Je soutiens la motion du Conseil Municipal de Tomblaine… Touche pas à mon maire !


Je soutiens la motion du Conseil Municipal de Tomblaine… Touche pas à mon maire !
Le problème
Le Conseil Municipal de Tomblaine a décidé de dire tout haut ce que beaucoup pensent quant à l’État policier et quant à la Métropole intrusive, qui ne respectent ni les élus locaux, ni la libre administration des collectivités territoriales garante des libertés locales, bafouant ainsi ce principe inscrit dans la Constitution Française.
Pour cette séance de Conseil Municipal, la salle était pleine, le public nombreux.
Une très longue motion a été lue et votée à l’unanimité (majorité et opposition), comme pour dire avec force l’opposition unanime à la Préfète et au Président de la Métropole, ce qui était devenu nécessaire, car ils ne sont pas sourds, ils sont indifférents. Indifférents aux préjudices qu’ils causent depuis si longtemps à la population de Tomblaine.
Et puis, le Maire Hervé Féron a annoncé son intention d’adresser à la Préfète sa démission de ses fonctions de Maire, pour le 5 juin prochain. La totalité des conseillers municipaux ont annoncé également leur démission, sauf trois conseillers de la liste du Maire, à qui il avait demandé de ne pas démissionner pour « garder la maison » pendant la période transitoire et ne pas laisser la gestion de la commune à n’importe qui, car le devenir de Tomblaine et de ses habitants est le plus important que tout pour vos élus.
Les trois élus d’opposition, dont une absente n’ont pas souhaité démissionner tout en votant cette motion et en affirmant leur plein accord et leur soutien à l’action du Maire qu’ils ont même qualifiée de « noble et courageuse ».
Il y a eu d’autres points à l’ordre du jour, tout a été voté à l’unanimité.
Lorsque le Maire a déclaré la séance close, tout le monde s’est levé et tout le monde a applaudi, comme pour exprimer spontanément un plébiscite.
Communiqué d’Hervé Féron :
Depuis deux jours, des milliers de témoignages de sympathie affluent, je remercie tout le monde. Je sais que déjà des mouvements se préparent et des pétitions circulent. De notre côté, nous allons structurer ça.
=> Beaucoup de maires m’ont adressé leur soutien et je les remercie, un seul m’insulte, je ne m’y intéresse pas.
On organisera probablement une tribune des maires pour qu’ils puissent s’exprimer, malgré les pressions.
=> beaucoup de dirigeants sportifs m’ont apporté spontanément leur soutien, on organisera aussi probablement une tribune pour eux.
=> Lorsque je critique les technocrates de la Métropole, il est bien évident que je ne parle que de quelques-uns, la DGS et quelques notables du fonctionnariat qui ont le plus grand mépris pour la légitimité des élus de la République.
J’ai les meilleures relations qui soient avec la très grande majorité des employés de la Métropole que je respecte et dont je respecte le travail. Je remercie aussi les nombreux employés métropolitains qui n’en peuvent plus et qui m’ont témoigné leur soutien.
J’ai lu les communiqués de la Préfète et du Président de la Métropole… affligeants, comme pour justifier l’injustifiable. On les sent mal à l’aise sur leur piédestal, pour ne pas dire honteux...Celui de la Préfète est un monument d’hypocrisie, elle rappelle les aides de l’État à Tomblaine en remontant … 8 ans en arrière pour faire du chiffre, méthode d’épicière !!! Elle mélange les dotations dues par l’Etat pour que les Communes puissent exercer les missions qui sont les leurs et mettre en place du service public. C’est à dire l’argent que l’Etat nous doit !
Dans sa volonté de se justifier, elle assimile des subventions qui ont été attribuées à d’autres entités que la ville de Tomblaine, elle omet de parler du filet inflation que le Président de la République a annoncé triomphalement aux français et pour lequel il a été exigé de la Commune de Tomblaine qu’elle le rembourse à l’Etat sous prétexte qu’elle avait consenti de nombreux efforts et que sa situation budgétaire s’était donc améliorée… La double peine.
Quant au problème que nous soulevons, sa réquisition… elle n’en parle pas du tout.
Le communiqué de Mathieu Klein, comme d’habitude, a été écrit par les membres de son cabinet, les amis des amis encartés, qui viennent de naître, qui n’ont jamais rien géré de leur vie et qui n’ont jamais mis les pieds à Tomblaine. C’est dire si les conditions de vie des habitants, ils s’en tamponnent le coquillart ! Ils commencent par dire du bien de moi, parce qu’ils savent que j’ai la population avec moi… C’est un communiqué très lâche. Et puis ils parlent de ma vice-présidence, comme si je n’étais plus maire de Tomblaine dès aujourd’hui… Ils devraient travailler un tout petit peu et se renseigner avant que d'écrire… Et puis dire qu’on a avancé sur le projet Plaine Flageul, cela fait 4 ans qu’ils n’ont rien fait, qu’ils mettent des bâtons dans les roues, qu’ils coûtent de l’argent à la collectivité en engageant des études inutiles et coûteuses, et depuis quatre ans chaque fois qu’ils ont envoyé les gens du voyage pour quatre mois, de l’année, ils ont empêché toutes les études nécessaires au lancement du projet. Ils n’auront jamais le courage de le reconnaitre.
Dans la motion que nous avons votée, on développe deux axes principaux, mais que dire aussi de la piste cyclable Sonia Huguet, qui, malgré les promesses, est toujours une impasse ? Que dire des arbres massacrés sur la route d’Art sur Meurthe parce que la Métropole n’a pas voulu nous entendre sur la méthode à utiliser ? Que dire du champ solaire de 12Ha annoncé dans le projet éco-citoyen de notre ville, que la CCI veut réaliser et que la Métropole empêche depuis 6 ans, ? Que dire de la chaufferie Urbaine décidée par la Métropole sans jamais en avoir parlé en amont au Maire, à Tomblaine parce qu’une chaufferie urbaine n’est assujettie ni à la Taxe Foncière, ni à la Contribution Foncière des Entreprises, mais vous devez savoir que s’ils ont décidé de l’installer à Tomblaine il n’est pas prévu qu’elle ne desserve le moindre bâtiment d’habitation sur Tomblaine. Que dire de ce permis de construire signé par la Préfète, assorti d’un très beau schéma en 3D avec une très belle route pour l’accès des camions, alors que personne n’a prévu de financer cette route ?
Il est important que vous sachiez tout ça pour comprendre notre colère, est-ce de l’incompétence ? ou de l’escroquerie ? En tous cas, c’est toujours Tomblaine qui trinque et ce coup d’éclat nous servira à informer la population et à dénoncer encore beaucoup de choses bien au-delà de Tomblaine.
Que va-t-il se passer (entre autres) ?
- Une pétition en ligne sera lancée (en plus de celles qui sont déjà parties spontanément).
- Une association de défense des citoyens de Tomblaine et d’Essey-les-Nancy est en train de voir le jour (car les habitants d’Essey protestent aussi contre l’emplacement de la chaufferie urbaine et contre les conditions d’accueil des gens du voyage)
- Je diffuserai une vidéo sur les réseaux sociaux à partager, objectif des centaines de milliers de vues.
