Kampanya güncellemesiPréservons le site grec antique du boulevard de la Corderie à Marseille (France)Cette carrière qui ébranle marseille

Jean-Noël BEVERINIFransa
31 Eki 2017
Chères et chers amis,
374 jours se sont écoulés depuis l’heureuse décision préfectorale d’engager un « diagnostic archéologique » sur le site de la Corderie dans le 7e arrondissement de Marseille (1). La présence d’une carrière grecque antique datant du VI° siècle avant J.C. était alors insoupçonnée. (Selon des révélations parues dans la Presse, elle n’était pourtant pas ignorée de certains initiés).
Les « fouilles archéologiques préventives » conduites à l’issue du diagnostic confirmèrent la présence d’une carrière grecque antique. La révélation « au grand jour » de cette « mise au jour » souffrit cependant de quelques… attentes.
TOUJOURS DEBOUT
374 jours plus tard, malgré des rebondissements dignes d’un véritable roman ayant conduit certains journalistes à parler de « feuilleton de l’été », la carrière grecque est toujours présente dans notre paysage, bien debout et bien « vivante ». Chaque jour nouveau est une Victoire sur l’oubli et la destruction de 26 siècles d’Histoire.
Marseille a crée et inauguré le 23 juin 2001 un « Parc du 26e Centenaire », comme le remarquent à juste titre plusieurs d’entre vous, avec une inscription en lettres grecques sur le belvédère portant un fût de colonne évoquant la fondation de Marseille par les Phocéens. Mais Marseille accepte, jusqu’à présent, de voir rayer de son paysage et de son histoire le « Parc originel de son 26e centenaire ».
Votre mobilisation, chères et chers amis, soulignée par tous les media, est la colonne (grecque naturellement) sur laquelle s’appuie la réflexion pour une préservation raisonnée du site.
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(1) Rapport du 18 octobre 2016 adressé au préfet des Bouches-du-Rhône, au maire de Marseille, à l’ adjointe à l’urbanisme, à la Direction régionales des affaires culturelles (DRAC) : « Le site de construction de la résidence les Loges, boulevard de la Corderie Marseille » Jean Noël Beverini.
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UNE PRÉSERVATION RAISONNÉE
Notre force est de s’abstenir de toutes chabauderies à l’encontre des Institutions. Ce n’est pas en chabaudant que nous travaillerons efficacement pour la meilleure valorisation du site. Ce n’est pas, non plus, par l’escobarderie de certains intervenants que le site est le mieux défendu. Contentons-nous, comme nous le faisons depuis le 8 juin, date de lancement de notre pétition, de faire valoir l’exceptionnelle unicité du site.
Peu de villes grecques possèdent une carrière comme celle de la Corderie à Marseille. Cette affirmation est unanimement partagée. Un tel site, pour parler familièrement, est bien loin de courir les rues. Il est unique parce qu’il est, à la fois, intact et complet. Oui, intact et complet. Chaque pas effectué sur cette unique carrière et site de vie révèle des vestiges. La proposition malheureusement présentée à la ministre de la Culture de ne préserver que 630 m2 pèche par défaut d’analyse scientifique. Un archéologue reconnu bien au delà de nos frontières me déclarait :
- « Il en est de la Corderie comme du corps humain lui-même. Si l’on disait pour l’homme, il n’y a que la tête à conserver parce qu’elle est le siège de l’intelligence, alors tout le reste est à jeter. Serait-ce scientifique ? »
Des meules ont été trouvées sur le site. Je les ai vues. Personne n’en parle, à l’exception de cette pétition (voir mise à jour). Des meules du V° siècle avant J.C. Ce sont les seules au monde que nous possédions dans un tel état de perfection datant de cette antiquité. Cette seule découverte est un résultat époustouflant des fouilles. Comment vouloir ainsi broyer les pierres si riches et uniques de notre carrière, berceau de naissance de Massalia. Le puits grec n’a pas été fouillé ; il convient de l’étudier. C’est le seul que nous ayons. Les « colonnes » (?) n’ont pas encore été étudiées ; il convient également de les étudier et de les conserver. Au site « sanctuarisé » des 630 m2, il convient au minimum d’adjoindre un nouvel espace. Au minimum, adjoindre un nouvel espace au 630 m2 déjà décidés. La grandeur de l’État est là. Faire un geste. Décider d’une action et clore un débat en imposant la voix de la sagesse. Telle est la puissance de l’État : imposer au nom de l’intérêt supérieur dont il est le garant la valeur d’un bien culturel dont l’authenticité et l’intégrité ne sont plus à discuter Nous attendons donc l’étude d’un nouveau périmètre préservé et culturellement ouvert. Nous faisons confiance au ministère et donc à l’État.
Ne touchons pas aux valeurs profondes de Marseille. Préservons cette richesse unique en la rendant accessible aux marseillais, aux touristes gourmands de culture et à tous les passionnés, car là est l’âme de Marseille. Elle mérite d’être connue et reconnue. Et pour les siècles à venir. Nous ne travaillons pas pour nous mais pour l’Histoire. Et pour le rayonnement de la Culture. Ce ministère qui en porte le nom.
UN AMBASSADEUR INATTENDU
Je veux parler de monsieur Stéphane Bern. Qui pouvait imaginer que le président de la République allait nommer un « monsieur Patrimoine » ? Qui pouvait penser que la couronne de cette redoutable et passionnante mission serait posée sur la tête de M. Stéphane Bern ? Qui pouvait envisager après ce couronnement que le nouveau « missus dominicus » du patrimoine se rendrait à Marseille et, à l’occasion de son déplacement, se saisirait du dossier « Corderie » ? Qui pouvait supposer que son déplacement durerait trois jours, lui permettant d’engager ainsi des contacts nombreux et variés, dont celui de votre serviteur à deux reprises, de nature à synthétiser les réflexions et les demandes de l’ensemble de ses interlocuteurs ?
Monsieur Stéphane Bern a réellement pris « à bras le corps » la défense du site tout en sachant l’extrême complexité de la mission. Il est en droit d’attendre le soutien le plus franc et le plus complet de tous les défenseurs du site et, en particulier, de chacune et de chacun de nous. Sa chance, notre chance, est qu’il possède à la fois notre écoute et l’oreille du président et de la ministre de la Culture. Il n’est de meilleur ambassadeur. Il me semble qu’il est de notre devoir et de notre responsabilité de lui faire entière confiance et de le soutenir. Il n’est pas décideur et ne possède pas de « baguette magique » mais porte comme aucun autre son regard sur le site de la Corderie.
En conséquence, chères et chers amis, je vous propose, après lecture de cette 17e mise à jour, de bien vouloir le remercier pour son action, action qu’il aurait pu ignorer, et de le soutenir par un bref commentaire (bref ou plus développé) lui accordant toute notre confiance.
En vous remerciant, avec toute ma fidèle reconnaissance.
Jean Noël Beverini
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