Pour la libération des prisonniers politiques en République du Congo

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Prisonniers politiques : #OnNeVousOubliePas

Le 20 octobre 2015, avec le changement de la constitution, commençait une vague de repressions sans commune mesure, et pour conséquence, l'emprisonnement de toute opposition en République du Congo (Congo-Brazzaville). Il est temps de s'unir et de montrer notre mécontentement face à ces atteintes à la démocratie, et de réclamer la libération des prisonniers politiques au Congo. 

Les prémisses d’une crise politique majeure

Depuis 2014 la situation politique en République du Congo a connu son point de régression avec la volonté du Chef de l’Etat, Denis Sassou-Nguesso de briguer un troisième mandat, allant à l’encontre de la constitution, texte sacré de toute démocratie.

A la veille de l’élection présidentielle, suite à une réforme constitutionnelle illégale, émaillée d’une répression sanglante et largement décriée, l’OCDH et plusieurs observateurs de la société civile s’inquiétaient de la dérive totalitaire du pouvoir congolais. Symbole du climat démocratique, le scrutin présidentiel du 20 mars 2016 se déroula à huis clos, le gouvernement ayant décrété la coupure totale des télécommunications (téléphone, SMS, Internet). Médias et journalistes indépendants furent interdits ou faisaient l’objet d’agressions. Le 22 mars 2016, dans ce contexte d’absence de transparence, d’atteinte au droit à l’information et à la liberté d’expression, les résultats provisoires furent proclamés par la CNEI (Commission Nationale Electorale Indépendante). Sans surprise, ces résultats plaçaient le candidat Denis Sassou-Nguesso en tête dès le premier tour avec 61,40 % des suffrages exprimés. Ce résultat fut clairement contesté par les candidats de l’opposition. Dans la nuit du 3 au 4 avril 2016, des tirs d’armes de guerre, prolongés et répétés, étaient entendus dans les quartiers sud de Brazzaville. Dans la soirée du 4 avril, - simple coïncidence ou manœuvre politicienne planifiée, le mystère reste entier - la Cour constitutionnelle proclamait les résultats définitifs du scrutin présidentiel, créditant le candidat Denis Sassou-Nguesso de 60,19 % des suffrages exprimés.

Une répression sans commune mesure

Après l’annonce officielle de ces résultats, un sentiment d’injustice gagnait largement l’espace publique.

Pour justifier les purges à venir, le gouvernement accusa ses adversaires politiques de préparation de coup d’Etat, d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat et de détention illégale d’armes de guerre. De nombreux opposants et leaders furent arrêtés et, pour certains, soumis à des actes de torture et de traitements cruels, inhumains et dégradants, tandis que d’autres étaient contraints à l’exil ou à la clandestinité.

Un avenir incertain pour les libertés individuelles

En 2014, la République du Congo comptait une dizaine des prisonniers politiques. A l’heure actuelle, il est difficile d’avoir le nombre exact des prisonniers mais des sources concordantes évoquent une centaine de prisonniers politiques. Parmi eux, deux candidats à l’élection présidentielle, le Général Jean Marie Michel Mokoko et le député André Okombi Salissa, qui croupissent actuellement dans les geôles du pouvoir congolais.

Cette évolution alarmante est la conséquence d’une gouvernance par la terreur, du mépris des droits fondamentaux et l’anéantissement de l’équilibre des pouvoirs. Après plus d’une année de purges, les autorités congolaises ne montrent aucune volonté d’organiser de procès justes et équitables, tandis que ces prisonniers sont maintenus au silence dans des conditions d’inhumanité caractéristiques des prisons congolaises. Leur détention arbitraire enfreint la loi en vigueur et la législation internationale en matière des droits de l’Homme.

Dans ce contexte, nous l’OCDH, et autres membres de la société civile lançons une campagne de sensibilisation et de mobilisation «#OnNeVousOubliePas » pour que le droit reprenne sa place dans notre démocratie.



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