Gratuité des transports en commun pour tou·te·s les jeunes francilien·nes


Gratuité des transports en commun pour tou·te·s les jeunes francilien·nes
Le problème
La gratuité des transports pour nos jeunes et nos enfants est un enjeu social et écologique primordial.
Suite à la parution de notre tribune dans Libération le 31 juillet 2020 (texte ci-dessous), nous lançons une pétition pour associer les habitant.es de toute l'Île-de-France à notre démarche.
"Votée à l’unanimité ce jeudi 23 juillet au Conseil de Paris, la mise en place de la gratuité des transports en commun pour les jeunes parisiennes et parisiens de moins de 18 ans est une excellente nouvelle. En plus d’être une avancée pour la gratuité, dont les expériences se multiplient et sont systématiquement une réussite, cette mesure est un outil indispensable de lutte contre les fractures sociales et territoriales.
Mais justement. Nous aussi, nous voulons la gratuité pour nos jeunes francilien·nes.
Nos départements et communes sont nombreuses à aider et subventionner le transport des adolescent·es, indispensable pour se rendre sur son lieu d’étude, de travail ou effectuer des entretiens - sans parler de l’importance de l’accès aux lieux de loisirs, de culture et d’équipements sportifs. Mais à la différence de Paris, nous n’avons pas les moyens de leur proposer, seuls, la gratuité.
Nous n’en avons pas les moyens, car faire supporter les subventions aux échelons les plus petits revient à faire payer nos habitant·es, dont les moyens sont largement inférieurs aux revenus médians des parisien·nes. Les politiques de transports sont une compétence régionale, c’est donc à la région de payer pour la gratuité de tou·tes les francilien·nes.
En réalité, sans élargissement sur toute l’Île-de-France, cette mesure sociale accentuera les inégalités financières entre parisien·nes et banlieusard·es. Paris ne peut plus penser sans regarder au-delà du périphérique. Nombre de parents qui font vivre Paris, en y travaillant et y dépensant, n’ont même plus les moyens de s’y loger et financent indirectement des politiques avantageuses auxquelles ils ne peuvent accéder.
Nos jeunes écolier·es, collégien·nes, lycéen·nes, apprenti·es sont d’ailleurs celles et ceux qui ont le plus à se déplacer pour accéder à leur lieu d’étude ou de travail, mais sont aussi les moins bien desservi·es, les plus éloigné·es et donc les plus susceptibles de choisir la voiture dès qu’ils le pourront. Pour décarboner l’Île-de-France, offrir la gratuité à cette génération de francilien·nes est indispensable.
Au lieu de cela, Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et d’Île-de-France Mobilités, n’a eu de cesse depuis son élection d’augmenter à tout va les tarifs des abonnements et des tickets de transport.
Selon les derniers chiffres de l’INSEE, il y avait 1 061 313 jeunes de 11 à 17 ans résidant en Île-de-France en 2017. Leur offrir la gratuité - sur la base du forfait imagine R à 350€ par an - aurait un coût maximal de 371 millions d’euros. Le budget annuel de plus de 10 milliards d’euros d'Île-de-France Mobilités le permet.
Non seulement nous en avons les moyens, mais nous sommes également prêt·es à participer à un effort collectif de financement solidaire, à conditions de répartir justement selon le nombre d’usagers croisé au revenu moyen par habitant de nos collectivités respectives.
L’Etat doit également y prendre toute sa part. Alors qu’Emmanuel Macron est en train de dérouler les mesures de la Convention Citoyenne pour le Climat qui appelle notamment à “généraliser les mesures tarifaires attractives déjà pratiquées par certaines régions” , qu’attendons-nous pour effectuer un double-coup social et écologique ?"
Nous appelons l’ensemble des élu·es locaux et citoyen·nes à se joindre à notre initiative en signant la pétition pour la gratuité des transports en commun pour l’ensemble des jeunes francilien·nes.