- Hier, à 18h a eu lieu la première réunion publique,
- La semaine prochaine distribution d'une lettre du Maire à la population. Nous serons présents dans tous les quartiers pour expliquer.
- Le jour où la Préfète actera notre démission nous quitterons la mairie et nous nous installerons dans une permanence à 40m, boulevard Barbusse.
- Nous y installerons un shadow cabinet constitué d'élus démissionnaires et de citoyens pour continuer le combat.
- Ce shadow cabinet, en lien avec l’association de défense des citoyens aura à charge de publier le projet de développement urbain pour Tomblaine, avec une partie « livre noir » reprenant toutes les exactions de l’Etat et de la Métropole. Avec notre conseil, ils auront à charge d’évaluer le préjudice subi par la Commune de Tomblaine sur les 10 dernières années, de la faute de l’Etat et de la Métropole. Parce qu’il faudra demander des comptes.
- Ils auront à charge d’attaquer au Tribunal administratif l’arrêté de réquisition de la préfète et l’acte de décision administrative du Président de la Métropole du Grand Nancy.
- Des contacts sont déjà pris avec des associations humanitaires.
- Je sais qu'il y aura des occupations de terrains et des manifestations. Je ne les demande pas et je n’en serai pas responsable.
Beaucoup d’entre vous ont loué notre courage d’agir, mais si quelques autres ont pu penser que nous baissons les bras, nous les invitons à nous rejoindre pour retrousser les manches. Nous ne cherchons pas l’affrontement, tout ce que nous faisons là n’est que dans l’intérêt de Tomblaine et de ses habitants.
Hervé Féron et l’ensemble du Conseil Municipal de Tomblaine, croyez en notre détermination pour vous défendre.
La motion :
Le 3 avril 2024, le Conseil Municipal de Tomblaine a voté à l’unanimité une motion pour s’opposer avec la plus grande fermeté à la décision autoritaire de madame la Préfète de Meurthe-et-Moselle d’implanter un regroupement de migrants sur la parcelle utilisée actuellement par le centre de secours du SDIS à Tomblaine.
Le Conseil Municipal, dans cette même délibération s’opposait tout aussi fermement à la décision du Président de la Métropole de proposer à la Préfète de réquisitionner également la Plaine Flageul pour y installer en toute illégalité, pour la 4ème année consécutive, une ville entière de gens du voyage sur une durée de 4 mois.
Nous avions écrit à monsieur le Ministre de l’intérieur et des Outre-Mer, Gérald DARMANIN. Celui-ci, nous a répondu qu’il avait bien pris note de nos préoccupations et qu’il avait chargé madame la Préfète de me tenir directement informé des suites qui pourront être réservées.
Malheureusement, le courrier que madame la Préfète nous a adressé le 2 mai 2024 ne correspond ni à nos attentes, ni à celle de monsieur le Ministre.
Elle ne prenait absolument pas en compte nos demandes, ni nos arguments. Se contentant dans un inventaire à la Prévert de lister les aides de l’État à destination de la ville de Tomblaine en remontant… jusqu’en 2017 !
Nous nous permettons de faire remarquer qu’elle valorisait une légère augmentation des dotations de l’État sur ces années-là en oubliant de considérer qu’une légère augmentation sur quelques années pour une ville qui a constaté plus 15% d’habitants en 12 ans, équivaut dans les faits à une forte baisse. Dans cet inventaire, elle commettait quelques erreurs en valorisant des aides attribuées sur le territoire de Tomblaine mais à d’autres entités que la ville de Tomblaine. Et puis, elle oubliait de parler de la suppression du filet inflation qui nous avait été attribué et qu’il nous avait été demandé de rembourser sous prétexte que la ville de Tomblaine avait réalisé des efforts considérables pour équilibrer son budget dans un contexte national catastrophique pour les communes.
Depuis plusieurs années, les maires constatent des dégradations considérables dans les relations entre les services de l’État et les communes. Il y a longtemps, les services de l’État nous accompagnaient, nous aidaient. Aujourd’hui, nous avons affaire à un État policier et je me permettrai de développer quelques exemples factuels pour appuyer cette affirmation. Deux éléments font aujourd’hui, qu’après avoir tenté de discuter avec madame la Préfète et avec le Président de la Métropole du Grand Nancy sans succès, le Conseil Municipal de Tomblaine a décidé de présenter sa démission.
Depuis des dizaines d’années, l’État et l’agglomération nancéienne sont complices, considèrent Tomblaine comme une variable d’ajustement budgétaire et parfois même comme une poubelle et empêchent tout projet de développement sur un tiers de notre commune. Quel maire accepterait qu’un tiers de sa commune soit privé de toutes recettes fiscales, que ce soit taxe foncière ou contribution foncière des entreprises ?
Aussi depuis de nombreuses années, le Conseil Municipal de Tomblaine a travaillé à un projet de développement qui part de la Meurthe, de la plaine de la Méchelle jusqu’à la Plaine Flageul. Depuis les bords de Meurthe, nous avons imaginé une transition verte en direction de la Plaine Flageul qui permettra de traverser la parcelle occupée actuellement par le centre de secours du SDIS et de traverser naturellement l’avenue de la Fraternité en direction de la Plaine Flageul. L’État pendant des décennies a été propriétaire de ces terrains qu’il a cédé à l’euro symbolique à la Métropole sans jamais assumer son devoir de dépollution.
Le carrefour de la Fraternité est accidentogène, il dysfonctionne, tout le monde s’en plaint. Cela fait 40 ans que ça dure et chacun sait que dans 40 ans la Métropole ne l’aura toujours ni reconfiguré, ni sécurisé. Alors notre proposition qui concerne un aménagement sécurisé en amont de ce carrefour, à quelques dizaines de mètre, a du sens. Il permettra un chemin d’usage naturel, puisqu’en continuité de cette transition verte et sécurisé, sur un passage qui rappelons-le est utilisé plusieurs fois par jour par les 3 000 élèves de la Cité Scolaire à proximité.
On comprend ainsi l’urgence.
De plus, il est nécessaire d’installer un parking relais pour toutes les personnes venues de l’Est de l’agglomération et qui sont obligées soit de stationner leur véhicule sur le parking de la piscine du Lido, empêchant alors les usagers de l’utiliser, soit d’entrer dans Nancy intramuros avec leur véhicule. Un parking relais à cet endroit résoudrait rapidement ce problème. Tous les 15 jours à l’occasion des matchs de l’AS Nancy Lorraine, tout ce quartier est envahi par des centaines de voitures qui détériorent les pelouses, les terre-pleins centraux qui créent des situations d’insécurité et qui pourrissent la vie de tout un quartier. Ce parking silo permettrait de résoudre une grande partie du problème et je demande que dans le même temps les parkings de l’AS Nancy Lorraine existants soient reconfigurés, arborés avec des surfaces perméabilisées.
Pour préparer ce projet, un appel à participation citoyenne a été lancé au mois de mars. Par une formidable mobilisation 1 100 personnes, en une semaine, sont venues planter des arbres sur une superficie de 2 500 m² (en raison des intempéries, le travail devrait être terminé au mois d’octobre).
