Actualización de la peticiónISF : Députés LREM, où est votre honneur ? Que votre voix porte la Volonté du Peuple !RETRAITES = AIDES SOCIALES ???
Daniel MANDINEAUMarseille, Francia
18 ene 2019

En plein démarrage de grand débat, le Gouvernement et Macron viennent de qualifier à nouveau les pensions de retraite « d’aides sociales !!! », et les comptabiliser au même titre que les allocations familiales, les aides au logement, et autres solidarités (prime d’activité, RSA) Je me dois de répéter la dernière mise à jour :
Macron veut définir les pensions comme une aumône du pays à ses anciens ! Une aumône que le Despote resterait libre de rabaisser à sa guise, à coup de CSG ou de non indexation. NON PRÉSIDENT ! La retraite n’est pas une aumône juste bonne à permettre aux vieux de mourir sans bruit (et vite, si possible !). NON PRÉSIDENT ! La retraite est un DROIT, absolu, incessible, imprescriptible, chèrement et comptablement acquis par une vie de cotisations au système de RÉPARTITION !!
 
Dans de modestes fonctions syndicales antérieures, j’avais mis à la disposition de mes collègues une note de 3 ou 4 pages, expliquant que les retraites ne tombent pas du ciel, mais qu’elles résultent des cotisations, salariales et patronales de toute une vie de labeur. Ces cotisations ont réellement la valeur d’un contrat, à travers ce magnifique système de RÉPARTITION inventé par le Conseil National de la Résistance, autour de 1945 (mon année de naissance, ça doit être un signe).
 
Mais au fait, quand, comment et pourquoi a-t-on inventé ces pensions de retraite ? Comme j’aime beaucoup nous faire sourire (ça risque d’être un sourire jaune, ha-Ha !), je vais vous dire un petit conte. La retraite, ça consiste à vous verser un petit quelque chose pour vivre, quand vous n’avez plus vraiment la force de travailler pour subvenir à vos besoins. Admirable principe, certes, et qui semble assez bien fonctionner dans ce système « par répartition », que MACRON entend bien mettre à mort par le « compte notionnel ». Mais savez-vous quand il a été inventé ? J’en vois un qui lève le doigt ! « Au temps des Romains et de Spartacus (un célèbre boxeur Dett...), pour soulager la misère des esclaves vieillissants ? ou celle des galériens du banc de nage du fond de cale des trirèmes de l’empire ?? ». Eh bien, pas du tout ! La retraite a été inventée plus récemment en Prusse, au joyeux temps des mines de fer et de charbon, en pleine expansion de l’industrie du fer de l’acier, qui, à peine plus tard, nous donnera la grosse BERTA, théoriquement capable d’arroser Paris de ses obus gigantesques depuis la frontière alsacienne.
 
En ce temps-là les mineurs travaillaient sept jours par semaine (sauf une légère pause pour l’office du Dimanche), depuis tout petits jusqu’à bien vieux. Et souvent, c’était au fond de la mine qu’ils mourraient, épuisés d’ans et de fatigue. Or, ceci finit par poser un grave problème de productivité, car leurs camarades cessaient alors le travail, pour prendre le temps de remonter le corps du défunt en surface, lui rendre les derniers honneurs, et faire dire une petite messe. En gros, une journée de travail perdue pour toute l’équipe. Perte insupportable pour la direction (car il y avait pas mal de morts au fond), laquelle Direction convoqua une réunion d’ingénieurs pour trouver une solution. J’ai un peu honte de le dire, étant moi-même ingénieur, mais ils trouvèrent en effet la solution. Il suffisait, dirent-ils, d’empêcher les plus vieux des mineurs de descendre au fond, en leur versant une petite indemnité compensant la perte de leur emploi. Fort bien, dit la Direction, à condition que ça ne soit pas trop cher, mais à quel âge leur interdirons-nous la descente ? Et c’est là que j’ai franchement honte ! « Eh bien, dirent-ils, nous connaissons parfaitement les statistiques de l’âge de décès, un rapide calcul nous montre qu’en fixant l’interdiction de descendre dans la mine seulement trois mois avant cet âge moyen, on éliminera juste assez de décès au fond pour équilibrer la dépense de la petite indemnité, en moyenne sur trois mois. Si vous retirez les anciens, mettons 6 mois avant l’âge moyen statistique de décès, vous aurez un peu moins de décès dans la mine, mais alors vous perdrez de l’argent en versant l’indemnité pendant trop longtemps ! »
 
Dans le fond (si j’ose dire !) tout était inventé, et le « retrait » des mineurs âgés était bien un pari économique sur la mort. Aujourd’hui, les conditions se sont assez nettement améliorées, mais le maintien à l’équilibre des régimes de retraite nécessite des ajustements constants sur l’âge de départ, les pensions et les cotisations. C’est la base même du système par répartition, que le futur « compte notionnel » voudrait remplacer.
 
Mais il faut rappeler à notre peu honorable Président que chaque cotisation de retraite versée par un actif est d’abord un contrat avec le système de répartition, et que ce qu’il finance, c’est d’abord sa propre retraite à venir, à condition de ne pas faire disparaître le régime de  répartition ! Et c’est une rupture de ce contrat que de taxer unilatéralement les retraités par l’augmentation de la CSG et la non indexation des pensions de retraites.
 
En voilà un bon sujet pour le Grand Débat : supprimez l’augmentation de CSG pour toutes les retraites, et rétablir l’indexation des pensions !
 
Les retraités ne demandent pas l’aumône, mais le simple respect du contrat qu’ils ont passé avec les cotisations d’une vie de travail.

Retraités ou non, aidez-moi à diffuser cette pétition dans le soi-disant Grand Débat !!!

 

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