Je signe pour la reprise immédiate du RER E les soirs et les week-ends


Je signe pour la reprise immédiate du RER E les soirs et les week-ends
The Issue
Résumé :
Depuis 4 ans, Ile de France mobilités et la SNCF effectuent des travaux en soirée sur la ligne du RER E. Officiellement, ces travaux justifient l’arrêt du service à partir de 22 heures, soit environ 4 heures avant les horaires contractuels prévus lors de la conception de la ligne et sa livraison en 1999. Depuis 4 ans, les 372 000 usagers quotidiens de la ligne pâtissent de ce service réduit sans que leur soit donnée de date de fin de travaux. Nous, usagers du RER E, demandons que la lumière soit faite sur les motifs précis qui ont poussé la SNCF à retarder la reprise d’un trafic conforme aux horaires contractuels initiaux, et cela en dépit de l’achèvement des travaux de prolongement du RER E à l’ouest.
- Nous exigeons qu’une réponse immédiate soit apportée aux usagers du RER concernant la date exacte de reprise du service du RER E les soirs et les week-ends.
- Nous réclamons la reprise d’un service complet assuré par le RER E sur toute sa ligne et cela sur une amplitude horaire allant de 5 heures du matin jusqu’à 2 heures du matin.
- Enfin, nous exigeons que le rétablissement de ces horaires initiaux se conjugue à une fréquence de trains intacte et conforme aux engagements pris par la SNCF lors de la conception du service en 1999.
Pétition dans son intégralité :
Depuis 4 ans, Ile de France mobilités et la SNCF effectuent des travaux en soirée sur la ligne du RER E. Officiellement, ces travaux justifient l’arrêt du service à partir de 22 heures, soit environ 4 heures avant les horaires contractuels prévus lors de la conception de la ligne et sa livraison en 1999. Depuis 4 ans, les 372 000 usagers quotidiens de la ligne pâtissent de ce service réduit sans que leur soit donnée de date de fin de travaux. Depuis 4 ans, les 372 000 usagers sont désavantagés, alors même que les lignes A, B, C et D du RER fonctionnent correctement et sont entretenues sans incidence sur l’amplitude horaire de mise en service.
Beaucoup d’usagers du RER E ont eu l’espoir que ces horaires réduits prendraient fin le jour de la livraison du prolongement du RER E dans l’ouest parisien et ont aimablement patienté jusqu’à cette date : reportant leurs sorties dans Paris le soir et le week-end, acceptant de payer des taxis pour se déplacer le soir, ou tout simplement en supportant tristement d’être relégués chez eux sans possibilités de déplacement après 22 heures. Pourtant, lorsque les travaux du prolongement jusqu’à Nanterre ont pris fin en mai 2024, les usagers ont été surpris de constater que les horaires réduits perduraient. La perplexité s’est désormais installée chez les usagers et un doute s’immisce : quelle raison peut donc encore motiver ces horaires qui contraignent des millions d’usagers ? Et pour quelles raisons Île-de-France mobilités et la SNCF refusent-elles de faire la transparence sur les motifs qui justifient désormais ce service réduit ?
Car en effet, malgré les questions des usagers qui interrogent régulièrement les équipes de communication SNCF sur le blog transilien pour Île-de-France Mobilités, les questions restent sans réponse. Ainsi, en août et septembre 2024, sur le blog ‘maligne-e-t4.transilien.com’, quatre usagers ont interrogé la SNCF pour connaître les dates de fin de travaux sur la ligne et le retour aux horaires initiaux. Or, les équipes de communication de la SNCF n’ont pas daigné répondre à ces questions qui leur étaient adressées. Si le fait de ne pas prendre l’initiative d’informer les usagers d’un calendrier global avec une date de fin de travaux paraissait déjà contestable de la part de la SNCF, le fait d’ignorer directement les questions confine à l’irrespect et au mépris des usagers de la ligne.
Pourtant, ces horaires et restrictions de services impactent la vie des millions d’habitant.e.s des départements 93, 75, 94, 77 et désormais du 92, depuis 4 années. Les habitant.e.s du 93, notamment, département le plus pauvre de France métropolitaine, s’interrogent sur la rupture d’équité qu’iels subissent et s’indignent du sacrifice qui leur est imposé pour des motifs restés flous : motifs budgétaires ? confort de gestion pour la SNCF ? Cette conscience aiguë d’un accès réduit à un service est d’autant plus amère que le département 93 est déjà un département sinistré à de nombreux égards : difficultés d’accès aux services publics (nombreux déserts médicaux, notamment), fermeture des lieux de fête à minuit, sentiment d’insécurité croissant. Pour les femmes, cette situation de privation d’un service de RER E jusqu’à 2 heures du matin a un impact réel sur le sentiment de sécurité et d’autonomie en soirée. Les femmes qui ont davantage recours aux transports en commun que les hommes, sont les plus pénalisées par ces politiques de restriction d’horaires de transport. Elles sont d’ailleurs les plus nombreuses à interroger la SNCF sur cette question sur les forums et les plus nombreuses à voir leurs questions ignorées.