En 2023, la Métropole a engagé la commande d’une étude coûteuse (une de plus) auprès du cabinet Soler-Couteau, qui en avait conclu que cette parcelle pourrait être cédée à un privé sans passer par un appel d’offre. Et le Président de la Métropole me l’avait promis pour le premier trimestre 2024. Promesse pas tenue.
Il y a 6 ans, André ROSSINOT avait décidé unilatéralement le déménagement de cette parcelle des pompiers de Tomblaine, pour mutualiser deux casernes sur Nancy et réaliser des économies budgétaires. La réalité de ces économies n’a jamais été démontrée. Le coût de la construction d’une nouvelle caserne et des déménagements est resté occulte. Le grand public a besoin de connaître le coût réel de cette opération en argent public. Pire encore, à l’époque, André ROSSINOT avait pris cette décision sans même en informer le Conseil Municipal de Tomblaine. Quel mépris !
Depuis, je n’ai eu cesse de demander publiquement, officiellement la date de départ des pompiers, je n’ai eu cesse de dire que dès le départ des pompiers, des travaux devraient être engagés pour aménager cette parcelle sur cet endroit névralgique pour un projet structurant, vert et sécurisé, pour toute la ville. Je n’ai jamais eu de réponse de la part de la Métropole. Le mépris continue !
Le 26 mars, madame la Préfète m’a proposé un rendez-vous en Préfecture en me demandant de lister tous les petits problèmes que la ville de Tomblaine connaîtrait afin de les étudier ensemble. C’était un piège. En Préfecture, elle ne s’est pas intéressée du tout aux soucis de la ville de Tomblaine mais elle m’a signifié sa décision autoritaire d’installer un camp de migrants sur la parcelle du SDIS dès le mois de septembre 2024.
J’ai constaté alors que madame la Préfète connaissait très mal le sujet puisqu’elle affirmait qu’il n’y avait pas de logements d’habitation à proximité et que ce secteur ne posait aucun problème. Je lui ai immédiatement répondu (comme quoi les élus de proximité sont plus à même d’aborder les sujets avec discernement que les fonctionnaires d’État) que sur la même parcelle, nous avons une tour avec 30 familles qui y habitent et qu’à cinquante mètres nous avons un lotissement. Nous avons à proximité une Cité Scolaire avec 3 000 élèves et nous avons le stade Marcel Picot, le stade Raymond Petit, la Maison Régionale des Sports avec lesquels il y aura forcément conflits d’usage.
Dans un premier temps, madame la Préfète a évoqué un hébergement dans de beaux petits chalets en bois. Par la suite, il s’agissait de loger ces personnes dans des conteneurs. Qui accepterait ces conditions ?
Le quartier est un quartier en tension permanente. Depuis de nombreuses années, je travaille en lien avec les chefs d’établissement (car malheureusement les Groupe Locaux de Traitement de la Délinquance, qui étaient très efficaces ont été abandonnés par monsieur le Procureur !!!) pour gérer les allers et venues et les activités des élèves en dehors de l’école, les squats, les deals, les bagarres, les agressions et les incivilités diverses.
Tous les 15 jours, lors des matchs de l’ASNL, des forces de police sont déployées largement, ce qui démontre une situation d’insécurité et de danger avéré. L’AS Nancy Lorraine m’a fait savoir qu’elle partageait mon avis. Cette proposition est une hérésie. Les migrants seraient installés à une vingtaine de mètres de l’endroit où tous les 15 jours, on parque les supporters souvent surexcités des équipes visiteuses. Il faut d’ailleurs noter que depuis longtemps le maire de Tomblaine en début d’année, distribuait des laisser-passer aux riverains pour qu’ils puissent librement sortir de chez eux. Depuis quelques années, la police nationale rit au nez des riverains, ne reconnaît pas la légitimité de ces laisser-passer, ce qui décrédibilise encore un peu plus le maire. C’est ainsi tout un quartier qui tous les 15 jours est puni et consigné chez lui autoritairement.
Nous considérons donc que ces conditions d’accueil de migrants seraient indignes et nous considérons que ne pas reconnaître le projet des élus Tomblainois dans l’urgence pour des raisons de sécurité est un irrespect total.
Nous avons fait plusieurs propositions à madame la Préfète :
- 13 communes, dans l’agglomération, ont plus de 5 000 habitants. Seules 3, dont Tomblaine, sont en conformité avec la loi Besson et sont dotées d’une aire de passage de petite capacité toute l’année. Les autres sont en illégalité. La Préfète parle aujourd’hui d’une quarantaine de famille, 120 personnes pour ce qui concerne les migrants. Je propose que les 13 communes reçoivent chacune en moyenne 3 familles parce qu’une famille seule consisterait à la fragiliser en l’isolant et 10 familles, c’est le début d’un ghetto constitué. Confiez nous 3 familles. Très rapidement, en lien avec les bailleurs sociaux, nous leur offrirons à chacune un logement décent. Avec l’aide du CCAS, nous fournirons de quoi meubler ces appartements. Le jour même, nous scolariserons les enfants, nous les intègrerons dans la vie associative, sportive ou culturelle et je me fais fort de trouver un travail pour les parents dans la semaine qui suit, étant donné le nombre d’employeurs privés qui sont en recherche de main d’œuvre, à condition que l’État joue le jeu et donne un titre de séjour à ces personnes pour leur permettre de travailler, de ne pas être assistées, de payer leur loyer et d’être dignes. Mais la réalité, c’est que l’Etat veut bien parquer ces personnes dans des conditions inhumaines, mais il ne souhaite pas leur délivrer des titres provisoires de travail pour qu’ils puissent travailler, c’est la honte de la République, pays des Droits de l’Homme.
- Le Président de la Métropole, par ailleurs, a proposé une autre solution, accueillir ces migrants sur le site des Grands Moulins mais madame la Préfète, pour l’instant n’a rien lâché, c’est incompréhensible. C’est une des raisons de notre démission.
Concernant les services de l’État, force nous est de constater que les maires et les communes aujourd’hui sont mis sous tutelle et que nous avons affaire à des excès de zèle de fonctionnaires qui représentent un État policier.
Quelques exemples factuels :
- Quand une mère de famille seule, employée par la ville de Tomblaine, à la veille d’un grand week-end, sollicite une avance sur salaire parce qu’elle n’a plus de quoi faire manger ses enfants. Que le maire accorde cette avance sur salaire et que le vendredi à 17 heures on reçoit un refus de la Trésorerie Départementale de verser cet argent, c’est une ingérence inacceptable sur la légitimité du maire. Après 17 heures le vendredi, ce fonctionnaire d’État est parti en week-end, nous n’avons plus d’interlocuteur, il se contrefiche de la situation de cette famille. Il faudra attendre le mardi pour obtenir des explications nauséabondes sous forme d’alibi comme quoi la demande n’aurait pas été exprimée dans des termes choisis…
- Aujourd’hui, la population se sent abandonnée par les services de police et par la justice. Au commissariat de police, on dissuade les personnes de porter plainte voire même de déposer une main courante. Aujourd’hui, la police nationale ne répond plus aux sollicitations des élus de la République. Le procureur de la République classe 80 % des affaires sans suite. Dès qu’une affaire à sensation se produit, il informe les médias pour se valoriser et faire le buzz, au détriment même des victimes, alors que dans le même temps, il refuse toute information auprès du maire.
