Actualización de la peticiónPour des excuses publiques de l'émission "On n'est pas couchés" à Sandrine Rousseau

Courrier à Claude Askolovitch, suite à a revue de presse de ce matin (France Inter)

Valentine GOBYParis, France
11 Oct 2017
Bonjour, Je me permets de vous contacter suite à l'écoute de la revue de presse ce matin dans laquelle Claude Askolovitch, dont j'apprécie par ailleurs beaucoup la chronique, évoque en regard d'un entretien de Christine Angot à Télérama "la médiocrité des polémiques qui ont entouré l'émission On n'est pas couchés". J'ai été interpellée par l'expression "médiocrité des polémiques", que malgré moi j'ai tirée vers la signification la moins désagréable pour les 130 300 signataires de la pétition que j'ai initiée sur Change.org : Claude Askolovitch désignerait ainsi le mépris affiché des écrivains participant à l'émission de Laurent Ruquier, de l'animateur et de la production pour Sandrine Rousseau. Mais à la réflexion, je me demande si ce ne sont pas les spectateurs en colère qui sont ainsi désignés, médiocres, et si c'est le cas je ne peux l'accepter. J'affirme que la parole d'un citoyen ne peut être traduite devant un tribunal littéraire qui en néglige le fond et la légitimité pas le culte de la forme. Je suis écrivaine et romancière, la littérature épouse les contours de toute ma vie, je crois à la littérature comme auxiliaire de la vérité et tente de le démontrer dans l'ensemble de mes livres. Mais la parole d'un citoyen ne vaut pas moins que celle d'un écrivain, fusse-t-il prix Nobel de littérature, surtout quand il ne s'agit pas de littérature. Monsieur Askolovitch a commencé sa revue de presse en évoquant la sordide "affaire Weinstein" et "ce que les hommes font à des femmes et comment nous pouvons le raconter". Nous le racontons comme nous le pouvons. Sandrine Rousseau comme elle peut. Et des milliers d'autres femmes plus maladroitement. Et des milliers d'autres se taisent. Et Christine Angot écrit des romans et de la littérature. On n'humilie pas publiquement quelqu'un qui a le courage de parler quelle que soit la manière dont il parle. C'est pourquoi, monsieur Askolovitch, j'espère que ma compréhension première de votre expression était juste. Je respecte la parole de Christine Angot, dans Télérama, dans ses romans, partout, parce qu'elle est une personne avant toute chose, son talent littéraire n'y est pour rien (et je reconnais ce talent par ailleurs). Mais je refuse tout abus de position dominante. Dans l'espoir de recevoir des éclaircissements de votre part, Bien sincèrement, Valentine Goby
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