
« C’est absolument révoltant. Une mission d’enquête est diligentée par le gouvernement, et l’enquête ne fait pas apparaître ce fait gravissime et capital. L’exécutif prétend que la cause des femmes est la grande cause du quinquennat, comment peut-on en arriver à un tel niveau d’amateurisme ? » fulmine la centriste Annick Billon, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat.
« Est-ce que le ministre de l’Intérieur a les noms des fonctionnaires auteurs de violences faites aux femmes ? Et s’il les a, comment ces fonctionnaires sont-ils traités par la hiérarchie ? ». La sénatrice socialiste de l’Oise souhaite que cet inventaire porte non seulement sur les policiers condamnés par la justice, mais aussi sur les agents « signalés » pour de tels faits à leur hiérarchie.
Une demande partagée par Annick Billon (UC). « Nous avons créé des fichiers pour moins que ça. Toutes les personnes qui sont là pour nous protéger doivent être irréprochables dans la vie de tous les jours. Comment imaginer qu’un agresseur d’enfants puisse recueillir la plainte d’un mineur violé ? La même chose doit s’appliquer aux cas de violences conjugales. »