A plusieurs reprises, nous avons eu des fonctionnaires qui ont réalisé de véritables descentes de police dans des établissements municipaux, qui sont pourtant de domaines non obligatoires de la commune pour tenter de relever des infractions sur la base d’arguments psychorigides, ce qui les amène à adresser au maire des remarques désagréables, voire des menaces !
Voilà comment dans la vraie vie, les maires sont déconsidérés, méprisés par des fonctionnaires d’État.
Un deuxième grand sujet est celui de l’accueil des gens du voyage. Tout comme pour les migrants, il n’y a aucune forme d’intolérance vis-à-vis des gens du voyage de la part de la commune de Tomblaine.
Dans mon histoire personnelle, comme dans l’histoire collective de la ville de Tomblaine, nous avons souvent démontré notre volonté et notre capacité d’accueil pour les plus fragiles ou pour les personnes d’origine étrangère. Avec rarement l’aide de l’État.
Au début de ce mandat, les gens du voyage étaient stationnés, pour ce qui concerne les aires de grand passage, sur une partie du parking du Zénith. Parce que la Métropole n’a jamais assumé sa responsabilité dans le cadre du schéma départemental d’accueil des gens du voyage, elle n’a jamais identifié un endroit décent.
Au début de ce mandat les élus de Nancy ont souhaité organiser chaque été une série de méga-concert, ce que je trouve plutôt bien. C'est alors qu'un producteur de spectacle privé a fait un caprice (on parle de centaines de milliers d'euros sur un seul concert et on parle d’intérêt privé). Il a menacé d'annuler ce concert s'il y avait des gens de voyage sur cette aire de grand passage. C'est alors que Mathieu Klein, Président de la Métropole du Grand Nancy et Bertrand KLING m'ont informé de leur souhait d'amener une ville entière de caravanes sur la Plaine Flageul à Tomblaine. Là même où nous avons un projet de développement très important. Ils m'ont affirmé que cela n’aurait lieu qu'une année puisqu'il avait une solution pérenne pour l'avenir. En 2021 ils sont revenus en me promettant que ce serait la dernière fois, puis en 2022, puis en 2023…. En 2023, le Président de la Métropole du Grand Nancy m'a même écrit que ça n'arriverait plus.
Il ne s'agit pas de montrer du doigt les gens du voyage, il s'agit de dénoncer les conditions ignobles dans lesquelles on les entasse. La Plaine Flageul n'est pas aménagée, il n'y a pas de réseau d'assainissement, on se donne bonne conscience en installant deux containers pour les poubelles et un algeco pour les toilettes. Il y a chaque fois une pollution du site avec des huiles ou tout autre détritus. On nous annonce chaque fois un maximum de 200 caravanes, on est allé en réalité jusqu'à 1500. Le 23 juin 2023 par mail on m'annonçait 50 caravanes, le 24 juillet 133 caravanes supplémentaires, le 03 août 100 caravanes de plus. Ensuite on m'annonçait que le "grand rassemblement national évangélique aurait lieu du 3 au 17 septembre avec 30 000 à 40 000 participants à cet événement et que la Métropole du Grand Nancy était confrontée à un risque de stationnement illicite". Les gens du voyage ne sont pas en cause mais celles et ceux qui les placent dans ces conditions sont irresponsables. Nous avons constaté des branchements sauvages sur la bouche incendie de l'aérodrome. Il est arrivé que des enfants soient allés jouer au foot sur la piste d'aviation. L'an dernier, les installations du club canin ont été saccagées ainsi que 10 mètres linéaires de grillage. Un incendie a ravagé 700 m². Pendant toute cette période d'occupation, il est constaté de nombreux vols et dégradations au cimetière de Tomblaine. Je n'ai jamais voulu en parler pour ne pas stigmatiser les gens du voyage et attiser la haine autour d'eux.
Les habitants sont révoltés d'autant plus que les services de police refusent de prendre les plaintes. Si on nous propose 80 enfants à scolariser à Tomblaine, nous sommes en devoir de les accueillir et nous ne bénéficions d'aucun soutien et d'aucune aide de la part de la Métropole du Grand Nancy ou de l'Etat. Je rappelle que dans le PLU nous sommes en zone UE qui interdit la présence de caravanes ou de tentes à juste raison puisque nous sommes à côté d'une piste d'aviation. Vous trouverez ci-dessous quelques photos prises début octobre 2023 après le départ des gens du voyage. Le 13 mai dernier, les 50 premières caravanes sont arrivées, le Président de la Métropole a adressé un courrier à la Préfète pour lui signifier que l'aire de grand passage serait située à nouveau à cet endroit. Deux jours plus tard le 15 mai, ce sont 150 caravanes en place.
Sur un tiers de notre commune, nous avons un énorme projet de développement financé par des privés qui se traduira par de l'emploi, de l’activité, de l'attractivité. Ce projet a été empêché pendant de nombreuses années à cause de ces envahissements et des résistances administratives de la Métropole. En effet à cause de cela les études faune-flore, les études 4 saisons et le déclassement des parcelles ont été rendu impossibles. Nous avons droit à un véritable acharnement de la part de l'Etat et de la Métropole. Nous sommes très sensibles aux milliers de messages de soutien reçus depuis 2 jours parmi lesquels des employés métropolitains et des représentants syndicaux. La population nous soutient, les 3000 parents d'élèves nous soutiendront. Nous sommes déterminés à nous opposer à tout cela. C'est pourquoi nous décidons de démissionner. J’ai adressé ma démission à la Préfète en tant que Maire, démission que je souhaite à partir de la date du 5 juin.
En attendant sa réponse, je suis toujours le Maire de Tomblaine ;
Trois de nos collègues qui sont en plein accord avec nous ne démissionneront pas pour ne pas mettre en difficulté la ville dans cette période de transition mais nous retrouverons une liberté d'expression qui nous permettra de mettre en place un shadow cabinet, de nous exprimer librement sur les réseaux, de tenir des réunion publiques, d'ouvrir des pétitions en lignes ou sur papier, de créer une association de défense des citoyens de Tomblaine et d'Essey-lès-Nancy parce que les citoyens d'Essey s'y opposent également, d'évaluer le préjudice subi par la ville de Tomblaine, d'attaquer au Tribunal Administratif l'arrêté de réquisition de Madame la Préfète et la décision du Président de la Métropole du Grand Nancy et de finaliser le projet de développement urbain de Tomblaine qui devra s'imposer pour l'avenir de notre ville contre la médiocrité de la technocratie.
Monsieur le Ministre Darmanin a bien voulu répondre à notre motion, je lui ai demandé une audience, j'aimerais en responsabilité pouvoir lui exprimer les difficultés qui sont les nôtres et l'incohérence des dysfonctionnements des services de l'Etat et de la Métropole du Grand Nancy.
Après en avoir délibéré, le Conseil Municipal :
APPROUVE cette motion qui sera adressée à Monsieur le Ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, Madame la Préfète et Monsieur le Président de la Métropole du Grand Nancy.