Certes, la SNCF indiquera qu’il existe des bus de remplacement. Mais quiconque a comparé les deux services aura pu constater qu’il n’existe aucune commune mesure entre des bus peu ponctuels, bondés, sales et qui ne suivent pas le même tracé que le RER E et un service sur rail. Ces bus de remplacement avaient pour vocation d’être un remplacement temporaire. Or, nous constatons justement, et avec regret, que le temporaire s’éternise.
Les horaires initiaux du RER E, rétablis uniquement le temps des Jeux Olympiques de Paris afin de permettre aux touristes de rejoindre les sites olympiques, a fait l’effet d’une claque dans le visage des habitant.e.s de ces départements d’Île-de-France à qui l’on refuse ce même service depuis 4 ans, alors même que ces habitant.e.s contribuent au quotidien par leur travail, leurs abonnements, leurs impôts, leur investissement, à construire, entretenir et financer les infrastructures de ces régions.
En outre, à l’heure où les mobilités durables et l’utilisation des transports en commun devraient être encouragées, notamment en région parisienne, ces restrictions d’horaires imposées par la SNCF contre la demande des habitants et qui conduit certains à un recours renouvelé à la voiture individuelle pour les trajets le soir, est une aberration écologique à contre-courant de l’air du temps.
C’est pourquoi nous demandons que la lumière soit faite sur les motifs précis qui ont poussé la SNCF à retarder la reprise d’un trafic conforme aux horaires contractuels initiaux, et cela en dépit de l’achèvement des travaux de prolongement du RER E à l’ouest.
- Nous exigeons qu’une réponse immédiate soit apportée aux 372 000 usagers du RER concernant la date exacte de reprise du service du RER E les soirs et les week-ends.
- Nous réclamons la reprise d’un service complet assuré par le RER E sur toute sa ligne et cela sur une amplitude horaire allant de 5 heures du matin jusqu’à 2 heures du matin.
- Enfin, nous exigeons que le rétablissement de ces horaires initiaux se conjugue à une fréquence de trains intacte et conforme aux engagements pris par la SNCF lors de la conception du service en 1999.
Destinataires :
Pétition adressée à Monsieur Jean-Pierre Farandou, Président de la SNCF ainsi qu’à Monsieur Laurent Probst, Directeur Général d’Île-de-France Mobilités et Madame Valérie Pécresse, Présidente du conseil régional d'Île-de-France. Madame, Messieurs, répondez aux 372 000 usagers du RER E : quand leur service de transport leur sera-t-il rendu ?
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The Issue
Résumé :
Depuis 4 ans, Ile de France mobilités et la SNCF effectuent des travaux en soirée sur la ligne du RER E. Officiellement, ces travaux justifient l’arrêt du service à partir de 22 heures, soit environ 4 heures avant les horaires contractuels prévus lors de la conception de la ligne et sa livraison en 1999. Depuis 4 ans, les 372 000 usagers quotidiens de la ligne pâtissent de ce service réduit sans que leur soit donnée de date de fin de travaux. Nous, usagers du RER E, demandons que la lumière soit faite sur les motifs précis qui ont poussé la SNCF à retarder la reprise d’un trafic conforme aux horaires contractuels initiaux, et cela en dépit de l’achèvement des travaux de prolongement du RER E à l’ouest.
- Nous exigeons qu’une réponse immédiate soit apportée aux usagers du RER concernant la date exacte de reprise du service du RER E les soirs et les week-ends.
- Nous réclamons la reprise d’un service complet assuré par le RER E sur toute sa ligne et cela sur une amplitude horaire allant de 5 heures du matin jusqu’à 2 heures du matin.
- Enfin, nous exigeons que le rétablissement de ces horaires initiaux se conjugue à une fréquence de trains intacte et conforme aux engagements pris par la SNCF lors de la conception du service en 1999.
Pétition dans son intégralité :
Depuis 4 ans, Ile de France mobilités et la SNCF effectuent des travaux en soirée sur la ligne du RER E. Officiellement, ces travaux justifient l’arrêt du service à partir de 22 heures, soit environ 4 heures avant les horaires contractuels prévus lors de la conception de la ligne et sa livraison en 1999. Depuis 4 ans, les 372 000 usagers quotidiens de la ligne pâtissent de ce service réduit sans que leur soit donnée de date de fin de travaux. Depuis 4 ans, les 372 000 usagers sont désavantagés, alors même que les lignes A, B, C et D du RER fonctionnent correctement et sont entretenues sans incidence sur l’amplitude horaire de mise en service.