Premier·es signataires :
ABOMANGOLI Nadège, LFI, Vice-présidente du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis chargée de la politique de l’habitat, conseillère municipale et territoriale de Pantin
ASENSI François, PCF, Maire de Tremblay-en-France
ASSASSI Eliane, PCF, Sénatrice de Seine-Saint-Denis
AUTAIN Clémentine, LFI, Députée de Seine-Saint-Denis
BAKECH Lara, Citoyenne, Conseillère municipale d’Alfortville
BEDREDDINE Belaïde, PCF, Vice-président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis chargé de l’écologie urbaine
BENSAID Murielle, LFI, Conseillère municipale et territoriale de Montreuil
BESSAC Patrice, PCF, Président d'Est Ensemble, Maire de Montreuil
BUFFET Marie-Georges, PCF, Députée de la Seine-Saint-Denis
CAPANEMA Silvia, PCF, Vice-présidente du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis chargée de la jeunesse et de la lutte contre les discriminations
CHESNEAUX Thomas, LFI, Conseiller municipale et territorial de Montreuil
CINCET Virginie, LFI, Conseillère municipale de Villiers-sur-Marne
CLEMENT Catherine, PCF, Conseillère municipale, Pantin
COHEN Laurence, PCF, Sénatrice du Val-de-Marne
COQUEREL Eric, LFI, Député de la Seine-Saint-Denis
CORBIERE Alexis, LFI, Député de la Seine-Saint-Denis
DINNER Nathalie, LFI, Vice-présidente du Conseil départemental du Val-de-Marne chargée de l’habitat, du logement, du renouvellement urbain, de la logistique, des affaires juridiques et patrimoniales
FRACHON Paule, LFI, Adjointe au logement de Fresnes
GALERA Richard, LFI, Vice-Président d’Est-Ensemble chargé de la jeunesse et de l’enseignement supérieur
GARRIDO Raquel, LFI, Conseillère municipale, Bagnolet
GLEMAS Dominique, LFI, Conseillère municipale de Montreuil
GNALBALY Mohamed, maire de l’Île-Saint-Denis
KADDOUR Mathilde, Citoyenne, Conseillère municipale de Saint Maurice
LACHAUD Bastien, LFI, Député de la Seine-Saint-Denis
LANA Nathalie, Adjointe à la vie associative, Montreuil
LANOË Dominique, LFI, Maire-adjoint en charge affaires scolaires, Cachan
LAPORTE Pierre, LFI, Vice-président chargé de la solidarité, Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis
LECLERC Patrice, PCF, Maire de Gennevilliers
LE LAGADEC Jeannick, LFI, Conseillère départementale déléguée du Val-de-Marne
LOISEAU Jean, Conseiller municipal, Saint-Maurice
MABROUK Sabrina, LFI, Conseillère municipale, Brétigny-sur-Orge
MADAULE Olivier, LFI, Adjoint à la santé, Montreuil
MARTINEZ Raphaëlle, LFI, Conseillère municipale déléguée à la prévention et la tranquillité publique de Fontenay-sous-Bois
METTEY Thomas, LFI, Adjoint à la politique de la ville de Montreuil
MICHEL Stéphanie, LFI, Conseillère municipale déléguée de Fontenay sous bois
MIDOL-MONNET Alexis, LFI, Conseiller municipal délégué jeunesse et vie étudiante, Orsay
PEU Stéphane, PCF, Député de Seine-Saint-Denis
PEYRAMAURE Sidonie, LFI, Conseillère municipale déléguée, Montreuil
RUSSIER Laurent, PCF, Conseiller municipal, territorial à Plaine Commune et Conseiller Métropolitain du Grand Paris, Saint-Denis
SADI Abdel, PCF, Maire de Bobigny
SERON Nina, LFI, Conseillère municipale, Vitry-sur-Seine
SIMONNET Danielle, LFI, Conseillère de Paris
TAIBI Azzédine, PCF, Maire de Stains
TOME Mathieu, GRS, Conseiller municipal, Montreuil
TORRO Fabrice, LFI, Conseiller municipal, Pantin
744
Le problème
La gratuité des transports pour nos jeunes et nos enfants est un enjeu social et écologique primordial.
