Petitioning Au Gouvernement et aux parlementaires français

JE NE VEUX PLUS - pétition pour la reconnaissance de la discrimination pour raison de précarité sociale

18,282
Supporters

Des enfants interdits de cantine parce que leurs parents sont chômeurs, une famille expulsée d'un musée parce qu'elle incommodait les visiteurs, des médecins qui n'accordent pas de rendez-vous à des malades parce qu'ils ont la CMU, des CV ignorés parce que le postulant vit dans un centre d'hébergement...

Tous les jours au sein de nos syndicats, associations, nous alertons les pouvoirs publics sur ces situations qui montrent que les personnes en situation de pauvreté et de grande précarité subissent une double peine. C'est d'abord celle, évidente, de leur condition économique. Et c'est celle, plus insidieuse, mais qui doit être dénoncée, de la stigmatisation permanente qu'ils subissent et qui parfois conduit à de tels traitements discriminants, privant ces personnes de leurs droits.

Le pire dans ces discriminations, c'est qu'elles sont souvent inconscientes. C'est pourquoi nous lançons cette pétition afin que la discrimination pour cause de précarité sociale soit reconnue dans la loi, pour être mieux combattue.

Signez et diffusez cette pétition. Vous aussi, dites: "Je ne veux plus qu'on discrimine des personnes en raison de leur pauvreté!".

Pétition initiée par ATD Quart Monde, ADMR, Advocacy France, AFEV, AGSAS, Amnesty International France, APEL, Apprentis d'Auteuil, ASSFAM, CCSC, CFDT, CGT, La Cimade, CNAPE, Collectif Pouvoir d'Agir, Droit des Enfants International, EMMAUS, Fédération des Centres sociaux, FCPE, Fédération Vacances et Famille, FNARS, France Terre d'Asile, FSU, GFEN, ICEM Freinet, JOC, Libégaf, LICRA, Ligue des droits de l'homme, Médecins du Monde, MRAP, Nouveaux Droits de l'Homme, Scouts et guides de France, Secours Catholique, SGEN-CFDT, SNES-FSU, SNUIPP-FSU, SOS Racisme, UNAF, UNAFAM, UNAPP, UNIOPSS et l'UNSA-Education.

Cliquez ici pour lire des témoignages de victimes de discriminations et ici pour lire un article de presse sur la mobilisation.

Letter to
Au Gouvernement et aux parlementaires français
Je ne veux plus voir d'enfants interdits de cantine parce que leurs parents sont chômeurs.

Je ne veux plus entendre un maire considérer que, de par la pauvreté de leurs habitants, les logements sociaux seraient dangereux.

Je ne veux plus qu'on décide d'expulser une famille d'un musée parce que son odeur incommoderait les autres visiteurs.

Je ne veux plus entendre un enfant traité de « cas soc ' » dans la cour de récré parce que ses parents touchent les minima sociaux.

Je ne veux plus qu'on refuse la location d'un logement à une famille, qui a pourtant les moyens de payer le loyer, parce que leur condition sociale est trop visible.

Je ne veux plus qu'un homme vivant à la rue se voie refuser l'accès à un salon de coiffure.

Je ne veux plus que des jeunes n'obtiennent pas d'entretien d'embauche parce qu'ils viennent des banlieues.

Je ne veux plus que des médecins refusent de soigner des malades sous prétexte qu'ils ont la CMU.

Je ne veux plus qu'on traite différemment des personnes parce qu'elles portent les stigmates de la pauvreté, je ne veux plus qu'on leur refuse l'accès à leurs droits.

Je demande à notre gouvernement, à nos parlementaires de remédier rapidement à ces injustices.

Je leur demande de donner un signal fort d'une République où l'on ne peut plus être discriminé en raison de sa pauvreté. Je demande que les dispositions législatives appropriées soient prises pour que soit reconnue la discrimination pour condition sociale, signifiant ainsi à tous que les actes cités ci-dessus sont moralement inacceptables et illégaux.