croire.

Je leur renouvelle donc ma sollicitation, jusqu'ici restée sans réponse, pour organiser une réunion. Je suis persuadé que c'est par le dialogue que nous trouverons une solution acceptable pour tout le monde.

J'accepte de partir d'une terre que j'occupe depuis plus de 25 ans, je refuse toute fois de voir ma vie balayer d'un revers de main sans qu'aucune compensation ni indemnité me soit accordé.

Après tant d'année de travail, d'investissement, d'entretien à l'état naturel, d'une biodiversité que l'on ne trouve nulle part ailleurs, je n'aspire qu'à une chose, celle de pouvoir continuer à élever mes taureaux et transmettre dignement le labeur de ma vie à mes enfants.

Patrick Laugier"

19 930

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Marie-Hélène SPAGNOL et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Nous demandons justice pour Patrick Laugier.

Le Conservatoire du Littoral après sa demande d'expropriation, ne tient maintenant plus ses promesses d'indemnisation et fait la sourde oreille depuis plusieurs mois. C'est inadmissible d'avoir un tel comportement face à la détresse d'une personne, dont on s'apprête à balayer tout un pan de sa vie.

Nous ne comprenons pas les agissements du Conservatoire du Littoral, qui comme son nom l'indique devrait conserver ces paysages ainsi que le patrimoine qu'ils abritent, plutôt que d'en faire une nouvelle attraction touristique.

Nous exigeons donc que le bail soit renouveler, ou dans la pire des situations qu'une indemnisation lui soit faite.

"C'est un véritable appel à l'aide qui m'oblige aujourd'hui à écrire cette lettre ouverte.

L'appel à l'aide d'un éleveur qui depuis plus de 30 ans, a dédié sa vie à sa terre, à ses taureaux, à sa passion. Et qui subit depuis 3 ans une menace d'expropriation par le Conservatoire du Littoral qui ne souhaite pas renouveler son bail d'exploitation.

Atteint de la maladie Charcot c'est peut-être mon dernier combat mais c'est le combat de ma vie. Un combat que je mènerai avec détermination, tant le sentiment d'injustice est fort.

L'injustice de devoir quitter une terre que j'entretien, protège et exploite depuis presque trois décennies.

Injustice de voir disparaître une ganaderia, largement reconnue dans le milieu de la tauromachie.

L'injustice d'être exproprié sans recevoir aucune compensation ni indemnité pourtant promises initialement.

L'injustice enfin de ne pas pouvoir transmettre à mes deux filles Margaux et Marie, le fruit d'années d'efforts et de labeur. C'est aussi et surtout pour elles que je me bats

Alors, cette lettre c'est finalement plus un cri de désespoir qu'un appel à l'aide. Je sais pouvoir compter sur le soutien sans faille de ma famille, de mes amis, et de tous les éleveurs qui savent que demain ils peuvent se retrouver dans la même situation que lui. 

Votre soutien indéfectible me va droit au cœur et m'apaise face à un interlocuteur fermé au dialogue et sourd à ma détresse.

Cette situation n'a que trop duré. Depuis 2021, je vis dans l'inquiétude du jour d'après. Je suis à bout de force, mais j'ai encore un espoir. Je ne peux pas me résoudre à croire que le Conservatoire du Littoral gagne du temps et refuse mes sollicitations de rencontre, sachant qu'il ne me reste que peu de temps à vivre. Je ne peux pas le croire, je ne veux pas le croire.

Je leur renouvelle donc ma sollicitation, jusqu'ici restée sans réponse, pour organiser une réunion. Je suis persuadé que c'est par le dialogue que nous trouverons une solution acceptable pour tout le monde.

J'accepte de partir d'une terre que j'occupe depuis plus de 25 ans, je refuse toute fois de voir ma vie balayer d'un revers de main sans qu'aucune compensation ni indemnité me soit accordé.

Après tant d'année de travail, d'investissement, d'entretien à l'état naturel, d'une biodiversité que l'on ne trouve nulle part ailleurs, je n'aspire qu'à une chose, celle de pouvoir continuer à élever mes taureaux et transmettre dignement le labeur de ma vie à mes enfants.

Patrick Laugier"

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