J’accuse.... Le manque d’humanité envers nos enfants en situation de handicap


J’accuse.... Le manque d’humanité envers nos enfants en situation de handicap
Le problème
Monsieur le Ministre,
Mesdames et Messieurs les responsables de l’Éducation nationale,
Mesdames et Messieurs les élus,
Et à tous ceux qui se sentent concernés.
Depuis le jour où j’ai voulu devenir mère, ma vie a été un combat.
De la PMA à la Néonat, j’ai connu les épreuves, les attentes, la peur et l’espoir. Et aujourd’hui encore, ce combat continue — non plus pour donner la vie, mais pour permettre à mon enfant de vivre pleinement, d’apprendre, de s’épanouir.
Je suis la maman d’une petite fille extraordinaire, en situation de handicap. Depuis qu’elle a un an et demi, je me bats pour qu’on entende ses besoins. Il m’a fallu affronter des murs d’incompréhension, de lenteur, parfois même de mépris.
J’ai dû insister, convaincre, alerter — contre des médecins, des structures, des refus de prise en charge.
Et malgré tout, nous avons trouvé, enfin, des professionnels à l’écoute : à l’hôpital Robert-Debré, au CAMSP Arc-en-Ciel de Balanger, à la PCO, auprès de son orthophoniste, de sa psychologue et de sa psychomotricienne.
Depuis ses trois ans, tout a été mis en œuvre pour qu’elle progresse, pour qu’elle ait confiance en elle, pour qu’elle puisse accéder aux apprentissages.
Mais aujourd’hui, l’école, celle qui devrait l’accueillir et la faire grandir, l’exclut peu à peu.
Malgré une deuxième notification MDPH prévoyant 15 heures d’accompagnement AESH, ma fille ne bénéficie pas de toutes ses heures.
Et pendant ce temps, c’est elle, une enfant de 7 ans, qui doit « s’adapter », qui doit « prendre sur elle », qui doit se battre pour suivre, pour être acceptée, pour réussir.
Est-ce normal ?
Est-ce normal qu’un enfant doive se battre chaque jour pour avoir le droit d’apprendre ?
Est-ce normal qu’un parent doive supplier pour que la loi soit appliquée ?
Monsieur le Ministre, je suis épuisée.
Épuisée de me battre contre des institutions qui se disent inclusives mais qui ferment les yeux.
Épuisée d’être confrontée à une violence institutionnelle que plus personne ne veut nommer.
Vous avez fait voter une loi pour une école inclusive.
Mais sans moyens, sans formation, sans reconnaissance pour les AESH, cette loi n’est qu’une façade.
Sur le terrain, les enseignants se débattent, les AESH sont à bout, les familles sont désespérées et les enfants souffrent en silence.
Je vous le dis avec toute la force d’une mère :
vous abandonnez nos enfants.
J’accuse l’Éducation nationale de ne pas respecter ses engagements.
J’accuse les pouvoirs publics de laisser perdurer une injustice honteuse.
J’accuse l’État de ne pas protéger les plus fragiles, ceux pour qui l’école devrait être un refuge, pas un obstacle.
Nos enfants d’aujourd’hui seront les adultes de demain.
Et si nous les laissons sans accompagnement, sans soutien, sans reconnaissance, ils deviendront des adultes fragilisés, cassés, en marge de la société.
Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas accepter cela.
Je n’abandonnerai pas.
Pour ma fille, pour tous les autres enfants.
Parce que leur avenir vaut mieux que nos silences.
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Le problème
Monsieur le Ministre,
Mesdames et Messieurs les responsables de l’Éducation nationale,
Mesdames et Messieurs les élus,
Et à tous ceux qui se sentent concernés.
Depuis le jour où j’ai voulu devenir mère, ma vie a été un combat.
De la PMA à la Néonat, j’ai connu les épreuves, les attentes, la peur et l’espoir. Et aujourd’hui encore, ce combat continue — non plus pour donner la vie, mais pour permettre à mon enfant de vivre pleinement, d’apprendre, de s’épanouir.
Je suis la maman d’une petite fille extraordinaire, en situation de handicap. Depuis qu’elle a un an et demi, je me bats pour qu’on entende ses besoins. Il m’a fallu affronter des murs d’incompréhension, de lenteur, parfois même de mépris.
J’ai dû insister, convaincre, alerter — contre des médecins, des structures, des refus de prise en charge.
Et malgré tout, nous avons trouvé, enfin, des professionnels à l’écoute : à l’hôpital Robert-Debré, au CAMSP Arc-en-Ciel de Balanger, à la PCO, auprès de son orthophoniste, de sa psychologue et de sa psychomotricienne.
Depuis ses trois ans, tout a été mis en œuvre pour qu’elle progresse, pour qu’elle ait confiance en elle, pour qu’elle puisse accéder aux apprentissages.
Mais aujourd’hui, l’école, celle qui devrait l’accueillir et la faire grandir, l’exclut peu à peu.
Malgré une deuxième notification MDPH prévoyant 15 heures d’accompagnement AESH, ma fille ne bénéficie pas de toutes ses heures.
Et pendant ce temps, c’est elle, une enfant de 7 ans, qui doit « s’adapter », qui doit « prendre sur elle », qui doit se battre pour suivre, pour être acceptée, pour réussir.
Est-ce normal ?
Est-ce normal qu’un enfant doive se battre chaque jour pour avoir le droit d’apprendre ?
Est-ce normal qu’un parent doive supplier pour que la loi soit appliquée ?
Monsieur le Ministre, je suis épuisée.
Épuisée de me battre contre des institutions qui se disent inclusives mais qui ferment les yeux.
Épuisée d’être confrontée à une violence institutionnelle que plus personne ne veut nommer.
Vous avez fait voter une loi pour une école inclusive.
Mais sans moyens, sans formation, sans reconnaissance pour les AESH, cette loi n’est qu’une façade.
Sur le terrain, les enseignants se débattent, les AESH sont à bout, les familles sont désespérées et les enfants souffrent en silence.
Je vous le dis avec toute la force d’une mère :
vous abandonnez nos enfants.
J’accuse l’Éducation nationale de ne pas respecter ses engagements.
J’accuse les pouvoirs publics de laisser perdurer une injustice honteuse.
J’accuse l’État de ne pas protéger les plus fragiles, ceux pour qui l’école devrait être un refuge, pas un obstacle.
Nos enfants d’aujourd’hui seront les adultes de demain.
Et si nous les laissons sans accompagnement, sans soutien, sans reconnaissance, ils deviendront des adultes fragilisés, cassés, en marge de la société.
Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas accepter cela.
Je n’abandonnerai pas.
Pour ma fille, pour tous les autres enfants.
Parce que leur avenir vaut mieux que nos silences.
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Pétition lancée le 4 novembre 2025