Fin du jumelage d’Ixelles et de Megiddo - Stop aux relations avec un état génocidaire !

Signataires récents:
Julie Bissar et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

[English version below]

Cette pétition a pour objectif de mettre fin au jumelage de la commune d’Ixelles avec la municipalité de Megiddo, en solidarité avec le peuple palestinien et en raison du génocide en cours et des violations systématiques du droit international par Israël.

La Commune d’Ixelles est jumelée avec les municipalités de Biarritz en France depuis 1959, de Kalamu en République Démocratique du Congo depuis 2003, de  Zababdeh en Palestine occupée depuis 2003 également et de Megiddo, en « Israël », depuis 2012.

Nous, citoyens et résidents d’Ixelles, de Bruxelles et de Belgique, sincèrement épris de justice et de respect pour la dignité de chaque être humain, particulièrement quand c’est un enfant, sommes profondément préoccupés et choqués par le maintien du jumelage entre la commune d’Ixelles et la ville de Megiddo alors que le pays où se trouve cette ville est impliqué dans un génocide contre un peuple colonisé innocent. Cette préoccupation est d'autant plus justifiée que l'état en question refuse d'obéir aux injonctions des ordonnances de la Cour internationale de Justice de La Haye.

La décision de la CIJ du 26 janvier 2024 fait suite à l'application de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide dans la bande de Gaza. Cette ordonnance exige, entre autres, que l'état en question cesse immédiatement toute action qui pourrait confirmer ou aggraver ledit génocide. Elle donne également d'autres injonctions qui sont juridiquement contraignantes.

Malheureusement, cet état rejette l'arrêt de la cour et refuse d'obéir à ses injonctions, en contravention avec toutes les règles de droit international.

La deuxième décision, datée du 28 mars 2024, a été prise par la Cour internationale de Justice en réponse aux développements ultérieurs de la situation et des actions de l'état concerné. Cette décision complète et renforce l'ordonnance précédente, affirmant la nécessité d'une action immédiate pour mettre fin au génocide en cours.

Nous sommes également profondément révoltés par les violations répétées et permanentes du droit international commises par l'état en question, en particulier en ce qui concerne l'occupation de la Palestine. Malgré les nombreuses résolutions de l'ONU, tant de l'Assemblée générale que du Conseil de sécurité, exhortant à la fin de cette occupation et au respect des droits des Palestiniens, l'état en question persiste à les ignorer.

Sur le site de la commune d’Ixelles, Megiddo est présenté comme une municipalité avec site archéologique d’intérêt entouré d’une magnifique nature et avec une riche vie culturelle.

Le site de la commune ne dit en revanche pas que Megiddo est le siège d’une des prisons du système carcéral sioniste. Ce site a la particularité d’être celui où le plus grand nombre d’enfants palestiniens (mineurs, oui) sont incarcérés, la plupart du temps sans jugement et en violation, une fois de plus, de toutes les règles de droit international en la matière.

L'emprisonnement des enfants est une pratique intolérable, contraire aux principes fondamentaux des droits de l'homme. En effet, chaque enfant a droit à une protection spéciale et à des mesures de protection qui tiennent compte de son jeune âge et de sa vulnérabilité, comme stipulé dans la Convention relative aux droits de l'enfant de 1989. De plus, la Déclaration universelle des droits de l'homme affirme que toute personne a droit à la liberté et à la sécurité, et que nul ne peut être soumis à la détention arbitraire.

Dans un contexte d'occupation coloniale, l'emprisonnement des enfants devient encore plus problématique. La quatrième Convention de Genève, notamment dans son article 76, interdit explicitement la déportation et la détention de personnes protégées, y compris les enfants, à moins que cela ne soit absolument nécessaire pour assurer leur propre sécurité. Cette convention vise à protéger les populations civiles, en particulier les enfants, des effets préjudiciables de la guerre et de l'occupation.

En emprisonnant des enfants dans un contexte d'occupation coloniale, Israël viole non seulement les lois internationales, mais compromet également gravement l'avenir de ces jeunes. L'emprisonnement peut entraîner des conséquences dévastatrices sur le développement physique, émotionnel et psychologique des enfants, les exposant à des traumatismes durables et compromettant leurs perspectives. Un emprisonnement dans ces conditions est un traitement dégradant en soi, c’est de la torture.

