Pétition fermée
Adressée à Madame Fabienne Buccio préfète du Pas de Calais et 1 autre

Alerte, urgence. Enfants et mineurs en danger.

 Florence Prudhomme pour l'ELCD

Alerte, urgence. Enfants et mineurs en danger.
Des dizaines de jeunes non enregistrés en tant que mineurs lors des premiers jours du démantèlement de la « jungle » de Calais ont passé la nuit du 26 au 27 octobre dehors.
Jeudi matin, ils étaient une centaine à faire la queue, transis de froid, pour se faire enregistrer au « sas » de tri, espérant que soient appliqués les accords franco-britanniques sur le regroupement familial. Mais ils ont trouvé les grilles et les entrées fermées, tout comme celles du centre d’accueil provisoire (CAP), c’est-à-dire les containers de la « jungle ».
Les vigiles leur barrent la route. Aux abords de la « jungle » comme en ville, la police les pourchasse et les emmène de force. Ils n’ont plus rien. Leur tente a brûlé ou a été détruite par les bulldozers. La mise à l’abri des mineurs qui veulent déposer une demande de réunification familiale en Angleterre était une des promesses de l’opération dite "humanitaire" du gouvernement. Elle n’a pas été respectée, elle est restée lettre morte.
Rappelons, comme l’ont fait le GISTI, Solidarité laïque et le syndicat de la magistrature, que les mineurs isolés relèvent tous de la protection de l’enfance définie par des règles bien précises et exercée par les Conseils départementaux : la protection est accordée ​après une évaluation de cinq jours ; un juge est saisi ; la décision est notifiée par écrit à l’enfant qui prend connaissance de ses droits et des recours possibles. Toutes ces étapes ont été bafouées à Calais. Le tri s’est effectué au faciès : celui-là est mineur, celui-là ne l’est pas. En cas de doute une "évaluation flash" de quelques minutes infirme ou confirme la décision. Le CAP n’est pas un dispositif de la protection de l’enfance. Pas davantage que ne le sont les « centres d’accueil et d’orientation dédiés aux mineurs » évoqués par la Préfète du Pas-de-Calais. Ni l’un ni les autres n’ont été agréés par les Conseils départementaux.
Que vont devenir ces enfants ? Où vont-ils aller ? Comment les protéger ? Nous souhaitons et nous ferons tout pour qu’ils soient accueillis dans des conditions dignes et respectueuses. Qu’ils soient réellement mis à l’abri comme l’exige la loi.
Nous vous appelons à la solidarité active et généreuse pour qu’ils soient hébergés dans des hôtels, des gites. Apportez-nous votre soutien ! Les enfants ne doivent pas être abandonnés à la rue ni exposés aux dangers qui les menacent.
Pas un jour de plus dans la rue pour les enfants !
Signatures individuelles ou associatives

Cette pétition a été remise à:
  • Madame Fabienne Buccio préfète du Pas de Calais
  • Monsieur Bernard Cazeneuve Ministre de l'intérieur


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