Beaucoup d’usagers du RER E ont eu l’espoir que ces horaires réduits prendraient fin le jour de la livraison du prolongement du RER E dans l’ouest parisien et ont aimablement patienté jusqu’à cette date : reportant leurs sorties dans Paris le soir et le week-end, acceptant de payer des taxis pour se déplacer le soir, ou tout simplement en supportant tristement d’être relégués chez eux sans possibilités de déplacement après 22 heures. Pourtant, lorsque les travaux du prolongement jusqu’à Nanterre ont pris fin en mai 2024, les usagers ont été surpris de constater que les horaires réduits perduraient. La perplexité s’est désormais installée chez les usagers et un doute s’immisce : quelle raison peut donc encore motiver ces horaires qui contraignent des millions d’usagers ? Et pour quelles raisons Île-de-France mobilités et la SNCF refusent-elles de faire la transparence sur les motifs qui justifient désormais ce service réduit ?
Car en effet, malgré les questions des usagers qui interrogent régulièrement les équipes de communication SNCF sur le blog transilien pour Île-de-France Mobilités, les questions restent sans réponse. Ainsi, en août et septembre 2024, sur le blog ‘maligne-e-t4.transilien.com’, quatre usagers ont interrogé la SNCF pour connaître les dates de fin de travaux sur la ligne et le retour aux horaires initiaux. Or, les équipes de communication de la SNCF n’ont pas daigné répondre à ces questions qui leur étaient adressées. Si le fait de ne pas prendre l’initiative d’informer les usagers d’un calendrier global avec une date de fin de travaux paraissait déjà contestable de la part de la SNCF, le fait d’ignorer directement les questions confine à l’irrespect et au mépris des usagers de la ligne.
Pourtant, ces horaires et restrictions de services impactent la vie des millions d’habitant.e.s des départements 93, 75, 94, 77 et désormais du 92, depuis 4 années. Les habitant.e.s du 93, notamment, département le plus pauvre de France métropolitaine, s’interrogent sur la rupture d’équité qu’iels subissent et s’indignent du sacrifice qui leur est imposé pour des motifs restés flous : motifs budgétaires ? confort de gestion pour la SNCF ? Cette conscience aiguë d’un accès réduit à un service est d’autant plus amère que le département 93 est déjà un département sinistré à de nombreux égards : difficultés d’accès aux services publics (nombreux déserts médicaux, notamment), fermeture des lieux de fête à minuit, sentiment d’insécurité croissant. Pour les femmes, cette situation de privation d’un service de RER E jusqu’à 2 heures du matin a un impact réel sur le sentiment de sécurité et d’autonomie en soirée. Les femmes qui ont davantage recours aux transports en commun que les hommes, sont les plus pénalisées par ces politiques de restriction d’horaires de transport. Elles sont d’ailleurs les plus nombreuses à interroger la SNCF sur cette question sur les forums et les plus nombreuses à voir leurs questions ignorées.
Certes, la SNCF indiquera qu’il existe des bus de remplacement. Mais quiconque a comparé les deux services aura pu constater qu’il n’existe aucune commune mesure entre des bus peu ponctuels, bondés, sales et qui ne suivent pas le même tracé que le RER E et un service sur rail. Ces bus de remplacement avaient pour vocation d’être un remplacement temporaire. Or, nous constatons justement, et avec regret, que le temporaire s’éternise.
Les horaires initiaux du RER E, rétablis uniquement le temps des Jeux Olympiques de Paris afin de permettre aux touristes de rejoindre les sites olympiques, a fait l’effet d’une claque dans le visage des habitant.e.s de ces départements d’Île-de-France à qui l’on refuse ce même service depuis 4 ans, alors même que ces habitant.e.s contribuent au quotidien par leur travail, leurs abonnements, leurs impôts, leur investissement, à construire, entretenir et financer les infrastructures de ces régions.
En outre, à l’heure où les mobilités durables et l’utilisation des transports en commun devraient être encouragées, notamment en région parisienne, ces restrictions d’horaires imposées par la SNCF contre la demande des habitants et qui conduit certains à un recours renouvelé à la voiture individuelle pour les trajets le soir, est une aberration écologique à contre-courant de l’air du temps.
C’est pourquoi nous demandons que la lumière soit faite sur les motifs précis qui ont poussé la SNCF à retarder la reprise d’un trafic conforme aux horaires contractuels initiaux, et cela en dépit de l’achèvement des travaux de prolongement du RER E à l’ouest.
- Nous exigeons qu’une réponse immédiate soit apportée aux 372 000 usagers du RER concernant la date exacte de reprise du service du RER E les soirs et les week-ends.
- Nous réclamons la reprise d’un service complet assuré par le RER E sur toute sa ligne et cela sur une amplitude horaire allant de 5 heures du matin jusqu’à 2 heures du matin.
- Enfin, nous exigeons que le rétablissement de ces horaires initiaux se conjugue à une fréquence de trains intacte et conforme aux engagements pris par la SNCF lors de la conception du service en 1999.
Destinataires :
Pétition adressée à Monsieur Jean-Pierre Farandou, Président de la SNCF ainsi qu’à Monsieur Laurent Probst, Directeur Général d’Île-de-France Mobilités et Madame Valérie Pécresse, Présidente du conseil régional d'Île-de-France. Madame, Messieurs, répondez aux 372 000 usagers du RER E : quand leur service de transport leur sera-t-il rendu ?
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Petition created on October 20, 2024