Suite à la parution de notre tribune dans Libération le 31 juillet 2020 (texte ci-dessous), nous lançons une pétition pour associer les habitant.es de toute l'Île-de-France à notre démarche.
"Votée à l’unanimité ce jeudi 23 juillet au Conseil de Paris, la mise en place de la gratuité des transports en commun pour les jeunes parisiennes et parisiens de moins de 18 ans est une excellente nouvelle. En plus d’être une avancée pour la gratuité, dont les expériences se multiplient et sont systématiquement une réussite, cette mesure est un outil indispensable de lutte contre les fractures sociales et territoriales.
Mais justement. Nous aussi, nous voulons la gratuité pour nos jeunes francilien·nes.
Nos départements et communes sont nombreuses à aider et subventionner le transport des adolescent·es, indispensable pour se rendre sur son lieu d’étude, de travail ou effectuer des entretiens - sans parler de l’importance de l’accès aux lieux de loisirs, de culture et d’équipements sportifs. Mais à la différence de Paris, nous n’avons pas les moyens de leur proposer, seuls, la gratuité.
Nous n’en avons pas les moyens, car faire supporter les subventions aux échelons les plus petits revient à faire payer nos habitant·es, dont les moyens sont largement inférieurs aux revenus médians des parisien·nes. Les politiques de transports sont une compétence régionale, c’est donc à la région de payer pour la gratuité de tou·tes les francilien·nes.
En réalité, sans élargissement sur toute l’Île-de-France, cette mesure sociale accentuera les inégalités financières entre parisien·nes et banlieusard·es. Paris ne peut plus penser sans regarder au-delà du périphérique. Nombre de parents qui font vivre Paris, en y travaillant et y dépensant, n’ont même plus les moyens de s’y loger et financent indirectement des politiques avantageuses auxquelles ils ne peuvent accéder.
Nos jeunes écolier·es, collégien·nes, lycéen·nes, apprenti·es sont d’ailleurs celles et ceux qui ont le plus à se déplacer pour accéder à leur lieu d’étude ou de travail, mais sont aussi les moins bien desservi·es, les plus éloigné·es et donc les plus susceptibles de choisir la voiture dès qu’ils le pourront. Pour décarboner l’Île-de-France, offrir la gratuité à cette génération de francilien·nes est indispensable.
Au lieu de cela, Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et d’Île-de-France Mobilités, n’a eu de cesse depuis son élection d’augmenter à tout va les tarifs des abonnements et des tickets de transport.
Selon les derniers chiffres de l’INSEE, il y avait 1 061 313 jeunes de 11 à 17 ans résidant en Île-de-France en 2017. Leur offrir la gratuité - sur la base du forfait imagine R à 350€ par an - aurait un coût maximal de 371 millions d’euros. Le budget annuel de plus de 10 milliards d’euros d'Île-de-France Mobilités le permet.
Non seulement nous en avons les moyens, mais nous sommes également prêt·es à participer à un effort collectif de financement solidaire, à conditions de répartir justement selon le nombre d’usagers croisé au revenu moyen par habitant de nos collectivités respectives.
L’Etat doit également y prendre toute sa part. Alors qu’Emmanuel Macron est en train de dérouler les mesures de la Convention Citoyenne pour le Climat qui appelle notamment à “généraliser les mesures tarifaires attractives déjà pratiquées par certaines régions” , qu’attendons-nous pour effectuer un double-coup social et écologique ?"
Nous appelons l’ensemble des élu·es locaux et citoyen·nes à se joindre à notre initiative en signant la pétition pour la gratuité des transports en commun pour l’ensemble des jeunes francilien·nes.
