

Fournir un hébergement décent pour l'hiver aux enfants et familles exilé·es à Rennes


Fournir un hébergement décent pour l'hiver aux enfants et familles exilé·es à Rennes
Le problème
A l'attention de Nathalie Appéré, Mairie de Rennes
Madame la Maire,
En 2022, vous avez appelé les rennaises et les rennais à s'exprimer pour choisir une cause à porter dans le cadre de l'Initiative Citoyenne Européenne (ICE). La consultation menée par l'équipe de la participation citoyenne de la ville (la Fabrique Citoyenne) a fait émerger la demande d'un accueil digne pour les migrants et migrantes. La pétition a été proposée à l'ICE en avril 2024, mais n'a pas récolté le million de signatures nécessaires pour que l'Union Européenne la prenne en charge.
L'année dernière, vous appeliez les rennais et les rennaises à signer la pétition. Aujourd'hui, nous vous demandons de faire votre part, et d'agir sur votre territoire ! Depuis des mois, des migrants et migrantes dorment dehors, à Bréquigny et au square de la Touche notamment. Ces familles, ces femmes seules et ces enfants sont dans des conditions de vie et de santé catastrophiques, qui ne peuvent qu'empirer pendant l'hiver. Les jeunes sont dans des tentes qui se remplissent d'eau dès qu'il pleut, n'arrivent pas à dormir, et ne peuvent pas ensuite se concentrer sur leurs cours à l'école. La conservation des aliments, la cuisine, les gestes les plus basiques d'hygiène deviennent quasiment impossibles dans les conditions actuelles.
Cette situation a été largement publicisée : en octobre, StreetPress a publié un documentaire vidéo sur la situation, et le collectif inter-organisations de soutien aux exilé·es a mené des actions dans les campements. Cette semaine, à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'enfant, le collectif élèves protégé·es a encore alerté sur la situation de plus de 80 enfants n'ayant pas d'hébergement. Nous sommes particulièrement inquiets et inquiètes pour les mineur·es non accompagné·es, très isolé·es et sans aucun droit en attendant la reconnaissance de leur minorité, alors que cette procédure est de plus en plus longue et complexe. Ces adolescent·es ne sont même pas scolarisé·es, et passent leur journée en errance, à se préoccuper de trouver à manger, un peu de chaleur dans un lieu ouvert, un endroit pour se laver ou une prise électrique pour leur portable...
Le département d'Ille et Vilaine a récemment été cité par le Défenseur des droits parmi les départements ne respectant pas les lois encadrant l'accueil des mineur·es étranger·es. Cela a des conséquences concrètes : les adolescent·es exilé·es rencontré·es et accompagné·es par certain·es d'entre nous sont désespéré·es, et nous craignons que certains n'attentent à leur vie.
Nous vous demandons donc d'agir au plus vite, d'autant plus que les solutions existent ! Par exemple, 49 lieux ont été proposés pour l'appel Nos lieux communs, que vous portez avec la Métropole. Parmi les 16 lieux sélectionnés, au moins cinq lieux à Bréquigny, Chantepie, Mordelles, Saint Armel et Bruz, sont des espaces qui pourraient servir d'hébergement d'urgence (anciens logements de fonction, locaux commerciaux, manoir, ferme, entrepôt...) en attendant une solution plus pérenne. D'autres lieux pourraient certainement être identifiés afin de répartir les hébergements dans la métropole. Nous comprenons que les moyens humains peuvent manquer dans un contexte de baisse des financements des collectivités, et sommes volontaires pour aider à la gestion des lieux.
Il n'y a pas de bonne raison d'attendre. Attendre, c'est attendre le drame.
Nous vous remercions de votre action rapide pour offrir à Rennes l'accueil décent des migrants et migrantes que nous demandons à toute l'Europe.
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Le problème
A l'attention de Nathalie Appéré, Mairie de Rennes
Madame la Maire,
En 2022, vous avez appelé les rennaises et les rennais à s'exprimer pour choisir une cause à porter dans le cadre de l'Initiative Citoyenne Européenne (ICE). La consultation menée par l'équipe de la participation citoyenne de la ville (la Fabrique Citoyenne) a fait émerger la demande d'un accueil digne pour les migrants et migrantes. La pétition a été proposée à l'ICE en avril 2024, mais n'a pas récolté le million de signatures nécessaires pour que l'Union Européenne la prenne en charge.
L'année dernière, vous appeliez les rennais et les rennaises à signer la pétition. Aujourd'hui, nous vous demandons de faire votre part, et d'agir sur votre territoire ! Depuis des mois, des migrants et migrantes dorment dehors, à Bréquigny et au square de la Touche notamment. Ces familles, ces femmes seules et ces enfants sont dans des conditions de vie et de santé catastrophiques, qui ne peuvent qu'empirer pendant l'hiver. Les jeunes sont dans des tentes qui se remplissent d'eau dès qu'il pleut, n'arrivent pas à dormir, et ne peuvent pas ensuite se concentrer sur leurs cours à l'école. La conservation des aliments, la cuisine, les gestes les plus basiques d'hygiène deviennent quasiment impossibles dans les conditions actuelles.
Cette situation a été largement publicisée : en octobre, StreetPress a publié un documentaire vidéo sur la situation, et le collectif inter-organisations de soutien aux exilé·es a mené des actions dans les campements. Cette semaine, à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'enfant, le collectif élèves protégé·es a encore alerté sur la situation de plus de 80 enfants n'ayant pas d'hébergement. Nous sommes particulièrement inquiets et inquiètes pour les mineur·es non accompagné·es, très isolé·es et sans aucun droit en attendant la reconnaissance de leur minorité, alors que cette procédure est de plus en plus longue et complexe. Ces adolescent·es ne sont même pas scolarisé·es, et passent leur journée en errance, à se préoccuper de trouver à manger, un peu de chaleur dans un lieu ouvert, un endroit pour se laver ou une prise électrique pour leur portable...
Le département d'Ille et Vilaine a récemment été cité par le Défenseur des droits parmi les départements ne respectant pas les lois encadrant l'accueil des mineur·es étranger·es. Cela a des conséquences concrètes : les adolescent·es exilé·es rencontré·es et accompagné·es par certain·es d'entre nous sont désespéré·es, et nous craignons que certains n'attentent à leur vie.
Nous vous demandons donc d'agir au plus vite, d'autant plus que les solutions existent ! Par exemple, 49 lieux ont été proposés pour l'appel Nos lieux communs, que vous portez avec la Métropole. Parmi les 16 lieux sélectionnés, au moins cinq lieux à Bréquigny, Chantepie, Mordelles, Saint Armel et Bruz, sont des espaces qui pourraient servir d'hébergement d'urgence (anciens logements de fonction, locaux commerciaux, manoir, ferme, entrepôt...) en attendant une solution plus pérenne. D'autres lieux pourraient certainement être identifiés afin de répartir les hébergements dans la métropole. Nous comprenons que les moyens humains peuvent manquer dans un contexte de baisse des financements des collectivités, et sommes volontaires pour aider à la gestion des lieux.
Il n'y a pas de bonne raison d'attendre. Attendre, c'est attendre le drame.
Nous vous remercions de votre action rapide pour offrir à Rennes l'accueil décent des migrants et migrantes que nous demandons à toute l'Europe.
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Les décisionnaires
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Pétition lancée le 21 novembre 2024