Non à la restitution de Spike à ses propriétaires

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Bénévoles et soigneurs du refuge des orphelins de l'association Stéphane Lamart pour la défense des droits des animaux, en colère s'opposent à la restitution du chien Spike à ses propriétaires.

Il y a trois mois, l’association Stéphane Lamart a recueilli Spike, un chien découvert entravé par de multiples liens sur un terrain abandonné. À la surprise générale, le Parquet de Meaux a ordonné la restitution de l’animal à ses propriétaires LE MARDI 09 JUIN 2020 À 12H30  Face à cette décision incompréhensible, nous vous demandons de vous unir à nous,  pour spike, nous avons peu de temps...

Dans la nuit du 28 février, vers 23 h 30, des habitants de Rozay-en-Brie (77) commencent à entendre des gémissements, de plus en plus forts. Armés de leurs lampes-torches, les courageux partis découvrir la source de ces plaintes aperçoivent un chien entravé sur un terrain abandonné. Enchaîné au cou, les pattes attachées avec des Serflex, le tout relié à une souche d’arbre… La scène est saisissante. La gendarmerie, immédiatement prévenue, appelle à son tour la fourrière qui vient récupérer l’animal. Il s’avère que ce dernier est identifié et que l’on retrouve les propriétaires. « En parallèle, l’une de nos enquêtrices a déposé plainte pour maltraitance et acte de cruauté », précise Stéphane Lamart, président et fondateur de l’association éponyme, à qui a été confié l’animal. Spike a été recueilli dans le refuge de l’association, en Normandie, le temps de l’enquête

LA RAISON ? LE CHIEN FUGUE
Interrogés, les propriétaires de Spike ont expliqué avoir fait cela car Spike est un chien fugueur. « Je les ai eus au téléphone. J’ai voulu leur faire comprendre qu’il y a d’autres moyens pour l’empêcher de fuguer, comme le rentrer à l’intérieur, mais ils m’ont dit qu’un chien n’avait rien à faire dans la maison, que c’était sale, raconte amèrement Stéphane Lamart. Le problème, c’est que c’est un beau chien fort. Ils n’arrivent pas du tout à l’éduquer et donc ils font comme on faisait au Moyen Âge : ils l’entravent. »

UNE ENQUÊTE TROP RAPIDE
Stéphane Lamart déplore la rapidité avec laquelle a été réalisée l’enquête. L’erreur principale a été que le certificat vétérinaire – très explicite – n’a pas été transmis au parquet de Meaux, par la gendarmerie de Rozay-en-Brie. De ce fait, la magistrate a classé l’affaire sans suite. « Selon elle, les mauvais traitements ne sont pas avérés, nous devons donc rendre Spike à ses propriétaires. Évidemment, nous avons contesté. Nous avons envoyé le certificat vétérinaire et expliqué que l’on ne pouvait pas faire ça dans ces conditions. Sauf que, depuis hier, je reçois des messages du parquet me menaçant de poursuites pour abus de confiance. Nous sommes contraints de rendre Spike… Je vais le faire, mais ça me rend malade », explique, touché, l’amoureux des animaux. 
 

Le certificat vétérinaire daté du 4 mars 2020, qu’Animaux-Online a pu consulter, explique noir sur blanc que Spike a été « trouvé la nuit du 28 février enchaîné à la souche d’un arbre dans un terrain en vente. Il était entravé par des Serflex au postérieur droit et à l’antérieur gauche, le tout relié à une chaîne attachée à une souche. Il avait aussi une chaîne autour du cou tellement serrée qu’elle a du être coupée à la pince pour pouvoir libérer Spike de cette entrave supplémentaire très douloureuse.
Ce jour, c’est un animal très craintif qui se couche si on hausse le ton et qui a besoin d’être rassuré (mauvais traitements, dressage violent ??). Il reste cependant très coopératif pour les soins malgré les circonstances lamentables de sa découverte. Il présente une cervicalgie qui a nécessité une prise en charge par acupuncture et un relais d’anti-inflammatoires oraux pour qu’il puisse baisser la tête sans douleur. Il présente aussi une douleur à l’antérieur gauche à la pression, certainement due aux entraves qui lui ont été posées. […] L’endroit correspondant à la position des entraves reste douloureux et les anti-inflammatoires associés à la reprise de la marche devraient améliorer le confort de Spike. »
UNE LUEUR D’ESPOIR
« Avec l’avocat de l’association, nous allons saisir le tribunal de police en citation directe afin que les maîtres soient condamnés. On demandera alors l’interdiction de détenir un animal et la prise en charge immédiate de Spike, annonce Stéphane Lamart.

CETTE PROCEDURE PEUT PRENDRE DE LONGS MOIS, NOUS BENEVOLES ET SOIGNEURS VOULONS GARDER SPIKE AUPRES DE NOUS DURANT CETTE PROCEDURE, ET ETABLISSONS CETTE PETITION POUR ETRE ENTENDU DANS L INTERET PSYCHOLOGIQUE DE NOTRE PROTÉGÉ .