Adopté à l’unanimité
Et ont signé les membres présents,
Pour copie conforme,
Le Maire,
Hervé FERON
1 197
Le problème
Le Conseil Municipal de Tomblaine a décidé de dire tout haut ce que beaucoup pensent quant à l’État policier et quant à la Métropole intrusive, qui ne respectent ni les élus locaux, ni la libre administration des collectivités territoriales garante des libertés locales, bafouant ainsi ce principe inscrit dans la Constitution Française.
Pour cette séance de Conseil Municipal, la salle était pleine, le public nombreux.
Une très longue motion a été lue et votée à l’unanimité (majorité et opposition), comme pour dire avec force l’opposition unanime à la Préfète et au Président de la Métropole, ce qui était devenu nécessaire, car ils ne sont pas sourds, ils sont indifférents. Indifférents aux préjudices qu’ils causent depuis si longtemps à la population de Tomblaine.
Et puis, le Maire Hervé Féron a annoncé son intention d’adresser à la Préfète sa démission de ses fonctions de Maire, pour le 5 juin prochain. La totalité des conseillers municipaux ont annoncé également leur démission, sauf trois conseillers de la liste du Maire, à qui il avait demandé de ne pas démissionner pour « garder la maison » pendant la période transitoire et ne pas laisser la gestion de la commune à n’importe qui, car le devenir de Tomblaine et de ses habitants est le plus important que tout pour vos élus.
Les trois élus d’opposition, dont une absente n’ont pas souhaité démissionner tout en votant cette motion et en affirmant leur plein accord et leur soutien à l’action du Maire qu’ils ont même qualifiée de « noble et courageuse ».
Il y a eu d’autres points à l’ordre du jour, tout a été voté à l’unanimité.
Lorsque le Maire a déclaré la séance close, tout le monde s’est levé et tout le monde a applaudi, comme pour exprimer spontanément un plébiscite.
Communiqué d’Hervé Féron :
Depuis deux jours, des milliers de témoignages de sympathie affluent, je remercie tout le monde. Je sais que déjà des mouvements se préparent et des pétitions circulent. De notre côté, nous allons structurer ça.
=> Beaucoup de maires m’ont adressé leur soutien et je les remercie, un seul m’insulte, je ne m’y intéresse pas.
On organisera probablement une tribune des maires pour qu’ils puissent s’exprimer, malgré les pressions.
=> beaucoup de dirigeants sportifs m’ont apporté spontanément leur soutien, on organisera aussi probablement une tribune pour eux.
=> Lorsque je critique les technocrates de la Métropole, il est bien évident que je ne parle que de quelques-uns, la DGS et quelques notables du fonctionnariat qui ont le plus grand mépris pour la légitimité des élus de la République.
J’ai les meilleures relations qui soient avec la très grande majorité des employés de la Métropole que je respecte et dont je respecte le travail. Je remercie aussi les nombreux employés métropolitains qui n’en peuvent plus et qui m’ont témoigné leur soutien.
J’ai lu les communiqués de la Préfète et du Président de la Métropole… affligeants, comme pour justifier l’injustifiable. On les sent mal à l’aise sur leur piédestal, pour ne pas dire honteux...Celui de la Préfète est un monument d’hypocrisie, elle rappelle les aides de l’État à Tomblaine en remontant … 8 ans en arrière pour faire du chiffre, méthode d’épicière !!! Elle mélange les dotations dues par l’Etat pour que les Communes puissent exercer les missions qui sont les leurs et mettre en place du service public. C’est à dire l’argent que l’Etat nous doit !
Dans sa volonté de se justifier, elle assimile des subventions qui ont été attribuées à d’autres entités que la ville de Tomblaine, elle omet de parler du filet inflation que le Président de la République a annoncé triomphalement aux français et pour lequel il a été exigé de la Commune de Tomblaine qu’elle le rembourse à l’Etat sous prétexte qu’elle avait consenti de nombreux efforts et que sa situation budgétaire s’était donc améliorée… La double peine.
Quant au problème que nous soulevons, sa réquisition… elle n’en parle pas du tout.
Le communiqué de Mathieu Klein, comme d’habitude, a été écrit par les membres de son cabinet, les amis des amis encartés, qui viennent de naître, qui n’ont jamais rien géré de leur vie et qui n’ont jamais mis les pieds à Tomblaine. C’est dire si les conditions de vie des habitants, ils s’en tamponnent le coquillart ! Ils commencent par dire du bien de moi, parce qu’ils savent que j’ai la population avec moi… C’est un communiqué très lâche. Et puis ils parlent de ma vice-présidence, comme si je n’étais plus maire de Tomblaine dès aujourd’hui… Ils devraient travailler un tout petit peu et se renseigner avant que d'écrire… Et puis dire qu’on a avancé sur le projet Plaine Flageul, cela fait 4 ans qu’ils n’ont rien fait, qu’ils mettent des bâtons dans les roues, qu’ils coûtent de l’argent à la collectivité en engageant des études inutiles et coûteuses, et depuis quatre ans chaque fois qu’ils ont envoyé les gens du voyage pour quatre mois, de l’année, ils ont empêché toutes les études nécessaires au lancement du projet. Ils n’auront jamais le courage de le reconnaitre.
Dans la motion que nous avons votée, on développe deux axes principaux, mais que dire aussi de la piste cyclable Sonia Huguet, qui, malgré les promesses, est toujours une impasse ? Que dire des arbres massacrés sur la route d’Art sur Meurthe parce que la Métropole n’a pas voulu nous entendre sur la méthode à utiliser ? Que dire du champ solaire de 12Ha annoncé dans le projet éco-citoyen de notre ville, que la CCI veut réaliser et que la Métropole empêche depuis 6 ans, ? Que dire de la chaufferie Urbaine décidée par la Métropole sans jamais en avoir parlé en amont au Maire, à Tomblaine parce qu’une chaufferie urbaine n’est assujettie ni à la Taxe Foncière, ni à la Contribution Foncière des Entreprises, mais vous devez savoir que s’ils ont décidé de l’installer à Tomblaine il n’est pas prévu qu’elle ne desserve le moindre bâtiment d’habitation sur Tomblaine. Que dire de ce permis de construire signé par la Préfète, assorti d’un très beau schéma en 3D avec une très belle route pour l’accès des camions, alors que personne n’a prévu de financer cette route ?
Il est important que vous sachiez tout ça pour comprendre notre colère, est-ce de l’incompétence ? ou de l’escroquerie ? En tous cas, c’est toujours Tomblaine qui trinque et ce coup d’éclat nous servira à informer la population et à dénoncer encore beaucoup de choses bien au-delà de Tomblaine.
Que va-t-il se passer (entre autres) ?
- Une pétition en ligne sera lancée (en plus de celles qui sont déjà parties spontanément).
- Une association de défense des citoyens de Tomblaine et d’Essey-les-Nancy est en train de voir le jour (car les habitants d’Essey protestent aussi contre l’emplacement de la chaufferie urbaine et contre les conditions d’accueil des gens du voyage)
- Je diffuserai une vidéo sur les réseaux sociaux à partager, objectif des centaines de milliers de vues.
- Hier, à 18h a eu lieu la première réunion publique,
- La semaine prochaine distribution d'une lettre du Maire à la population. Nous serons présents dans tous les quartiers pour expliquer.
