Le vieux port de la Rochelle veut vivre

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Monsieur le maire,

Deux heures durant, lors de la soirée de présentation de la saison touristique à l’Encan,  jeudi 24 mars dernier, nous avons vu valser les dizaines de milliers de visiteurs supplémentaires et les centaines de millions d'Euros qu’ils sont supposés dépenser à la Rochelle, ville désormais apaisée où d’aimables rentiers peuvent tout à loisir se livrer à la contemplation de la beauté rochelaise…

C’est du moins la vision qu’une dispendieuse Kommunication municipale cherche à imposer.

Nous devons être bien bêtes de ne pas savoir attraper ne serait-ce que quelques miettes de ce fabuleux gâteau : au contraire, nous en sommes réduits à sonder la profondeur du trou qui se creuse dans nos bilans : de moins 10 % à moins 50% dans les caisses des commerces rochelais depuis un an.

« C’est qu’il devient très difficile de venir vous voir » nous disent nos rares clients… On ne saurait leur donner tord.

Depuis la mise en place du port piéton, les commerçants de la rue Jean Guiton ont subi des baisses de chiffre d’affaire qui les conduisent tout droit au dépôt de bilan. Dame ils ne voient plus un chat… Ceux de la rue Saint-Jean du Pérot trinquent également … idem autour du marché... rue Saint-Nicolas , au Gabut comme dans l’ensemble du cœur de ville. Ces victimes auront-elles droit à des remises fiscales comme d’autres pu en bénéficier lorsque Maxime achetait la paix sociale en ouvrant grand des caisses municipales désormais vides ?

Autant le port piéton semble une mesure indiscutable en saison autant son maintien pendant l’hiver ressort d’un dogmatisme aveugle et sourd aux conséquences désastreuses de la mesure au plan économique mais pas seulement : la concentration de la circulation rue Villeneuve en est une autre justement dénoncée par les riverains.

Naïvement sans doute, nous avons espéré que votre élection allait enfin ouvrir un nouveau chapitre en matière de politique urbaine : que désormais les réunions de concertation allaient précéder la prise de décision et non lui succéder, que ces mêmes réunions allaient déboucher sur la prise en compte des demandes des riverains et des commerçants… Depuis deux ans, nous vous avons laissé du temps sachant que la mise en place d’une politique nouvelle s’accompagne toujours de résistances… surtout en interne d’ailleurs.

Mais force a été de déchanter : des réunions, certes, il y en a eu. Mais si désormais, on perd un peu de temps à nous écouter… on ne nous entend jamais !

Au Gabut par exemple : un sens interdit de 50 mètres nous empoisonne la vie : depuis sa mise en place on a bien dû payer collectivement 5000 euros en amendes… On a demandé son enlèvement, le réaménagement du secteur, au moins dans l’attente de l’urbanisation – attendue depuis 30 ans !- de la friche du Gabut… mais non ; rien n’y fait. Pour seule réponse, les visites régulières de vos policiers municipaux… avec qui on finira par avoir des mots. Et oui, monsieur le Maire, devoir quémander la permission de travailler au quotidien, ça finit par agacer

Et l’agacement se transforme en exaspération quant les seuls à pouvoir se garer à 3 mètres des fenêtres de leur bureau sont vos chefs de services à l’Arsenal. Bonjour l’exemple !

La mise en cause de l’association du commerce rochelais au moment où les commerçants auraient bien besoin de se faire entendre pour tenter de sauvegarder l’activité au centre ville a eu le mérite de faire taire toute contestation. Politiquement c’est bien joué. Mais c’est un jeu dangereux… Il n’y a rien de pire qu’une colère qui ne peut s’exprimer...

Il est maintenant urgent de s’asseoir autour d’une table et de chercher de vraies solutions, sans faux fuyant : faute de quoi la saison 2016 s’annonce sous de biens mauvais vents.

La balle est dans votre camp… 

Christian Ferrand, Cognac Only, Gabut commerçant, Gabut vivant



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