Premier·es signataires :
ABOMANGOLI Nadège, LFI, Vice-présidente du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis chargée de la politique de l’habitat, conseillère municipale et territoriale de Pantin
ASENSI François, PCF, Maire de Tremblay-en-France
ASSASSI Eliane, PCF, Sénatrice de Seine-Saint-Denis
AUTAIN Clémentine, LFI, Députée de Seine-Saint-Denis
BAKECH Lara, Citoyenne, Conseillère municipale d’Alfortville
BEDREDDINE Belaïde, PCF, Vice-président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis chargé de l’écologie urbaine
BENSAID Murielle, LFI, Conseillère municipale et territoriale de Montreuil
BESSAC Patrice, PCF, Président d'Est Ensemble, Maire de Montreuil
BUFFET Marie-Georges, PCF, Députée de la Seine-Saint-Denis
CAPANEMA Silvia, PCF, Vice-présidente du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis chargée de la jeunesse et de la lutte contre les discriminations
CHESNEAUX Thomas, LFI, Conseiller municipale et territorial de Montreuil
CINCET Virginie, LFI, Conseillère municipale de Villiers-sur-Marne
CLEMENT Catherine, PCF, Conseillère municipale, Pantin
COHEN Laurence, PCF, Sénatrice du Val-de-Marne
COQUEREL Eric, LFI, Député de la Seine-Saint-Denis
CORBIERE Alexis, LFI, Député de la Seine-Saint-Denis
DINNER Nathalie, LFI, Vice-présidente du Conseil départemental du Val-de-Marne chargée de l’habitat, du logement, du renouvellement urbain, de la logistique, des affaires juridiques et patrimoniales
FRACHON Paule, LFI, Adjointe au logement de Fresnes
GALERA Richard, LFI, Vice-Président d’Est-Ensemble chargé de la jeunesse et de l’enseignement supérieur
GARRIDO Raquel, LFI, Conseillère municipale, Bagnolet
GLEMAS Dominique, LFI, Conseillère municipale de Montreuil
GNALBALY Mohamed, maire de l’Île-Saint-Denis
KADDOUR Mathilde, Citoyenne, Conseillère municipale de Saint Maurice
LACHAUD Bastien, LFI, Député de la Seine-Saint-Denis
LANA Nathalie, Adjointe à la vie associative, Montreuil
LANOË Dominique, LFI, Maire-adjoint en charge affaires scolaires, Cachan
LAPORTE Pierre, LFI, Vice-président chargé de la solidarité, Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis
LECLERC Patrice, PCF, Maire de Gennevilliers
LE LAGADEC Jeannick, LFI, Conseillère départementale déléguée du Val-de-Marne
LOISEAU Jean, Conseiller municipal, Saint-Maurice
MABROUK Sabrina, LFI, Conseillère municipale, Brétigny-sur-Orge
MADAULE Olivier, LFI, Adjoint à la santé, Montreuil
MARTINEZ Raphaëlle, LFI, Conseillère municipale déléguée à la prévention et la tranquillité publique de Fontenay-sous-Bois
METTEY Thomas, LFI, Adjoint à la politique de la ville de Montreuil
MICHEL Stéphanie, LFI, Conseillère municipale déléguée de Fontenay sous bois
MIDOL-MONNET Alexis, LFI, Conseiller municipal délégué jeunesse et vie étudiante, Orsay
PEU Stéphane, PCF, Député de Seine-Saint-Denis
PEYRAMAURE Sidonie, LFI, Conseillère municipale déléguée, Montreuil
RUSSIER Laurent, PCF, Conseiller municipal, territorial à Plaine Commune et Conseiller Métropolitain du Grand Paris, Saint-Denis
SADI Abdel, PCF, Maire de Bobigny
SERON Nina, LFI, Conseillère municipale, Vitry-sur-Seine
SIMONNET Danielle, LFI, Conseillère de Paris
TAIBI Azzédine, PCF, Maire de Stains
TOME Mathieu, GRS, Conseiller municipal, Montreuil
TORRO Fabrice, LFI, Conseiller municipal, Pantin
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Les décisionnaires

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Pétition lancée le 29 juillet 2020