- Le jour où la Préfète actera notre démission nous quitterons la mairie et nous nous installerons dans une permanence à 40m, boulevard Barbusse.
- Nous y installerons un shadow cabinet constitué d'élus démissionnaires et de citoyens pour continuer le combat.
- Ce shadow cabinet, en lien avec l’association de défense des citoyens aura à charge de publier le projet de développement urbain pour Tomblaine, avec une partie « livre noir » reprenant toutes les exactions de l’Etat et de la Métropole. Avec notre conseil, ils auront à charge d’évaluer le préjudice subi par la Commune de Tomblaine sur les 10 dernières années, de la faute de l’Etat et de la Métropole. Parce qu’il faudra demander des comptes.
- Ils auront à charge d’attaquer au Tribunal administratif l’arrêté de réquisition de la préfète et l’acte de décision administrative du Président de la Métropole du Grand Nancy.
- Des contacts sont déjà pris avec des associations humanitaires.
- Je sais qu'il y aura des occupations de terrains et des manifestations. Je ne les demande pas et je n’en serai pas responsable.
Beaucoup d’entre vous ont loué notre courage d’agir, mais si quelques autres ont pu penser que nous baissons les bras, nous les invitons à nous rejoindre pour retrousser les manches. Nous ne cherchons pas l’affrontement, tout ce que nous faisons là n’est que dans l’intérêt de Tomblaine et de ses habitants.
Hervé Féron et l’ensemble du Conseil Municipal de Tomblaine, croyez en notre détermination pour vous défendre.
La motion :
Le 3 avril 2024, le Conseil Municipal de Tomblaine a voté à l’unanimité une motion pour s’opposer avec la plus grande fermeté à la décision autoritaire de madame la Préfète de Meurthe-et-Moselle d’implanter un regroupement de migrants sur la parcelle utilisée actuellement par le centre de secours du SDIS à Tomblaine.
Le Conseil Municipal, dans cette même délibération s’opposait tout aussi fermement à la décision du Président de la Métropole de proposer à la Préfète de réquisitionner également la Plaine Flageul pour y installer en toute illégalité, pour la 4ème année consécutive, une ville entière de gens du voyage sur une durée de 4 mois.
Nous avions écrit à monsieur le Ministre de l’intérieur et des Outre-Mer, Gérald DARMANIN. Celui-ci, nous a répondu qu’il avait bien pris note de nos préoccupations et qu’il avait chargé madame la Préfète de me tenir directement informé des suites qui pourront être réservées.
Malheureusement, le courrier que madame la Préfète nous a adressé le 2 mai 2024 ne correspond ni à nos attentes, ni à celle de monsieur le Ministre.
Elle ne prenait absolument pas en compte nos demandes, ni nos arguments. Se contentant dans un inventaire à la Prévert de lister les aides de l’État à destination de la ville de Tomblaine en remontant… jusqu’en 2017 !
Nous nous permettons de faire remarquer qu’elle valorisait une légère augmentation des dotations de l’État sur ces années-là en oubliant de considérer qu’une légère augmentation sur quelques années pour une ville qui a constaté plus 15% d’habitants en 12 ans, équivaut dans les faits à une forte baisse. Dans cet inventaire, elle commettait quelques erreurs en valorisant des aides attribuées sur le territoire de Tomblaine mais à d’autres entités que la ville de Tomblaine. Et puis, elle oubliait de parler de la suppression du filet inflation qui nous avait été attribué et qu’il nous avait été demandé de rembourser sous prétexte que la ville de Tomblaine avait réalisé des efforts considérables pour équilibrer son budget dans un contexte national catastrophique pour les communes.
Depuis plusieurs années, les maires constatent des dégradations considérables dans les relations entre les services de l’État et les communes. Il y a longtemps, les services de l’État nous accompagnaient, nous aidaient. Aujourd’hui, nous avons affaire à un État policier et je me permettrai de développer quelques exemples factuels pour appuyer cette affirmation. Deux éléments font aujourd’hui, qu’après avoir tenté de discuter avec madame la Préfète et avec le Président de la Métropole du Grand Nancy sans succès, le Conseil Municipal de Tomblaine a décidé de présenter sa démission.
Depuis des dizaines d’années, l’État et l’agglomération nancéienne sont complices, considèrent Tomblaine comme une variable d’ajustement budgétaire et parfois même comme une poubelle et empêchent tout projet de développement sur un tiers de notre commune. Quel maire accepterait qu’un tiers de sa commune soit privé de toutes recettes fiscales, que ce soit taxe foncière ou contribution foncière des entreprises ?
Aussi depuis de nombreuses années, le Conseil Municipal de Tomblaine a travaillé à un projet de développement qui part de la Meurthe, de la plaine de la Méchelle jusqu’à la Plaine Flageul. Depuis les bords de Meurthe, nous avons imaginé une transition verte en direction de la Plaine Flageul qui permettra de traverser la parcelle occupée actuellement par le centre de secours du SDIS et de traverser naturellement l’avenue de la Fraternité en direction de la Plaine Flageul. L’État pendant des décennies a été propriétaire de ces terrains qu’il a cédé à l’euro symbolique à la Métropole sans jamais assumer son devoir de dépollution.
Le carrefour de la Fraternité est accidentogène, il dysfonctionne, tout le monde s’en plaint. Cela fait 40 ans que ça dure et chacun sait que dans 40 ans la Métropole ne l’aura toujours ni reconfiguré, ni sécurisé. Alors notre proposition qui concerne un aménagement sécurisé en amont de ce carrefour, à quelques dizaines de mètre, a du sens. Il permettra un chemin d’usage naturel, puisqu’en continuité de cette transition verte et sécurisé, sur un passage qui rappelons-le est utilisé plusieurs fois par jour par les 3 000 élèves de la Cité Scolaire à proximité.
On comprend ainsi l’urgence.
De plus, il est nécessaire d’installer un parking relais pour toutes les personnes venues de l’Est de l’agglomération et qui sont obligées soit de stationner leur véhicule sur le parking de la piscine du Lido, empêchant alors les usagers de l’utiliser, soit d’entrer dans Nancy intramuros avec leur véhicule. Un parking relais à cet endroit résoudrait rapidement ce problème. Tous les 15 jours à l’occasion des matchs de l’AS Nancy Lorraine, tout ce quartier est envahi par des centaines de voitures qui détériorent les pelouses, les terre-pleins centraux qui créent des situations d’insécurité et qui pourrissent la vie de tout un quartier. Ce parking silo permettrait de résoudre une grande partie du problème et je demande que dans le même temps les parkings de l’AS Nancy Lorraine existants soient reconfigurés, arborés avec des surfaces perméabilisées.
Pour préparer ce projet, un appel à participation citoyenne a été lancé au mois de mars. Par une formidable mobilisation 1 100 personnes, en une semaine, sont venues planter des arbres sur une superficie de 2 500 m² (en raison des intempéries, le travail devrait être terminé au mois d’octobre).
