Pétition fermée

Pour que mon fils puisse réintégrer la cantine.

Cette pétition avait 4 701 signataires


Bonjour,

Depuis maintenant une semaine, on refuse que notre fils de 3 ans mange à la cantine de sa maternelle. La raison ? Il est simplement allergique à l’œuf.
En France, lorsqu'un enfant est allergique, un PAI (Projet d'Accueil Individualisé) est mis en place et plusieurs choix s’offrent aux parents/tuteurs pour qu’un enfant puisse se nourrir normalement :

- Le panier repas, préparé par les parents, selon des modalités définies dans le PAI. Les parents en assument la pleine et entière responsabilité, à savoir les composants, les couverts, le conditionnement et les contenants ;

- Les plateaux repas de Natâma, qui fournissent des repas adaptés au régime particulier de l’enfant ;

- L’adaptation du menu, le personnel de cantine et les parents se réunissent pour supprimer les aliments allergènes et remplacer ceux-ci par des aliments sans danger.

Début septembre, nous procédions donc à l’adaptation du menu. Les personnes responsables de surveiller la cantine étaient volontaires. Étaient... Car la Mairie nous a expressément demander de ne plus le faire, car cela prend trop de temps et est interdit depuis début septembre car « il y a eu des soucis cet été ». Sans pour autant nous préciser lesquels.

Il faut préciser que, sur l’ensemble des maternelles de cette école, UN SEUL enfant est allergique : le Notre.


Nous sommes des personnes qui respectent la loi. Nous sommes donc allés voir une allergologue afin de voir avec elles les possibilités pour notre fils. Celle-ci a décidé de mettre en place un panier de repas.Ce qui n'exige pas de contrôle des menus ni de plateaux Natâma.
Suite à la recommandation du médecin, et au remplissage du PAI, l'infirmière nous a dit de prendre rendez-vous avec le Directeur de la Vie scolaire et Périscolaire, qui refuse fermement le panier repas « pour des questions de sécurité », mais sans nous dire qu’elle est la sécurité remise en question par ces fameux panier repas.

Ce Directeur fait donc fi de l’avis d’un médecin et nous informe que la cantine n’est pas une obligation. Il nous pose donc l'ultimatum suivant : les plateaux Natâma ou rien d’autre; sans quoi, je le cite : « Nous n’accepterons pas votre fils à la cantine, et si vous l’amenez quand même j’appellerai la Police »
D’après ce Directeur, le nombre de plateaux que propose Natâma en ce qui concerne l’allergie à l’œuf est uniquement de DEUX.


En un mois notre fils mangerait donc 10 fois le plateau 1 !! Et 10 fois le plateau 2 !!

Et ça ne le choque pas !!


Ceci a bien entendu été prononcé au téléphone. Quand nous lui avons demandé de nous l’écrire dans une lettre recommandée, un grand silence s’en est suivi. Comme quoi il doit savoir qu'il est dans son tort.


Pour rappel le PAI est établi et élaboré entre les parents, le responsable de l’établissement scolaire, le médecin scolaire en concertation étroite avec son médecin traitant ainsi que le maire ou son représentant. Les besoins thérapeutiques y sont définis et doivent être suivis par le médecin scolaire dans le cadre de la pathologie.


Dans notre cas, le Directeur n’applique pas la loi en nous forçant la main et nous menaçant. De plus il s’agit aussi d’une discrimination en traitant notre fils de façon différente uniquement à cause de son allergie.


Selon le rapport du défenseur des droits du 25 mars 2013 sur l’égal accès des enfants à la cantine.
‘’Ainsi, la légitimé des motifs de sécurité invoqués pour refuser l'accès à la cantine à un enfant allergique peut s'apprécier au regard : du degré ou de la complexité de l'intolérance dont l'enfant est affecté ; de sa capacité à gérer son allergie en toute autonomie, compte tenu notamment de son âge ; de l'avis du médecin en charge du suivi de l’enfant ; des mesures appropriées susceptibles d'être mises en place (panier -repas, repas sécurisé)etc. "


"Dans un arrêt du 20 juin 2006(n° de pourvoi : 05-85888), la Chambre criminelle de la cour de Cassation a considéré que la discrimination était caractérisée dans la mesure où le prévenu n'avait pas démontré la réalité des motifs de sécurité invoqués pour refuser l'accès à un établissement recevant du public aux personnes handicapées. Le même raisonnement peut s'appliquer à l'accès des cantines scolaires mutatis mutandis. "


La circulaire ministérielle n°2003-135 du 8 septembre 2003 relative à l'accueil en collectivité des enfants et des adolescents atteints de troubles de la santé évoluant sur une longue période, définit les aménagements qu'il convient de mettre en place afin que tout enfant atteint d'allergie(s) ou d'intolérance(s) alimentaire(s) justifiant à ce titre d'un régime alimentaire particulier, puisse profiter des services de restauration collective.


La cantine permet aussi aux enfants de se sociabiliser avec des adultes, d'apprendre les règles de tenues à table et bien sûr de voir ses copains et copines.


Nous ne comprenons pas le refus de notre fils à la cantine et le comportement du directeur. De plus, pour le goûter on nous demande de prendre "un panier repas". Ainsi la sécurité d'un panier repas ne serait-elle évoquée que lors du déjeuner ?

Suite aux événements nous avons sollicité Mme Isabelle Balkany pour un rendez-vous. On nous a demandés de faire un mail.
A ce jour, nous avons fait parvenir un courrier en recommandé, nous attendons une réponse.


Si, vous pouvez nous aider en signant cette pétition pour qu'Hugo puisse intégrer la cantine avec son panier repas et être avec ses camarades, cela nous permettra d'appuyer notre demande auprès de Mme Balkany qui est Adjoint au Maire de la vie scolaire à Levallois.


Merci encore à vous pour votre aide et votre soutien.
Les parents d’Hugo.



Hélène compte sur vous aujourd'hui

Hélène DREYFUS a besoin de votre aide pour sa pétition “Isabelle Balkany : Pour que mon fils puisse réintégrer la cantine.”. Rejoignez Hélène et 4 700 signataires.