GRENOBLE : Pour des législatives Circo 1 et 3 intégrées, inclusives et antiracistes.


GRENOBLE : Pour des législatives Circo 1 et 3 intégrées, inclusives et antiracistes.
Le problème
Nous, acteurs de l'antiracisme et de la diversité des quartiers populaires de Grenoble, sommes révoltés par le mépris des organisations de gauche dans les discussions politiques actuelles. Alors que les négociations s'intensifient à l'approche des élections législatives pour la création d'un nouveau front populaire, nous dénonçons avec force l'ignorance persistante de nos voix et de nos réalités.
Comment peut-on envisager d’être représentés par une candidate qui méprise autant les quartiers populaires de Grenoble ? Elisa Martin a ordonné plus de 120 expulsions pendant la crise du COVID-19, dont 16 avec les forces de l’ordre, sans se soucier des propositions de relogement. Elle n’a jamais pris la parole ni défendu les problématiques des quartiers populaires durant son mandat.
Elisa Martin a toujours foulé aux pieds les luttes antiracistes, comme en atteste son refus de financer l'initiative du Mois décolonial. Cela s’illustre aussi par son inaction dans la lutte palestinienne. De plus, elle est accusée de détournement d'argent public. Comment peut-elle comprendre et représenter des habitants aux origines diverses et multiculturelles alors qu'elle ne maîtrise pas les enjeux de diversité ethno-culturelle, de féminisme et de laïcité ?
Il est inadmissible qu'une personne avec un tel passif soit choisie pour nous représenter. Cette décision trahit les valeurs que nous défendons et méprise notre dignité. Les organisations de gauche doivent cesser de nous considérer comme des pions politiques. Notre participation active et notre représentation sont des exigences démocratiques et des impératifs pour une société plus juste et inclusive.
Les mouvements de gauche doivent reconnaître et traiter les racines du racisme, du colonialisme et de la xénophobie en Europe. Les élections européennes montrent l'importance d'aborder ces héritages. Il est crucial d'avoir des représentants racisés, ayant vécu ces réalités, pour promouvoir une vision antiraciste et décoloniale, de la même manière qu'on reconnaît l'importance de la représentativité des femmes pour une vision féministe.
Nous avertissons : vous ne ferez rien sans nous. Le succès électoral de la gauche dépend de notre mobilisation, ce qui assoit notre légitimité dans nos revendications. Ignorer nos revendications, c'est compromettre vos chances de victoire. Si elles ne sont pas prises en compte, nous présenterons nos propres candidats là où nécessaire. Nous refusons de rester invisibles et ignorés.
Nous, acteurs de terrain, militants associatifs, éducateurs, artistes et citoyens engagés de Grenoble, lançons cet appel urgent aux organisations de gauche : vous ne ferez rien sans nous. Notre engagement pour une société équitable et inclusive est une force que vous ne pouvez plus ignorer. Ensemble, nous porterons haut les couleurs de la diversité, de l'égalité et de la justice.
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Le problème
Nous, acteurs de l'antiracisme et de la diversité des quartiers populaires de Grenoble, sommes révoltés par le mépris des organisations de gauche dans les discussions politiques actuelles. Alors que les négociations s'intensifient à l'approche des élections législatives pour la création d'un nouveau front populaire, nous dénonçons avec force l'ignorance persistante de nos voix et de nos réalités.
Comment peut-on envisager d’être représentés par une candidate qui méprise autant les quartiers populaires de Grenoble ? Elisa Martin a ordonné plus de 120 expulsions pendant la crise du COVID-19, dont 16 avec les forces de l’ordre, sans se soucier des propositions de relogement. Elle n’a jamais pris la parole ni défendu les problématiques des quartiers populaires durant son mandat.
Elisa Martin a toujours foulé aux pieds les luttes antiracistes, comme en atteste son refus de financer l'initiative du Mois décolonial. Cela s’illustre aussi par son inaction dans la lutte palestinienne. De plus, elle est accusée de détournement d'argent public. Comment peut-elle comprendre et représenter des habitants aux origines diverses et multiculturelles alors qu'elle ne maîtrise pas les enjeux de diversité ethno-culturelle, de féminisme et de laïcité ?
Il est inadmissible qu'une personne avec un tel passif soit choisie pour nous représenter. Cette décision trahit les valeurs que nous défendons et méprise notre dignité. Les organisations de gauche doivent cesser de nous considérer comme des pions politiques. Notre participation active et notre représentation sont des exigences démocratiques et des impératifs pour une société plus juste et inclusive.
Les mouvements de gauche doivent reconnaître et traiter les racines du racisme, du colonialisme et de la xénophobie en Europe. Les élections européennes montrent l'importance d'aborder ces héritages. Il est crucial d'avoir des représentants racisés, ayant vécu ces réalités, pour promouvoir une vision antiraciste et décoloniale, de la même manière qu'on reconnaît l'importance de la représentativité des femmes pour une vision féministe.
Nous avertissons : vous ne ferez rien sans nous. Le succès électoral de la gauche dépend de notre mobilisation, ce qui assoit notre légitimité dans nos revendications. Ignorer nos revendications, c'est compromettre vos chances de victoire. Si elles ne sont pas prises en compte, nous présenterons nos propres candidats là où nécessaire. Nous refusons de rester invisibles et ignorés.
Nous, acteurs de terrain, militants associatifs, éducateurs, artistes et citoyens engagés de Grenoble, lançons cet appel urgent aux organisations de gauche : vous ne ferez rien sans nous. Notre engagement pour une société équitable et inclusive est une force que vous ne pouvez plus ignorer. Ensemble, nous porterons haut les couleurs de la diversité, de l'égalité et de la justice.
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Pétition lancée le 11 juin 2024