Renvoi du territoire Suisse d'une infirmière qui a sauvé des patients du Covid-19 aux HUG

The Issue

Je m'appelle Lyo, je vis en Suisse depuis plus de 20 ans. J’y ai fait mes études, mon service militaire et travaille en tant qu'ingénieur. J’ai été naturalisé il y a plus de 12 ans.

Ma sœur Nazanin, née en 1991 et plus connue sous son deuxième prénom Helia, a vécu avec mes parents à Genève de 2000 à 2004, est retournée en Iran puis est revenue en Suisse en 2011 pour y faire des études d'infirmière à la HES-SO de Neuchâtel. Elle a reçu son diplôme en 2017. Depuis, elle a obtenu divers emplois dans son domaine dans les cantons de Vaud, Fribourg, Neuchâtel et Genève, sans jamais se voir octroyer un permis de séjour.

Afin de pouvoir mettre en pratique ses connaissances acquises en Suisse, il ne lui restait plus d’autres options que de demander un permis humanitaire, ses demandes de permis de travail ayant systématiquement été refusées. Elle a, en parallèle, entamé une procédure de naturalisation et franchi avec succès ses diverses étapes. Pour compléter son dossier, il ne lui manque plus qu’un titre de séjour valable.

Helia habite depuis 2018 à Genève. En attendant une décision sur sa demande de permis, elle a obtenu plusieurs emplois en tant qu’infirmière, pour lesquels elle a peiné à obtenir les autorisations de travail requises. Suite à diverses expériences professionnelles, Helia s’est portée volontaire aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) durant la pandémie COVID-19 afin de soigner les patients atteints du virus. On lui a rapidement offert un contrat à durée déterminée, pour lequel l’Office Cantonal de la Population et des Migrations (OCPM) lui a également délivré une autorisation de travail. Helia s’est ainsi retrouvée aux premières lignes, œuvrant dans les soins intermédiaires du secteur COVID.

Quelques semaines plus tard, la même autorité lui notifiait un préavis négatif concernant sa demande de permis. En parallèle, et grâce à son engagement, Helia recevait des HUG un contrat signé à durée indéterminée. Dans une démarche honnête, elle a immédiatement informé les HUG de ce préavis négatif, et ces derniers ont annulé son contrat.

Le cauchemar ne faisait que commencer. Helia disposait d’un délai de 30 jours pour formuler des observations à l’OCPM. Elle s’est alors attaché les services d’une avocate spécialisée dans le droit des étrangers, et a tout mis en œuvre afin de retrouver un emploi, argument de taille pour que sa situation soit reconsidérée par l’autorité compétente.

Malgré sa situation et son désespoir, elle a obtenu plusieurs propositions d’emploi, notamment un poste d’infirmière référente à l’IMAD, et à chaque fois le même scénario s’est reproduit : quand tous les entretiens étaient passés avec succès, et qu’il ne manquait plus que la formalisation du contrat de travail, sa situation devenait « trop compliquée ». Trouver un emploi pour démontrer son intégration et améliorer sa situation, et se trouver devant l’impossibilité d’obtenir un emploi en raison de sa situation : un tableau absurde et frustrant.

Aujourd’hui, Helia vient de recevoir un courrier de l’OCPM refusant sa demande et lui ordonnant de quitter la Suisse avant le 16 septembre 2020, ce alors qu’elle est pleinement intégrée en Suisse, qu’elle parle parfaitement le français, que sa vie est genevoise et qu’elle n’a pas hésité à donner de sa personne pour soigner les victimes du COVID-19. Pire encore, l’OCPM a tout bonnement fait fi des observations transmises par l’avocate, préférant procéder à ce qui s’apparentait à un copier-coller de son préavis et ignorant totalement les nouveaux éléments soulevés, comme par exemple le fait que nos parents ont quitté l’Iran et vivent désormais en France.

Il est inacceptable de voir une institution publique mépriser à tel point ses sujets et le désarroi d’une personne qui, malgré toutes ses déconvenues, n’a jamais baissé les bras et a toujours redoublé d’efforts pour pouvoir qu’enfin son intégration soit reconnue.

On se borne à lui dire qu’elle n’a pas d’attaches suffisantes avec la Suisse, que sa vie est en Iran et qu’elle s’y insérera sans peine, alors que sa famille, son compagnon, ses amis et sa carrière professionnelle sont ici.

Merci à toutes les personnes qui, des semaines durant, ont applaudi le travail du personnel soignant, de signer cette pétition afin que ma sœur puisse rester proche de nous.