En conclusion, l'emprisonnement des enfants, en particulier dans un contexte d'occupation coloniale, est une violation flagrante des droits de l'homme et des principes fondamentaux de droit international humanitaire. Il est impératif que la commune d’Ixelles condamne fermement cette pratique et œuvre activement à son niveau pour mettre fin à cette injustice. Les droits et le bien-être des enfants doivent être une priorité absolue, et cela exige un engagement ferme en faveur de la justice et de la protection des droits de l'homme pour toutes et tous, quel que soit leur âge ou leur statut.

En raison de ces violations flagrantes et incessantes du droit international et des résolutions de l'ONU, ainsi que des décisions de la Cour internationale de Justice et par-dessus tout de la violation de  la Convention relative aux droits de l'enfant, nous appelons les autorités communales à mettre fin immédiatement au jumelage avec la municipalité de Megiddo. Il est temps pour notre commune de prendre position contre l'injustice et de faire entendre notre voix en faveur des opprimés.

Comme le disait Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, « être neutre devant une situation d’oppression, c’est choisir le camp de l’oppresseur ». Le fait qu’Ixelles soit aussi jumelée avec la commune palestinienne de Zababdeh, ville natale de Naïm Khader, assassiné à Ixelles le 1er juin 1981, ne peut donc pas justifier le maintien du jumelage avec Megiddo. On ne donne pas « 5 minutes aux Juifs et 5 minutes à Hitler ».

Une majorité composée de partis qui se veulent progressistes et soucieux de justice et d’égalité ne peut décemment pas maintenir des relations normales avec une municipalité se trouvant sous un régime pratiquant suprémacisme raciale et religieux, apartheid et violations totales et permanentes du droit international.

En signant cette pétition, nous demandons au bourgmestre, Monsieur Doulkeridis, et au Collège échevinal  d'agir rapidement et de manière décisive pour rompre tout lien avec une ville et un pays coupables d’actes d’une inacceptable et répugnante inhumanité, et ce depuis bien plus de 6 mois.

Pour information, vous trouverez une liste non exhaustive  des résolutions violées par Israël après la version anglaise.

 

Title: Stop the twinning of Ixelles and Megiddo - Stop relations with a genocidal state!

Petition to end the twinning of the commune of Ixelles with Megiddo because of the ongoing genocide and systematic violations of international law by Israel.

The municipality of Ixelles has been twinned with the municipalities of Biarritz in France since 1959, Kalamu in the Democratic Republic of Congo since 2003, Zababdeh in occupied Palestine since 2003 and Megiddo, in "Israel", since 2012.

We, citizens and residents of Ixelles, Brussels and Belgium, sincerely committed to justice and respect for the dignity of every human being, especially when it is a child, are deeply concerned and shocked by the continuation of the twinning between the commune of Ixelles and the town of Megiddo while the country where this town is located is involved in genocide against an innocent colonized people. This concern is all the more justified in that the state in question refuses to obey the injunctions of the International Court of Justice in The Hague.

The ICJ's decision of January 26, 2024 is the result of the application of the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide in the Gaza Strip. The order requires, among other things, that the state in question immediately cease any action that might confirm or aggravate the said genocide. It also issues other injunctions that are legally binding.

Unfortunately, this state rejected the Court's ruling and refused to obey its injunctions, in contravention of all the rules of international law.

The second decision, dated March 28, 2024, was taken by the International Court of Justice in response to subsequent developments in the situation and the actions of the state concerned. This decision complements and reinforces the previous order, affirming the need for immediate action to put an end to the ongoing genocide.

We are also deeply outraged by the repeated and ongoing violations of international law committed by the state in question, particularly with regard to the occupation of Palestine. Despite numerous UN resolutions, both from the General Assembly and the Security Council, urging an end to this occupation and respect for Palestinian rights, the state in question persists in ignoring them.

On the website of the commune of Ixelles, Megiddo is presented as a municipality with an archaeological site of interest, surrounded by beautiful nature and a rich cultural life.

The municipality's website does not mention, however, that Megiddo is home to one of the prisons of the Zionist prison system. This site has the particularity of being the one where the largest number of Palestinian children (minors, yes) are incarcerated, most of the time without trial and in violation, once again, of all the rules of international law on the subject.

The imprisonment of children is an intolerable practice, contrary to the fundamental principles of human rights. Indeed, every child has the right to special protection and measures that take into account his or her young age and vulnerability, as stipulated in the 1989 Convention on the Rights of the Child. Furthermore, the Universal Declaration of Human Rights affirms that everyone has the right to liberty and security of person, and that no one shall be subjected to arbitrary detention.

