

Internat de médecine - Ajournés pour quelques centièmes...des postes vacants !
Le problème
À l’attention de tous les patients,
De tous les médecins,
Des psychiatres (des plus touchés),
De tous les professionnels de santé,
Des étudiants,
Je sollicite votre attention — et, si vous le jugez pertinent, votre soutien — au sujet d’une situation qui concerne un certain nombre d'étudiants (chiffre non communiqué)
Aujourd’hui, malgré la validation universitaire de notre 6ᵉ année et celle des épreuves écrites du concours de l'internat (EDN), il suffit de quelques dixièmes — voire centièmes — de point manquants aux oraux (ECOS), pour qu’il ne soit pas permis à une partie des étudiants d’intégrer l’internat à la rentrée suivante.
Contrairement aux épreuves écrites (validées sans recours aux rattrapages pour nombre d’ajournés), aucune seconde session n’est prévue pour les oraux.
Cela conduit donc à un ajournement net, sans possibilité de réexamen ou de recours.
Cette éviction est vécue à la fois comme une épreuve personnelle et comme une incohérence manifeste, au regard de la pénurie persistante de médecins — en particulier en psychiatrie et nombre autres spécialités.
Au fil des échanges avec d’autres étudiants dans cette situation, il apparaît que ces spécialités, reconnues en tension, constituent pour certains leur premier choix.
Ainsi, pour exemple, la psychiatrie souffre toujours de son manque d’attractivité :
- 2024 : 489 postes ouverts, 65 restés vacants
- 2025 : 554 postes à pourvoir. Combien de postes pourraient rester inoccupés cette année ?
...15%
Certaines spécialités, bien que moins touchées, restent elle aussi marquées par un déficit de recrutement, ou une réduction du nombre de postes initialement promis à chaque spécialité.
Cette situation contredit l’esprit de la Loi n° 2025-580 (“Neuder”, juin 2025), qui acte la suppression du numerus apertus et encourage le retour d’étudiants français partis à l’étranger, dans le but de renforcer l’offre médicale nationale.
Il paraît paradoxal de vouloir répondre à la crise médicale par ces mesures, tout en écartant ainsi des étudiants déjà formés ; des étudiants que l’on autorise par ailleurs à “faire fonction d’interne”, mais dont on retarde l’accès au statut de docteur en médecine.
Non, les internes, soumis à séniorisation, ne suffisent pas à combler les failles structurelles...
Dans ce contexte, et au nom du bon sens, j’en appelle à l’attribution des postes d’internat restés vacants (ou dans des spécialités en souffrance) aux étudiants ajournés aux oraux, permettant à ces derniers de s’engager, sans délai, dans les spécialités où les besoins sont criants.
Votre appui pourrait contribuer à une prise de conscience et, je l’espère, à une évolution constructive de cette réforme — aussi neuve soit-elle.
En remerciant à l’avance celles et ceux qui seront — je l’espère bientôt — nos patients, nos consœurs, nos confrères, nos collègues, regardant ensemble dans la même direction,
Humainement vôtre,
Une étudiante en médecine parmi tant d’autres

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Le problème
À l’attention de tous les patients,
De tous les médecins,
Des psychiatres (des plus touchés),
De tous les professionnels de santé,
Des étudiants,
Je sollicite votre attention — et, si vous le jugez pertinent, votre soutien — au sujet d’une situation qui concerne un certain nombre d'étudiants (chiffre non communiqué)
Aujourd’hui, malgré la validation universitaire de notre 6ᵉ année et celle des épreuves écrites du concours de l'internat (EDN), il suffit de quelques dixièmes — voire centièmes — de point manquants aux oraux (ECOS), pour qu’il ne soit pas permis à une partie des étudiants d’intégrer l’internat à la rentrée suivante.
Contrairement aux épreuves écrites (validées sans recours aux rattrapages pour nombre d’ajournés), aucune seconde session n’est prévue pour les oraux.
Cela conduit donc à un ajournement net, sans possibilité de réexamen ou de recours.
Cette éviction est vécue à la fois comme une épreuve personnelle et comme une incohérence manifeste, au regard de la pénurie persistante de médecins — en particulier en psychiatrie et nombre autres spécialités.
Au fil des échanges avec d’autres étudiants dans cette situation, il apparaît que ces spécialités, reconnues en tension, constituent pour certains leur premier choix.
Ainsi, pour exemple, la psychiatrie souffre toujours de son manque d’attractivité :
- 2024 : 489 postes ouverts, 65 restés vacants
- 2025 : 554 postes à pourvoir. Combien de postes pourraient rester inoccupés cette année ?
...15%
Certaines spécialités, bien que moins touchées, restent elle aussi marquées par un déficit de recrutement, ou une réduction du nombre de postes initialement promis à chaque spécialité.
Cette situation contredit l’esprit de la Loi n° 2025-580 (“Neuder”, juin 2025), qui acte la suppression du numerus apertus et encourage le retour d’étudiants français partis à l’étranger, dans le but de renforcer l’offre médicale nationale.
Il paraît paradoxal de vouloir répondre à la crise médicale par ces mesures, tout en écartant ainsi des étudiants déjà formés ; des étudiants que l’on autorise par ailleurs à “faire fonction d’interne”, mais dont on retarde l’accès au statut de docteur en médecine.
Non, les internes, soumis à séniorisation, ne suffisent pas à combler les failles structurelles...
Dans ce contexte, et au nom du bon sens, j’en appelle à l’attribution des postes d’internat restés vacants (ou dans des spécialités en souffrance) aux étudiants ajournés aux oraux, permettant à ces derniers de s’engager, sans délai, dans les spécialités où les besoins sont criants.
Votre appui pourrait contribuer à une prise de conscience et, je l’espère, à une évolution constructive de cette réforme — aussi neuve soit-elle.
En remerciant à l’avance celles et ceux qui seront — je l’espère bientôt — nos patients, nos consœurs, nos confrères, nos collègues, regardant ensemble dans la même direction,
Humainement vôtre,
Une étudiante en médecine parmi tant d’autres

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Pétition lancée le 9 septembre 2025