Contre le régime universel des retraites

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A grand coups d’éléments de langage et offensives de communication, sous couvert d'annoncer une réforme des retraites soit disant égalitaire, le gouvernement se livre à une réelle confiscation.

D’égalité, aucune trace. Le Budget de l’Etat est ultra déficitaire et il n’a plus les moyens de financer les retraites des fonctionnaires. Retraites qui ne sont pas garanties par des réserves puisqu’elles le sont par l’Etat. Et il manque beaucoup d’argent. Où donc le trouver?

C’est simple, d’abord dans les régimes de retraite du privé, garantis eux par des réserves conséquentes. Et quand les réserves seront épuisées, dans les cotisations des actifs.

D’égalité pas une trace. Personne n’en sortira gagnant. Il n’y aura que des perdants et des régimes en faillite à très courts termes.

Alors les dommages collatéraux sont bien le cadet de leurs soucis. Quel manque de reconnaissance pour les dizaines de millions que les avocats versent annuellement pour financer des régimes moins bien équilibrés.

Pourtant, pour la profession d’avocat, le tableau est dramatique (en l’état des annonces sur le projet).

Bien sûr, les pensions de retraite baisseront à moyen terme. Qui doute de leur disparition à terme ?

Mais surtout, les cotisations des actifs doubleront (de 14% environ à 28% environ sur la première tranche de cotisations) sans aucune garantie sur les droits à retraite à terme. Si la première tranche est fixée à un plafond de sécurité sociale soit un peu moins de 40.000 euros de résultat (hypothèse basse!), plus de la moitié des confrères, seront soumis à un niveau de charges, avec le reste, de plus de 40% sur le résultat avant impôts.

Les collaborateurs, les cabinets individuels et les confrères qui accompagnent les plus démunis ne pourront pas faire face à un tel niveau de charge.

C’est ainsi aussi une catastrophe économique qui s’annonce, tant au niveau de la pérennité des cabinets que de l’emploi que de la contribution conséquente de la profession à l’économie française par son travail, son développement, ses investissements.

C’est aussi une catastrophe humaine à plusieurs égards. La solidarité voulue par la profession sur le régime de base, qui lisse les inégalités entre les femmes et les hommes mais aussi les inégalités de carrière ou de gain, en offrant à tous la même retraite de base (1416 euros par mois environ), sera remise en cause.

Comme notre capacité à financer l’AJ et à aider les plus faibles par notre travail sans contrepartie.

D’égalité, aucune trace…

Nous ne pouvons l’accepter sans nous battre.

Le Conseil National des Barreaux, dans sa motion du 6 juillet 2019, rappelant notre attachement collectif à notre régime solidaire, exige d’être associé aux travaux sur la réforme pour faire valoir les spécificités de la profession d’avocat

Pour être audibles, nos représentants auront besoin de la démonstration de notre unanimité à condamner ce projet et ses conséquences intenables pour la profession et de notre détermination à ne pas nous laisser mettre en pièces par une mauvaise réforme faite pour de mauvaises raisons.

Signez cette pétition pour marquer votre opposition au projet de régime universel de retraite et à la mise en danger de toute une profession.