Interdiction de la marche fasciste du 21 février à Lyon

Le problème

Nous, habitantes et habitants de Lyon, élues et élus de la République, responsables associatifs, représentants syndicaux et acteurs de la société civile, refusons catégoriquement que notre ville serve de vitrine à une démonstration de force de l’extrême droite radicale.

La marche annoncée ce samedi 21 février 2026, organisée en hommage à un militant d’extrême droite, n’a rien d’un simple rassemblement. Elle s’annonce comme une mobilisation idéologique d’ampleur destinée à occuper la rue, intimider, provoquer et banaliser l’inacceptable.

Une offensive idéologique et violente
Les appels publics et messages relayés sur les réseaux sociaux ne laissent aucun doute : des groupes radicaux venus de toute la France et d’Europe comptent converger vers Lyon. Parmi eux :

  • Le comité néonazi du 9 mai, connu pour ses rassemblements commémoratifs annuels à Paris,
  • Des collectifs locaux et régionaux comme Les Natifs, Patria Albiges, Les Rutènes Rodez, Jeunes d’Oc, Le Maquis, Nouvelle Droite,
  • D’autres groupes néo-nazis, identitaires et violents venant de toute l’Europe.

Ces structures sont issues de mouvances déjà dissoutes mais continuent d’opérer sous de nouvelles formes locales. Leur présence ne sera pas pacifique : partout où ces cortèges apparaissent, ils laissent derrière eux menaces, agressions, slogans racistes et violences physiques. L’extrême droite lyonnaise a l’habitude d’organiser des ratonnades pour intimider, tester les réactions de militants antifascistes ou marquer son territoire.

Autoriser ce rassemblement reviendrait à exposer les habitants, commerçants, passants et journalistes à un risque réel de violences et de troubles graves.

Une ville chargée d’histoire
Lyon est la capitale de la Résistance, elle porte dans sa mémoire collective le combat contre le fascisme, le racisme et l’oppression. Permettre à des mouvances qui flirtent avec ces héritages idéologiques de défiler serait une insulte à celles et ceux qui se sont battus pour la liberté et la dignité humaine.

Cette marche est co-organisée par Aliette Espieux, fondatrice de Génération Pro Vie, mouvement militant pour l’abolition de l’avortement et la remise en cause de droits fondamentaux acquis de haute lutte. Derrière le vernis d’un hommage se cache une offensive idéologique assumée, visant à imposer un projet de société autoritaire, réactionnaire et excluant.

Un contexte de violences déjà existant
Même si la mort de Quentin Deranque est tragique, c’est l’extrême droite qui attaque depuis des années :

  • La librairie La Plume Noire, vandalisée et une conférence sur la Palestine attaquée,
  • Les agressions lors de la marche des fiertés lesbiennes,
  • L’attaque d’un rassemblement antifasciste lors de la fête de la musique 2023,
  • Des agressions isolées de militants ou d’habitants,
  • Le local Solidaires Rhône attaqués après la mort de Quentin Deranque,

L’extrême droite cherche la confrontation depuis des années, mais finit par subir le retour de flamme de ses propres violences.

La Préfecture du Rhône doit interdire cette marche
Nous appelons la Préfecture du Rhône à interdire cette marche. Ne pas agir serait laisser s’installer un précédent dangereux, celui d’une extrême droite qui teste sa capacité à occuper la rue, à imposer son agenda par la violence et à banaliser ses idées réactionnaires dans le débat public.

La liberté de manifester n’est pas un bouclier pour la radicalisation politique. Elle ne saurait servir d’alibi à des forces qui instrumentalise la rue pour diffuser la haine et tester leur rapport de force. Lorsque tous les signaux annoncent un risque élevé de violences et de troubles graves, l’inaction des autorités ne serait pas de la neutralité : ce serait une faute.

La République se défend par des actes fermes, pas par des discours prudents. Interdire cette marche n’est pas un choix politique : c’est un devoir démocratique.

