CRISE SANITAIRE DU COVID-19 : SAUVEZ LES AGENCES DE VOYAGE, DÉFENDEZ LA LIBERTÉ DE VOYAGE!

CRISE SANITAIRE DU COVID-19 : SAUVEZ LES AGENCES DE VOYAGE, DÉFENDEZ LA LIBERTÉ DE VOYAGE!

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#jaimemonagentdevoyages

Savez-vous que le métier d’agent de voyage est un des plus règlementé, au même titre que les médecins ou les banquiers ?

Mais il est un des seuls où la responsabilité est quasi-illimitée. Quoi qu’il arrive, votre agence sera présente pour préparer votre voyage et en faire un moment inoubliable. Elle sera là pour vous aider si une difficulté inattendue surgit et elle sera là encore pour réparer une éventuelle déconvenue.

Les assureurs et les garants financiers, obligatoires pour exercer ce beau métier, veillent également à la protection des voyageurs.

Une règlementation forte a été adoptée dans l’objectif principal de protéger le consommateur de voyages : elle résulte du Code du Tourisme et a été prise pour des « temps normaux ». Les situations exceptionnelles y sont abordées bien entendu et elles obligent les agents de voyages à rembourser immédiatement les voyages rendus impossibles.

La crise du coronavirus a tout bouleversé.

Savez-vous que le métier d’agent de voyages est un métier à risques ?

La crise sanitaire a mis en effet le monde entier à l’arrêt pendant deux mois et la crise économique qui en découle va impacter tous les secteurs économiques pendant de longs mois. Au premier rang des secteurs lourdement impactés : le tourisme.

Les agents de voyages et les tour-opérateurs exercent leur métier avec la particularité de payer leurs prestataires – compagnies aériennes, hôteliers etc. - avant que le voyage n’ait lieu. Ils font tourner leurs entreprises avec les marges générées par leurs activités.

Lorsque tous les déplacements en France et dans le monde ont été interdits, des milliers de voyageurs ont été bloqués sur place ou empêchés de partir. Les premiers ont été rapatriés surtout grâce à l’aide bénévole et 24h/24 des professionnels du tourisme ; les seconds doivent patienter avant de réaliser leur voyage.

Les agences de voyages sont à l’arrêt et la reprise est anecdotique et difficile tant les règles sanitaires sont multiples et changeantes. Mais nécessaires.

Le 25 mars 2020 (Ordonnance 2020-315 du 25 mars 2020), l’Etat français a pris une décision courageuse, dérogatoire du droit commun issu d’une Directive européenne sur les voyages à forfaits : il a autorisé les professionnels à conserver les sommes versées par les voyageurs, sous la forme d’un avoir, afin de pouvoir reporter leurs voyages en des temps meilleurs. Une sorte « d’épargne-voyage » justifiée par la période et l’impossibilité pour les professionnels de sortir une trésorerie de remboursement qu’ils n’ont plus, puisque les voyages étaient payés à leurs prestataires et que ces derniers ne remboursent pas les agences et les tour-opérateurs.

Les consommateurs en ont accepté le principe, soutenant dans leur grande majorité « leur » agence de voyages.

Les entreprises sont à l’arrêt ou quasiment, les salariés en activité partielle et des licenciements envisagés, malgré les aides opérationnelles de l’Etat ou les prêts garantis, qu’il faudra vite rembourser.

Des milliers de voyageurs ont accepté avec sagesse la préservation de leurs voyages et leurs reports en des temps plus calmes. Parfois, lorsque c’est possible et dans des cas sensibles, des remboursements ont pu être octroyés aux voyageurs. Sinon, il leur faudra attendre 18 mois pour être remboursés, mais toujours sous la garantie financière des professionnels : cette période correspond, nous l’espérons tous, à un délai raisonnable de reprise de l’activité touristique dans le monde.

Savez-vous que le métier d’agent de voyages est un métier en danger ?

A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Tout le monde en avait donc accepté le principe en France. Aujourd’hui, certaines associations de consommateurs ont décidé de stopper leur collaboration pour demander la suppression du texte dérogatoire qui a pourtant donné une bouffée d’oxygène aux professionnels du tourisme, pour revenir au principe du remboursement obligatoire et immédiat des voyages annulés à cause du covid. Les professionnels du tourisme s’interrogent sur les réelles motivations de ces associations, qui recrutent surtout de nouveaux membres à cette occasion.

Elles signent ainsi sans émotion aucune l’arrêt de mort du secteur et le licenciement de milliers de personnes, qui sont aussi des salariés, des consommateurs, des soutiens de famille, au prétexte d’une application stricte de la loi.

Mais la loi n’a pas été prévue pour une situation de force majeure massive et extraordinaire comme la pandémie de covid-19 !

Comment feront les voyageurs si demain leur agence de voyage a disparu ? Ils n’auront ni voyage de remplacement ni remboursement immédiat car les garants financiers des professionnels seront dans l’incapacité de faire face aux millions d’euros de remboursement en jeu.

La période est temporaire. Il faut permettre la sauvegarde du secteur – fût-ce avec l’aide d’une texte règlementaire dérogatoire - pour que demain, les agences de voyages continuent d’exercer et que les voyageurs aient la liberté de voyager !

Messieurs les Ministres, nous vous demandons de soutenir le secteur du tourisme. Pour cela, permettez à l’Ordonnance 2020-315 du 25 mars 2020 de remplir son office sans revenir sur les droits acquis par les professionnels jusqu’à sa date d’expiration du 15 septembre 2020.