Il faut loger les enfants du Heyritz !

Signataires récents:
Thimothé TARAMINI et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Il faut loger les enfants du Heyritz !

À Strasbourg, le parc du Heyritz abrite une trentaine d’enfants qui se réfugient chaque nuit en famille sous tentes, parfois depuis plusieurs mois. 

Leur quotidien, c’est une chaleur intenable, conjuguée à l’humidité apportée par les récents épisodes de fortes pluies. Ce sont des nuits à même le sol, dans de petites tentes sans matelas. Ce sont les piqûres d’insectes, les bruits de la nuit, l’absence totale d’intimité, l’impossibilité de faire les devoirs, le départ à l’école sans avoir eu la possibilité de prendre une douche au lever, et de longues journées bientôt dénuées des relations sociales essentielles à leur développement, avec l’arrivée des vacances scolaires. 

Nous refusons collectivement cette situation inacceptable.

Monsieur le Préfet du Bas-Rhin, la France a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant qui prévoit que « Les États parties […] offrent, en cas de besoin, une assistance matérielle et des programmes d’appui, notamment en ce qui concerne l’alimentation, le vêtement et le logement » (1). Ce texte n’est pas un plaidoyer. Il est juridiquement contraignant. 

La loi française garantit par ailleurs que "toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence" (2). 

La suppression programmée de 700 places d’hébergement d’urgence dans le Bas-Rhin, qui a déjà pour conséquence le retour à la rue de familles logées jusque-là, est une mesure hors-la-loi. 

Madame la Maire de Strasbourg, l’aide sociale du droit local est à la charge de la commune : « Toute personne dénuée de ressources et âgée de plus de seize ans doit recevoir de la commune dans laquelle elle se trouve un abri, l’entretien indispensable, les soins et prescriptions nécessaires en cas de maladie » (3). Les familles installées à Strasbourg depuis plus de trois mois y ont droit. 

Monsieur le Président de la Collectivité européenne d’Alsace, l’hébergement d’urgence des familles n’est certes pas de la compétence des départements. Mais ne serait-il pas totalement indécent, au vu de la situation, de refuser de sortir de ce cadre ? Les logements vacants de la collectivité pourraient provisoirement être mis à disposition de ces familles.

Nous ne pouvons accepter que le parc du Heyritz devienne le lieu de refuge discret de familles en détresse, alors qu’il existe par ailleurs des logements vacants sur le territoire de la ville.

Conformément à la législation française et internationale, nous demandons que les familles du Heyritz soient logées dans les plus brefs délais : 

- par l’abandon du projet de suppression des 700 places d’hébergement d’urgence du département du Bas-Rhin ;

- par la mise à disposition, si besoin par la réquisition, des logements vacants de la ville de Strasbourg, où ces enfants poursuivent leur scolarité

 

1. CIDE, art. 27-3.

2. Art. L345-2-2 du Code de l’action sociale et des familles.

3. Loi d’empire sur le domicile de secours de 1908, dont les dispositions ont été insérées dans le Code de l’action sociale et des familles par la loi de modernisation sociale de 2002 : art. 511-1 et s.

 

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Le problème

Il faut loger les enfants du Heyritz !

À Strasbourg, le parc du Heyritz abrite une trentaine d’enfants qui se réfugient chaque nuit en famille sous tentes, parfois depuis plusieurs mois. 

Leur quotidien, c’est une chaleur intenable, conjuguée à l’humidité apportée par les récents épisodes de fortes pluies. Ce sont des nuits à même le sol, dans de petites tentes sans matelas. Ce sont les piqûres d’insectes, les bruits de la nuit, l’absence totale d’intimité, l’impossibilité de faire les devoirs, le départ à l’école sans avoir eu la possibilité de prendre une douche au lever, et de longues journées bientôt dénuées des relations sociales essentielles à leur développement, avec l’arrivée des vacances scolaires. 

Nous refusons collectivement cette situation inacceptable.

Monsieur le Préfet du Bas-Rhin, la France a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant qui prévoit que « Les États parties […] offrent, en cas de besoin, une assistance matérielle et des programmes d’appui, notamment en ce qui concerne l’alimentation, le vêtement et le logement » (1). Ce texte n’est pas un plaidoyer. Il est juridiquement contraignant. 

La loi française garantit par ailleurs que "toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence" (2). 

La suppression programmée de 700 places d’hébergement d’urgence dans le Bas-Rhin, qui a déjà pour conséquence le retour à la rue de familles logées jusque-là, est une mesure hors-la-loi. 

Madame la Maire de Strasbourg, l’aide sociale du droit local est à la charge de la commune : « Toute personne dénuée de ressources et âgée de plus de seize ans doit recevoir de la commune dans laquelle elle se trouve un abri, l’entretien indispensable, les soins et prescriptions nécessaires en cas de maladie » (3). Les familles installées à Strasbourg depuis plus de trois mois y ont droit. 

Monsieur le Président de la Collectivité européenne d’Alsace, l’hébergement d’urgence des familles n’est certes pas de la compétence des départements. Mais ne serait-il pas totalement indécent, au vu de la situation, de refuser de sortir de ce cadre ? Les logements vacants de la collectivité pourraient provisoirement être mis à disposition de ces familles.

Nous ne pouvons accepter que le parc du Heyritz devienne le lieu de refuge discret de familles en détresse, alors qu’il existe par ailleurs des logements vacants sur le territoire de la ville.

Conformément à la législation française et internationale, nous demandons que les familles du Heyritz soient logées dans les plus brefs délais : 

- par l’abandon du projet de suppression des 700 places d’hébergement d’urgence du département du Bas-Rhin ;

- par la mise à disposition, si besoin par la réquisition, des logements vacants de la ville de Strasbourg, où ces enfants poursuivent leur scolarité

 

1. CIDE, art. 27-3.

2. Art. L345-2-2 du Code de l’action sociale et des familles.

3. Loi d’empire sur le domicile de secours de 1908, dont les dispositions ont été insérées dans le Code de l’action sociale et des familles par la loi de modernisation sociale de 2002 : art. 511-1 et s.

 

Les décisionnaires

Président de la Collectivité européenne d'Alsace
Président de la Collectivité européenne d'Alsace
Préfet du Bas-Rhin
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Pétition lancée le 20 juin 2025