49 273

Le problème

Nous, habitantes et habitants de Lyon, élues et élus de la République, responsables associatifs, représentants syndicaux et acteurs de la société civile, refusons catégoriquement que notre ville serve de vitrine à une démonstration de force de l’extrême droite radicale.

La marche annoncée ce samedi 21 février 2026, organisée en hommage à un militant d’extrême droite, n’a rien d’un simple rassemblement. Elle s’annonce comme une mobilisation idéologique d’ampleur destinée à occuper la rue, intimider, provoquer et banaliser l’inacceptable.

Une offensive idéologique et violente
Les appels publics et messages relayés sur les réseaux sociaux ne laissent aucun doute : des groupes radicaux venus de toute la France et d’Europe comptent converger vers Lyon. Parmi eux :

  • Le comité néonazi du 9 mai, connu pour ses rassemblements commémoratifs annuels à Paris,
  • Des collectifs locaux et régionaux comme Les Natifs, Patria Albiges, Les Rutènes Rodez, Jeunes d’Oc, Le Maquis, Nouvelle Droite,
  • D’autres groupes néo-nazis, identitaires et violents venant de toute l’Europe.

Ces structures sont issues de mouvances déjà dissoutes mais continuent d’opérer sous de nouvelles formes locales. Leur présence ne sera pas pacifique : partout où ces cortèges apparaissent, ils laissent derrière eux menaces, agressions, slogans racistes et violences physiques. L’extrême droite lyonnaise a l’habitude d’organiser des ratonnades pour intimider, tester les réactions de militants antifascistes ou marquer son territoire.

Autoriser ce rassemblement reviendrait à exposer les habitants, commerçants, passants et journalistes à un risque réel de violences et de troubles graves.

Une ville chargée d’histoire
Lyon est la capitale de la Résistance, elle porte dans sa mémoire collective le combat contre le fascisme, le racisme et l’oppression. Permettre à des mouvances qui flirtent avec ces héritages idéologiques de défiler serait une insulte à celles et ceux qui se sont battus pour la liberté et la dignité humaine.

Cette marche est co-organisée par Aliette Espieux, fondatrice de Génération Pro Vie, mouvement militant pour l’abolition de l’avortement et la remise en cause de droits fondamentaux acquis de haute lutte. Derrière le vernis d’un hommage se cache une offensive idéologique assumée, visant à imposer un projet de société autoritaire, réactionnaire et excluant.

Un contexte de violences déjà existant
Même si la mort de Quentin Deranque est tragique, c’est l’extrême droite qui attaque depuis des années :

  • La librairie La Plume Noire, vandalisée et une conférence sur la Palestine attaquée,
  • Les agressions lors de la marche des fiertés lesbiennes,
  • L’attaque d’un rassemblement antifasciste lors de la fête de la musique 2023,
  • Des agressions isolées de militants ou d’habitants,
  • Le local Solidaires Rhône attaqués après la mort de Quentin Deranque,

L’extrême droite cherche la confrontation depuis des années, mais finit par subir le retour de flamme de ses propres violences.

La Préfecture du Rhône doit interdire cette marche
Nous appelons la Préfecture du Rhône à interdire cette marche. Ne pas agir serait laisser s’installer un précédent dangereux, celui d’une extrême droite qui teste sa capacité à occuper la rue, à imposer son agenda par la violence et à banaliser ses idées réactionnaires dans le débat public.

La liberté de manifester n’est pas un bouclier pour la radicalisation politique. Elle ne saurait servir d’alibi à des forces qui instrumentalise la rue pour diffuser la haine et tester leur rapport de force. Lorsque tous les signaux annoncent un risque élevé de violences et de troubles graves, l’inaction des autorités ne serait pas de la neutralité : ce serait une faute.

La République se défend par des actes fermes, pas par des discours prudents. Interdire cette marche n’est pas un choix politique : c’est un devoir démocratique.

131 personnes ont signé aujourd'hui

49 273


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