Pour une enquête indépendante sur les abus faits aux femmes autochtones

The Issue

Un an est passé depuis la sortie du reportage Abus de la SQ: les femmes brisent le silence, qui a forcé le ministère de la Sécurité Publique à exiger une enquête sur les allégations d'agressions sexuelles sur les femmes autochtones de Val-d'Or. Cette enquête fût toutefois confiée au Service de Police de Montréal, malgré les protestations d'un grand nombre de membres et de représentants de la communauté autochtone, sachant trop bien que l'impartialité d'une investigation policière sur un autre corps policier affecterait l'impact des témoignages des 37 survivantes questionnées au cours de cette enquête.

 
Le 15 novembre dernier, nous apprenions des grands médias québécois que, selon leurs sources, les 6 patrouilleurs de la Sûreté du Québec suspendus des suites de l'enquête verraient ces allégations levées et pourraient bientôt regagner leur poste au sein du service policier. Nous sommes d'avis que les conclusions de cette enquête sont injustes et dangereuses pour la sécurité des femmes autochtones et des survivantes d'agressions sexuelles, et nous exigeons que tous les efforts soient déployés afin que justice leur soit enfin rendue.


Considérant :

  • Que la situation économique, historique, politique et sociale des communautés autochtones est particulière et nécessite qu'on l'analyse dans son contexte;
  • Que les femmes autochtones vivent des oppressions intersectionnelles qui affectent le traitement de leurs témoignages en justice;
  • Que les femmes autochtones sont jusqu'à 3.5 fois plus susceptibles d'être victimes de violence dès l'âge de 15 ans que les femmes non-autochtones;
  • Qu'environs 75% des femmes autochtones auront subi au moins une agression sexuelle avant leurs 18 ans;
  • Que les violences faites aux femmes autochtones sont généralement ignorées par les autorités, à moins d'une pression médiatique ou populaire;
  • Qu'il aura fallu qu'un grand média québécois dénonce les actes qui ont eu lieu à Val-d'Or avant que le gouvernement libéral n'exige une enquête;
  • Qu'il est éthiquement irresponsable d'exiger qu'un corps policier enquête sur un autre corps policier, étant donné les biais politiques et la partialité qui les lient;
  • Que l'absence de mesures disciplinaires appropriées de la part du service policier québécois signifie leur complicité dans l'effacement ou la banalisation des violences faites aux femmes autochtones;
  • Que la sécurité de toutes les femmes autochtones sera compromise, tant et aussi longtemps que les allégations d'agression sexuelles ne seront pas traitées avec le sérieux et la gravité qui leur est dûe.

Nous demandons :

  • Qu'une enquête indépendante soit créée sur les allégations qui pèsent contre les 6 patrouilleurs de Val-d'Or suspendus suite aux témoignages de 37 victimes d'agressions sexuelles;
  • Que le gouvernement libéral fasse suite à sa promesse de créer une plateforme sur la qualité des relations entre les corps de police et les autochtones au Québec, une promesse faite suite à la sortie du reportage de l'émission Enquête, mais qui tarde encore à être tenue;
  • Que soit mise en place une charte tenant compte du caractère particulier des agressions commises envers les femmes autochtones, ainsi que des mesures disciplinaires qui puissent répondre à la gravité de ces abus de pouvoir de la part du service policier
  • Que justice soit rendue aux 37 survivantes de Val-d'Or, qui ont eu le courage de dénoncer un système qui les a abusées, et qui ont su mettre en relief par leurs témoignages les violences persistantes qui pèsent sur les femmes autochtones du Québec.
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The Issue

Un an est passé depuis la sortie du reportage Abus de la SQ: les femmes brisent le silence, qui a forcé le ministère de la Sécurité Publique à exiger une enquête sur les allégations d'agressions sexuelles sur les femmes autochtones de Val-d'Or. Cette enquête fût toutefois confiée au Service de Police de Montréal, malgré les protestations d'un grand nombre de membres et de représentants de la communauté autochtone, sachant trop bien que l'impartialité d'une investigation policière sur un autre corps policier affecterait l'impact des témoignages des 37 survivantes questionnées au cours de cette enquête.

 
Le 15 novembre dernier, nous apprenions des grands médias québécois que, selon leurs sources, les 6 patrouilleurs de la Sûreté du Québec suspendus des suites de l'enquête verraient ces allégations levées et pourraient bientôt regagner leur poste au sein du service policier. Nous sommes d'avis que les conclusions de cette enquête sont injustes et dangereuses pour la sécurité des femmes autochtones et des survivantes d'agressions sexuelles, et nous exigeons que tous les efforts soient déployés afin que justice leur soit enfin rendue.


Considérant :

  • Que la situation économique, historique, politique et sociale des communautés autochtones est particulière et nécessite qu'on l'analyse dans son contexte;
  • Que les femmes autochtones vivent des oppressions intersectionnelles qui affectent le traitement de leurs témoignages en justice;
  • Que les femmes autochtones sont jusqu'à 3.5 fois plus susceptibles d'être victimes de violence dès l'âge de 15 ans que les femmes non-autochtones;
  • Qu'environs 75% des femmes autochtones auront subi au moins une agression sexuelle avant leurs 18 ans;
  • Que les violences faites aux femmes autochtones sont généralement ignorées par les autorités, à moins d'une pression médiatique ou populaire;
  • Qu'il aura fallu qu'un grand média québécois dénonce les actes qui ont eu lieu à Val-d'Or avant que le gouvernement libéral n'exige une enquête;
  • Qu'il est éthiquement irresponsable d'exiger qu'un corps policier enquête sur un autre corps policier, étant donné les biais politiques et la partialité qui les lient;
  • Que l'absence de mesures disciplinaires appropriées de la part du service policier québécois signifie leur complicité dans l'effacement ou la banalisation des violences faites aux femmes autochtones;
  • Que la sécurité de toutes les femmes autochtones sera compromise, tant et aussi longtemps que les allégations d'agression sexuelles ne seront pas traitées avec le sérieux et la gravité qui leur est dûe.

Nous demandons :

  • Qu'une enquête indépendante soit créée sur les allégations qui pèsent contre les 6 patrouilleurs de Val-d'Or suspendus suite aux témoignages de 37 victimes d'agressions sexuelles;
  • Que le gouvernement libéral fasse suite à sa promesse de créer une plateforme sur la qualité des relations entre les corps de police et les autochtones au Québec, une promesse faite suite à la sortie du reportage de l'émission Enquête, mais qui tarde encore à être tenue;
  • Que soit mise en place une charte tenant compte du caractère particulier des agressions commises envers les femmes autochtones, ainsi que des mesures disciplinaires qui puissent répondre à la gravité de ces abus de pouvoir de la part du service policier
  • Que justice soit rendue aux 37 survivantes de Val-d'Or, qui ont eu le courage de dénoncer un système qui les a abusées, et qui ont su mettre en relief par leurs témoignages les violences persistantes qui pèsent sur les femmes autochtones du Québec.

The Decision Makers

Guy Bourgeois
Guy Bourgeois
Député d'Abitibi-Est, Parti libéral du Québec
Geoffrey Kelley
Geoffrey Kelley
Député de Jacques-Cartier Parti libéral du Québec Ministre responsable des Affaires autochtones
Martin Coiteux
Martin Coiteux
Député de Nelligan, Parti libéral du Québec

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