Lyo

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Lyo KhoyPetition Starter
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Je m'appelle Lyo, je vis en Suisse depuis plus de 20 ans. J’y ai fait mes études, mon service militaire et travaille en tant qu'ingénieur. J’ai été naturalisé il y a plus de 12 ans.

Ma sœur Nazanin, née en 1991 et plus connue sous son deuxième prénom Helia, a vécu avec mes parents à Genève de 2000 à 2004, est retournée en Iran puis est revenue en Suisse en 2011 pour y faire des études d'infirmière à la HES-SO de Neuchâtel. Elle a reçu son diplôme en 2017. Depuis, elle a obtenu divers emplois dans son domaine dans les cantons de Vaud, Fribourg, Neuchâtel et Genève, sans jamais se voir octroyer un permis de séjour.

Afin de pouvoir mettre en pratique ses connaissances acquises en Suisse, il ne lui restait plus d’autres options que de demander un permis humanitaire, ses demandes de permis de travail ayant systématiquement été refusées. Elle a, en parallèle, entamé une procédure de naturalisation et franchi avec succès ses diverses étapes. Pour compléter son dossier, il ne lui manque plus qu’un titre de séjour valable.

Helia habite depuis 2018 à Genève. En attendant une décision sur sa demande de permis, elle a obtenu plusieurs emplois en tant qu’infirmière, pour lesquels elle a peiné à obtenir les autorisations de travail requises. Suite à diverses expériences professionnelles, Helia s’est portée volontaire aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) durant la pandémie COVID-19 afin de soigner les patients atteints du virus. On lui a rapidement offert un contrat à durée déterminée, pour lequel l’Office Cantonal de la Population et des Migrations (OCPM) lui a également délivré une autorisation de travail. Helia s’est ainsi retrouvée aux premières lignes, œuvrant dans les soins intermédiaires du secteur COVID.

Quelques semaines plus tard, la même autorité lui notifiait un préavis négatif concernant sa demande de permis. En parallèle, et grâce à son engagement, Helia recevait des HUG un contrat signé à durée indéterminée. Dans une démarche honnête, elle a immédiatement informé les HUG de ce préavis négatif, et ces derniers ont annulé son contrat.

Le cauchemar ne faisait que commencer. Helia disposait d’un délai de 30 jours pour formuler des observations à l’OCPM. Elle s’est alors attaché les services d’une avocate spécialisée dans le droit des étrangers, et a tout mis en œuvre afin de retrouver un emploi, argument de taille pour que sa situation soit reconsidérée par l’autorité compétente.

Malgré sa situation et son désespoir, elle a obtenu plusieurs propositions d’emploi, notamment un poste d’infirmière référente à l’IMAD, et à chaque fois le même scénario s’est reproduit : quand tous les entretiens étaient passés avec succès, et qu’il ne manquait plus que la formalisation du contrat de travail, sa situation devenait « trop compliquée ». Trouver un emploi pour démontrer son intégration et améliorer sa situation, et se trouver devant l’impossibilité d’obtenir un emploi en raison de sa situation : un tableau absurde et frustrant.

Aujourd’hui, Helia vient de recevoir un courrier de l’OCPM refusant sa demande et lui ordonnant de quitter la Suisse avant le 16 septembre 2020, ce alors qu’elle est pleinement intégrée en Suisse, qu’elle parle parfaitement le français, que sa vie est genevoise et qu’elle n’a pas hésité à donner de sa personne pour soigner les victimes du COVID-19. Pire encore, l’OCPM a tout bonnement fait fi des observations transmises par l’avocate, préférant procéder à ce qui s’apparentait à un copier-coller de son préavis et ignorant totalement les nouveaux éléments soulevés, comme par exemple le fait que nos parents ont quitté l’Iran et vivent désormais en France.

Il est inacceptable de voir une institution publique mépriser à tel point ses sujets et le désarroi d’une personne qui, malgré toutes ses déconvenues, n’a jamais baissé les bras et a toujours redoublé d’efforts pour pouvoir qu’enfin son intégration soit reconnue.

On se borne à lui dire qu’elle n’a pas d’attaches suffisantes avec la Suisse, que sa vie est en Iran et qu’elle s’y insérera sans peine, alors que sa famille, son compagnon, ses amis et sa carrière professionnelle sont ici.

Merci à toutes les personnes qui, des semaines durant, ont applaudi le travail du personnel soignant, de signer cette pétition afin que ma sœur puisse rester proche de nous.

Lyo

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