En 2023, la Métropole a engagé la commande d’une étude coûteuse (une de plus) auprès du cabinet Soler-Couteau, qui en avait conclu que cette parcelle pourrait être cédée à un privé sans passer par un appel d’offre. Et le Président de la Métropole me l’avait promis pour le premier trimestre 2024. Promesse pas tenue.
Il y a 6 ans, André ROSSINOT avait décidé unilatéralement le déménagement de cette parcelle des pompiers de Tomblaine, pour mutualiser deux casernes sur Nancy et réaliser des économies budgétaires. La réalité de ces économies n’a jamais été démontrée. Le coût de la construction d’une nouvelle caserne et des déménagements est resté occulte. Le grand public a besoin de connaître le coût réel de cette opération en argent public. Pire encore, à l’époque, André ROSSINOT avait pris cette décision sans même en informer le Conseil Municipal de Tomblaine. Quel mépris !
Depuis, je n’ai eu cesse de demander publiquement, officiellement la date de départ des pompiers, je n’ai eu cesse de dire que dès le départ des pompiers, des travaux devraient être engagés pour aménager cette parcelle sur cet endroit névralgique pour un projet structurant, vert et sécurisé, pour toute la ville. Je n’ai jamais eu de réponse de la part de la Métropole. Le mépris continue !
Le 26 mars, madame la Préfète m’a proposé un rendez-vous en Préfecture en me demandant de lister tous les petits problèmes que la ville de Tomblaine connaîtrait afin de les étudier ensemble. C’était un piège. En Préfecture, elle ne s’est pas intéressée du tout aux soucis de la ville de Tomblaine mais elle m’a signifié sa décision autoritaire d’installer un camp de migrants sur la parcelle du SDIS dès le mois de septembre 2024.
J’ai constaté alors que madame la Préfète connaissait très mal le sujet puisqu’elle affirmait qu’il n’y avait pas de logements d’habitation à proximité et que ce secteur ne posait aucun problème. Je lui ai immédiatement répondu (comme quoi les élus de proximité sont plus à même d’aborder les sujets avec discernement que les fonctionnaires d’État) que sur la même parcelle, nous avons une tour avec 30 familles qui y habitent et qu’à cinquante mètres nous avons un lotissement. Nous avons à proximité une Cité Scolaire avec 3 000 élèves et nous avons le stade Marcel Picot, le stade Raymond Petit, la Maison Régionale des Sports avec lesquels il y aura forcément conflits d’usage.
Dans un premier temps, madame la Préfète a évoqué un hébergement dans de beaux petits chalets en bois. Par la suite, il s’agissait de loger ces personnes dans des conteneurs. Qui accepterait ces conditions ?
Le quartier est un quartier en tension permanente. Depuis de nombreuses années, je travaille en lien avec les chefs d’établissement (car malheureusement les Groupe Locaux de Traitement de la Délinquance, qui étaient très efficaces ont été abandonnés par monsieur le Procureur !!!) pour gérer les allers et venues et les activités des élèves en dehors de l’école, les squats, les deals, les bagarres, les agressions et les incivilités diverses.
Tous les 15 jours, lors des matchs de l’ASNL, des forces de police sont déployées largement, ce qui démontre une situation d’insécurité et de danger avéré. L’AS Nancy Lorraine m’a fait savoir qu’elle partageait mon avis. Cette proposition est une hérésie. Les migrants seraient installés à une vingtaine de mètres de l’endroit où tous les 15 jours, on parque les supporters souvent surexcités des équipes visiteuses. Il faut d’ailleurs noter que depuis longtemps le maire de Tomblaine en début d’année, distribuait des laisser-passer aux riverains pour qu’ils puissent librement sortir de chez eux. Depuis quelques années, la police nationale rit au nez des riverains, ne reconnaît pas la légitimité de ces laisser-passer, ce qui décrédibilise encore un peu plus le maire. C’est ainsi tout un quartier qui tous les 15 jours est puni et consigné chez lui autoritairement.
Nous considérons donc que ces conditions d’accueil de migrants seraient indignes et nous considérons que ne pas reconnaître le projet des élus Tomblainois dans l’urgence pour des raisons de sécurité est un irrespect total.
Nous avons fait plusieurs propositions à madame la Préfète :
- 13 communes, dans l’agglomération, ont plus de 5 000 habitants. Seules 3, dont Tomblaine, sont en conformité avec la loi Besson et sont dotées d’une aire de passage de petite capacité toute l’année. Les autres sont en illégalité. La Préfète parle aujourd’hui d’une quarantaine de famille, 120 personnes pour ce qui concerne les migrants. Je propose que les 13 communes reçoivent chacune en moyenne 3 familles parce qu’une famille seule consisterait à la fragiliser en l’isolant et 10 familles, c’est le début d’un ghetto constitué. Confiez nous 3 familles. Très rapidement, en lien avec les bailleurs sociaux, nous leur offrirons à chacune un logement décent. Avec l’aide du CCAS, nous fournirons de quoi meubler ces appartements. Le jour même, nous scolariserons les enfants, nous les intègrerons dans la vie associative, sportive ou culturelle et je me fais fort de trouver un travail pour les parents dans la semaine qui suit, étant donné le nombre d’employeurs privés qui sont en recherche de main d’œuvre, à condition que l’État joue le jeu et donne un titre de séjour à ces personnes pour leur permettre de travailler, de ne pas être assistées, de payer leur loyer et d’être dignes. Mais la réalité, c’est que l’Etat veut bien parquer ces personnes dans des conditions inhumaines, mais il ne souhaite pas leur délivrer des titres provisoires de travail pour qu’ils puissent travailler, c’est la honte de la République, pays des Droits de l’Homme.
- Le Président de la Métropole, par ailleurs, a proposé une autre solution, accueillir ces migrants sur le site des Grands Moulins mais madame la Préfète, pour l’instant n’a rien lâché, c’est incompréhensible. C’est une des raisons de notre démission.
Concernant les services de l’État, force nous est de constater que les maires et les communes aujourd’hui sont mis sous tutelle et que nous avons affaire à des excès de zèle de fonctionnaires qui représentent un État policier.
Quelques exemples factuels :
- Quand une mère de famille seule, employée par la ville de Tomblaine, à la veille d’un grand week-end, sollicite une avance sur salaire parce qu’elle n’a plus de quoi faire manger ses enfants. Que le maire accorde cette avance sur salaire et que le vendredi à 17 heures on reçoit un refus de la Trésorerie Départementale de verser cet argent, c’est une ingérence inacceptable sur la légitimité du maire. Après 17 heures le vendredi, ce fonctionnaire d’État est parti en week-end, nous n’avons plus d’interlocuteur, il se contrefiche de la situation de cette famille. Il faudra attendre le mardi pour obtenir des explications nauséabondes sous forme d’alibi comme quoi la demande n’aurait pas été exprimée dans des termes choisis…
- Aujourd’hui, la population se sent abandonnée par les services de police et par la justice. Au commissariat de police, on dissuade les personnes de porter plainte voire même de déposer une main courante. Aujourd’hui, la police nationale ne répond plus aux sollicitations des élus de la République. Le procureur de la République classe 80 % des affaires sans suite. Dès qu’une affaire à sensation se produit, il informe les médias pour se valoriser et faire le buzz, au détriment même des victimes, alors que dans le même temps, il refuse toute information auprès du maire.
