Pour la suppression du financement des Églises par l'État de Vaud

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Dans le canton de Vaud, État souverain membre de la Confédération suisse, une part de l’impôt payé par le contribuable est affectée aux Églises officiellement reconnues. C'est ainsi que les Églises évangélique réformée et catholique romaine - qui ont qualité de corporations de droit public - sont subsidiées par l’État, ce qui les dispense d'avoir à se financer elles-mêmes. 

Les frais de culte étant prélevés sur les impôts généraux et englobés dans le budget du canton, cela signifie que tous les contribuables, personnes physiques ou morales, participent de manière indirecte au financement des Églises officielles, qu'ils le veuillent ou non.

À notre époque de laïcité et de séparation entre le temporel et le religieux, cette situation est choquante. La législation vaudoise doit être modifiée et le poste du budget cantonal consacré aux Églises supprimé, ce qui permettra une économie annuelle de 61 millions de francs et conduira tout naturellement à une baisse des impôts pour l'ensemble des contribuables.

 

DÉVELOPPEMENT


De nombreuses tâches incombent à l'État, en tête desquelles la sécurité et la formation. Mais est-ce bien le rôle de l'État que d'intervenir dans les questions de spiritualité ?

La Convention européenne des droits de l'homme, ratifiée par la Suisse, fait partie de notre droit interne. Son art. 9 proclame la liberté de pensée, de conscience et de religion. Dans cette perspective, le soutien à des Églises est manifestement déplacé car l'État n'a pas à prendre position en faveur de telle ou telle croyance plutôt que de telle autre.
Il convient de ne pas perdre de vue que les Églises véhiculent des messages et que l'État n'a pas vocation à orienter les citoyens vers telle ou telle propagande plutôt que vers telle autre.

Je n'oublie pas les services que les communautés religieuses rendent à la population. Ces services ne sont toutefois pas une raison pour que l'État se substitue aux membres ou sympathisants de ces communautés pour les financer, ce d'autant plus que ces services s'accompagnent souvent de prosélytisme.

Un club de football finance lui-même ses activités. Que les Églises en fassent autant, comme c'est le cas dans le canton de Genève, dont la Constitution stipule (article 3):
"L’État est laïque. Il observe une neutralité religieuse.
Il ne salarie ni ne subventionne aucune activité cultuelle."

À cela s'ajoute que les valeurs fondamentales des églises chrétiennes, souvent invoquées, ne font pas toujours l'unanimité.

Le texte d'une constitution n'est pas rédigé un fois pour toutes, destiné à rester figé pour l'éternité. Une constitution, ça se révise! Ainsi, il fut un temps où les constitutions prévoyaient la peine de mort. La plupart ont été modifiées sur ce point. De même, il fut un temps où les constitutions n'accordaient le droit de vote qu'aux hommes, à l'exclusion des femmes. Elle ont été modifiées sur ce point également. En ce qui concerne la relation entre religions et finances publiques dans le canton de Vaud, on ferait bien de modifier la Constitution actuellement en vigueur en s'inspirant de celle du canton de Genève, qui - en faisant le choix de la laïcité - a opéré une séparation stricte entre État et Église.

 



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