

Le Quotidien est allé enquêter si les directives données cet été par M. Darmanin pour - à minima - écarter des policiers/gendarmes condamnés définitivement pour violences conjugales sont appliquées.
Il s'avère que non. Et c'est bien ce que nous dénonçons dans le texte de notre pétition : l'omerta au sein des hiérarchies qui couvrent les violences de certains de leurs collègues.
VOIR L'ÉMISSION 20H15 EXPRESS - LE QUOTIDIEN
Cet été, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé qu’un policier ou gendarme condamné pour violences conjugales devait être écarté du public. Dans les faits, on a rapidement pu constater que cette nouvelle mesure n’était pas toujours appliquée.
C’est le cas d’un gendarme, condamné à 4 mois de prison avec sursis pour violences conjugales. Alors qu’il aurait dû être éloigné du public conformément aux annonces de Gérald Darmanin, il est non seulement toujours en poste, mais il est également susceptible de prendre les plaintes de femmes victimes de violences.
La journaliste Valentine Watrin a pu rencontrer son ex-compagne qui livre un témoignage courageux et bouleversant de violences subies.
Valentine Watrin a également interrogé le ministre de l’Intérieur. M. Darmanin qui affirme avoir recensé 170 gendarmes et policiers condamnés définitivement pour violences conjugales encore présents au sein des forces de l'ordre.
Si ce chiffre du 170 condamnés *définitivement* répond partiellement à notre demande de recensement des policiers et gendarmes violents, il ne tient pas compte du nombre de cas - tout aussi dangereux pour les femmes victimes - où les procédures sont encore en cours, et où les violences ont été commises sur des enfants, femmes collègues et/ou plaignantes.
Surtout, nous ne savons toujours pas si - par principe de précaution - ces policiers et gendarmes mis en cause pour violences de genre ont été écartés du contact avec le public.
(Nous remercions l'équipe du Quotidien pour avoir enquêté sur ce sujet et d'avoir mis à l'honneur notre pétition. Vous êtes presque 25 000 a vouloir faire lumière sur ces situations scandaleuses).