A plusieurs reprises, nous avons eu des fonctionnaires qui ont réalisé de véritables descentes de police dans des établissements municipaux, qui sont pourtant de domaines non obligatoires de la commune pour tenter de relever des infractions sur la base d’arguments psychorigides, ce qui les amène à adresser au maire des remarques désagréables, voire des menaces !
Voilà comment dans la vraie vie, les maires sont déconsidérés, méprisés par des fonctionnaires d’État.
Un deuxième grand sujet est celui de l’accueil des gens du voyage. Tout comme pour les migrants, il n’y a aucune forme d’intolérance vis-à-vis des gens du voyage de la part de la commune de Tomblaine.
Dans mon histoire personnelle, comme dans l’histoire collective de la ville de Tomblaine, nous avons souvent démontré notre volonté et notre capacité d’accueil pour les plus fragiles ou pour les personnes d’origine étrangère. Avec rarement l’aide de l’État.
Au début de ce mandat, les gens du voyage étaient stationnés, pour ce qui concerne les aires de grand passage, sur une partie du parking du Zénith. Parce que la Métropole n’a jamais assumé sa responsabilité dans le cadre du schéma départemental d’accueil des gens du voyage, elle n’a jamais identifié un endroit décent.
Au début de ce mandat les élus de Nancy ont souhaité organiser chaque été une série de méga-concert, ce que je trouve plutôt bien. C'est alors qu'un producteur de spectacle privé a fait un caprice (on parle de centaines de milliers d'euros sur un seul concert et on parle d’intérêt privé). Il a menacé d'annuler ce concert s'il y avait des gens de voyage sur cette aire de grand passage. C'est alors que Mathieu Klein, Président de la Métropole du Grand Nancy et Bertrand KLING m'ont informé de leur souhait d'amener une ville entière de caravanes sur la Plaine Flageul à Tomblaine. Là même où nous avons un projet de développement très important. Ils m'ont affirmé que cela n’aurait lieu qu'une année puisqu'il avait une solution pérenne pour l'avenir. En 2021 ils sont revenus en me promettant que ce serait la dernière fois, puis en 2022, puis en 2023…. En 2023, le Président de la Métropole du Grand Nancy m'a même écrit que ça n'arriverait plus.
Il ne s'agit pas de montrer du doigt les gens du voyage, il s'agit de dénoncer les conditions ignobles dans lesquelles on les entasse. La Plaine Flageul n'est pas aménagée, il n'y a pas de réseau d'assainissement, on se donne bonne conscience en installant deux containers pour les poubelles et un algeco pour les toilettes. Il y a chaque fois une pollution du site avec des huiles ou tout autre détritus. On nous annonce chaque fois un maximum de 200 caravanes, on est allé en réalité jusqu'à 1500. Le 23 juin 2023 par mail on m'annonçait 50 caravanes, le 24 juillet 133 caravanes supplémentaires, le 03 août 100 caravanes de plus. Ensuite on m'annonçait que le "grand rassemblement national évangélique aurait lieu du 3 au 17 septembre avec 30 000 à 40 000 participants à cet événement et que la Métropole du Grand Nancy était confrontée à un risque de stationnement illicite". Les gens du voyage ne sont pas en cause mais celles et ceux qui les placent dans ces conditions sont irresponsables. Nous avons constaté des branchements sauvages sur la bouche incendie de l'aérodrome. Il est arrivé que des enfants soient allés jouer au foot sur la piste d'aviation. L'an dernier, les installations du club canin ont été saccagées ainsi que 10 mètres linéaires de grillage. Un incendie a ravagé 700 m². Pendant toute cette période d'occupation, il est constaté de nombreux vols et dégradations au cimetière de Tomblaine. Je n'ai jamais voulu en parler pour ne pas stigmatiser les gens du voyage et attiser la haine autour d'eux.
Les habitants sont révoltés d'autant plus que les services de police refusent de prendre les plaintes. Si on nous propose 80 enfants à scolariser à Tomblaine, nous sommes en devoir de les accueillir et nous ne bénéficions d'aucun soutien et d'aucune aide de la part de la Métropole du Grand Nancy ou de l'Etat. Je rappelle que dans le PLU nous sommes en zone UE qui interdit la présence de caravanes ou de tentes à juste raison puisque nous sommes à côté d'une piste d'aviation. Vous trouverez ci-dessous quelques photos prises début octobre 2023 après le départ des gens du voyage. Le 13 mai dernier, les 50 premières caravanes sont arrivées, le Président de la Métropole a adressé un courrier à la Préfète pour lui signifier que l'aire de grand passage serait située à nouveau à cet endroit. Deux jours plus tard le 15 mai, ce sont 150 caravanes en place.
Sur un tiers de notre commune, nous avons un énorme projet de développement financé par des privés qui se traduira par de l'emploi, de l’activité, de l'attractivité. Ce projet a été empêché pendant de nombreuses années à cause de ces envahissements et des résistances administratives de la Métropole. En effet à cause de cela les études faune-flore, les études 4 saisons et le déclassement des parcelles ont été rendu impossibles. Nous avons droit à un véritable acharnement de la part de l'Etat et de la Métropole. Nous sommes très sensibles aux milliers de messages de soutien reçus depuis 2 jours parmi lesquels des employés métropolitains et des représentants syndicaux. La population nous soutient, les 3000 parents d'élèves nous soutiendront. Nous sommes déterminés à nous opposer à tout cela. C'est pourquoi nous décidons de démissionner. J’ai adressé ma démission à la Préfète en tant que Maire, démission que je souhaite à partir de la date du 5 juin.
En attendant sa réponse, je suis toujours le Maire de Tomblaine ;
Trois de nos collègues qui sont en plein accord avec nous ne démissionneront pas pour ne pas mettre en difficulté la ville dans cette période de transition mais nous retrouverons une liberté d'expression qui nous permettra de mettre en place un shadow cabinet, de nous exprimer librement sur les réseaux, de tenir des réunion publiques, d'ouvrir des pétitions en lignes ou sur papier, de créer une association de défense des citoyens de Tomblaine et d'Essey-lès-Nancy parce que les citoyens d'Essey s'y opposent également, d'évaluer le préjudice subi par la ville de Tomblaine, d'attaquer au Tribunal Administratif l'arrêté de réquisition de Madame la Préfète et la décision du Président de la Métropole du Grand Nancy et de finaliser le projet de développement urbain de Tomblaine qui devra s'imposer pour l'avenir de notre ville contre la médiocrité de la technocratie.
Monsieur le Ministre Darmanin a bien voulu répondre à notre motion, je lui ai demandé une audience, j'aimerais en responsabilité pouvoir lui exprimer les difficultés qui sont les nôtres et l'incohérence des dysfonctionnements des services de l'Etat et de la Métropole du Grand Nancy.
Après en avoir délibéré, le Conseil Municipal :
APPROUVE cette motion qui sera adressée à Monsieur le Ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, Madame la Préfète et Monsieur le Président de la Métropole du Grand Nancy.
Adopté à l’unanimité
Et ont signé les membres présents,
Pour copie conforme,
Le Maire,
Hervé FERON
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Pétition lancée le 18 mai 2024