In a context of colonial occupation, the imprisonment of children becomes even more problematic. The Fourth Geneva Convention, in particular Article 76, explicitly prohibits the deportation and detention of protected persons, including children, unless absolutely necessary to ensure their own safety. This convention aims to protect civilian populations, particularly children, from the harmful effects of war and occupation.

By imprisoning children in a context of colonial occupation, Israel is not only violating international law, but is also seriously compromising the future of these young people. Imprisonment can have devastating consequences on children's physical, emotional and psychological development, exposing them to lasting trauma and compromising their futures. Imprisonment in these conditions is degrading treatment in itself, it's torture.

In conclusion, the imprisonment of children, particularly in a context of colonial occupation, is a flagrant violation of human rights and the fundamental principles of international humanitarian law. It is imperative that the commune of Ixelles firmly condemn this practice and actively work at its level to put an end to this injustice. The rights and well-being of children must be an absolute priority, and this requires a firm commitment to justice and the protection of human rights for all, whatever their age or status.

In view of these flagrant and continuing violations of international law and UN resolutions, as well as the decisions of the International Court of Justice, and above all the violation of the Convention on the Rights of the Child, we call on the municipal authorities to put an immediate end to the twinning arrangement with the municipality of Megiddo. It's time for our municipality to take a stand against injustice and make our voice heard on behalf of the oppressed.

As Nobel Peace Prize winner Desmond Tutu once said, "to be neutral in the face of oppression is to choose the side of the oppressor". The fact that Ixelles is also twinned with the Palestinian commune of Zababdeh, hometown of Naïm Khader, murdered in Ixelles on June 1, 1981, cannot therefore justify maintaining the twinning with Megiddo. You don't give "5 minutes to the Jews and 5 minutes to Hitler".

A communal majority composed of parties that claim to be liberal and concerned with justice and equality cannot in all decency maintain normal relations with a municipality that finds itself under a regime practicing racial and religious supremacism, apartheid and total and permanent violations of international law.

By signing this petition, we call on the Bourgmestre and the Collège échevinal to act swiftly and decisively to sever all ties with a city and a country guilty of acts of unacceptable and repugnant inhumanity, and have been doing so for well over 6 months.

For your information, below is a non-exhaustive list of resolutions violated by Israel (in French):

Assemblée générale (ayant alors fonction d’organe décisionnaire)

1. Résolution 181 (29 novembre 1947). Adoption du plan de partage : la Palestine est divisée en deux Etats indépendants, l’un arabe, l’autre juif, et Jérusalem est placée sous administration des Nations unies.

2. Résolution 194 (11 décembre 1948). Les réfugiés qui le souhaitent doivent pouvoir « rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et vivre en paix avec leurs voisins »  ; les autres doivent être indemnisés de leurs biens « à titre de compensation ». Création de la commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine.

3. Résolution 302 (8 décembre 1949). Création de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).

Conseil de sécurité

1. Résolution 236 (11 juin 1967). Au lendemain de la guerre de juin 1967, le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu et un arrêt immédiat de toutes les activités militaires dans le conflit opposant l’Egypte, la Jordanie et la Syrie à Israël.

2. Résolution 237 (14 juin 1967). Le Conseil de sécurité demande à Israël d’assurer « la sûreté, le bien-être et la sécurité des habitants des zones où des opérations militaires ont eu lieu » et de faciliter le retour des réfugiés.

3. Résolution 242 (22 novembre 1967). Le Conseil de sécurité condamne l’« acquisition de territoire par la guerre » et demande le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ». Il affirme « l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique » de chaque Etat de la région.

4. Résolution 250 (27 avril 1968). Israël est invité à ne pas organiser le défilé militaire prévu à Jérusalem le 2 mai 1968 considérant que cela aggraverait les « tensions dans la région ».

5. Résolution 251 (2 mai 1968). Le Conseil de sécurité déplore la tenue du défilé militaire de Jérusalem « au mépris » de la résolution 250.

6. Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures.

7. Résolution 267 (3 juillet 1969). Le Conseil de sécurité censure « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem ».

8. Résolution 340 (25 octobre 1973). A la suite de la guerre de Ramadan ou de Kippour, création de la deuxième Force d’urgence des Nations unies (FUNU-II) qui vise à « superviser le cessez-le-feu entre les forces égyptiennes et israéliennes » et à assurer le « redéploiement » de ces mêmes forces.

9. Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

10. Résolution 468 (8 mai 1980). Le Conseil de sécurité déclare « illégales » les expulsions à l’étranger de notables palestiniens de Hébron et de Halhoul par les autorités militaires israéliennes et demande à Israël de les annuler.

11. Résolution 592 (8 décembre 1986). Le Conseil de sécurité rappelle que la convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre « est applicable aux territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967 ». Il condamne « l’armée israélienne qui, ayant ouvert le feu, a tué ou blessé des étudiants » de l’université Bir Zeit.

12. Résolution 605 (22 décembre 1987). Après le déclenchement de la première Intifada, le Conseil de sécurité condamne les pratiques d’Israël « qui violent les droits de l’homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, en particulier le fait que l’armée israélienne a ouvert le feu, tuant ou blessant des civils palestiniens ».

13. Résolution 607 (5 janvier 1988). Israël doit « s’abstenir d’expulser des civils palestiniens des territoires occupés » et respecter les obligations que lui impose la convention de Genève.

14. Résolution 608 (14 janvier 1988). Le Conseil de sécurité demande à Israël « d’annuler l’ordre d’expulsion des civils palestiniens et d’assurer le retour immédiat et en toute sécurité » de tous ceux déjà expulsés.

15. Résolution 636 (6 juillet 1989). Le Conseil de sécurité demande à Israël, en conformité avec ses précédentes résolutions et avec la convention de Genève, de « cesser immédiatement d’expulser d’autres civils palestiniens » et d’assurer le retour en toute sécurité de ceux déjà expulsés.

16. Résolution 641 (30 août 1989). Le Conseil de sécurité « déplore qu’Israël, puissance occupante, continue d’expulser des civils palestiniens » et lui demande d’assurer le retour de tous les expulsés.

17. Résolution 672 (12 octobre 1990). Après les violences de l’esplanade des Mosquées - le mont du Temple, le Conseil de sécurité condamne « les actes de violence commis par les forces de sécurité israéliennes » à Al-Haram Al-Charif et dans d’autres lieux saints de Jérusalem et demande à Israël de « s’acquitter scrupuleusement des obligations juridiques et des responsabilités qui lui incombent » vis-à-vis des civils des territoires occupés.

18. Résolution 673 (24 octobre 1990). Le Conseil de sécurité condamne le refus d’Israël d’appliquer la résolution 672.

19. Résolution 681 (20 décembre 1990). Israël est sommé d’appliquer la convention de Genève.

20. Résolution 694 (24 mai 1991). Le Conseil de sécurité déclare que l’expulsion de quatre nouveaux civils palestiniens en mai 1991 par les forces israéliennes constitue une violation de la convention de Genève.

21. Résolution 799 (18 décembre 1992). Le Conseil de sécurité condamne les quatre cents expulsions de décembre 1992, soulignant qu’elle est contraire aux obligations internationales imposées à Israël par la convention de Genève. Le Conseil réaffirme l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban.

22. Résolution 904 (18 mars 1994). A la suite du massacre de la mosquée de Hébron, le Conseil de sécurité demande à Israël de prendre les mesures nécessaires « afin de prévenir des actes de violence illégaux de la part des colons israéliens » envers les civils palestiniens.

23. Résolution 1322 (7 octobre 2000). A la suite du début de la seconde Intifada, le Conseil de sécurité déplore les violences et condamne le « recours à la force excessif contre les Palestiniens ». Il demande à Israël de respecter ses obligations relatives à la convention de Genève.

24. Résolution 1397 (12 mars 2002). Le Conseil de sécurité demande la « cessation immédiate de tous les actes de violence, y compris tous les actes de terreur et toutes provocations, incitations et destructions », et réclame la coopération des Israéliens et des Palestiniens visant à la reprise des négociations.

25. Résolution 1402 (30 mars 2002). Après la réoccupation totale de la Cisjordanie, le Conseil de sécurité demande un cessez-le-feu immédiat et le « retrait des troupes israéliennes des villes palestiniennes ».

26. Résolution 1405 (19 avril 2002). Le Conseil de sécurité déclare qu’« il est urgent que les organismes médicaux et humanitaires aient accès à la population civile palestinienne ».

27. Résolution 1435 (24 septembre 2002). Le Conseil de sécurité exige « le retrait rapide des forces d’occupation israéliennes des villes palestiniennes ». Il demande à l’Autorité palestinienne de « faire traduire en justice les auteurs d’actes terroristes ».

28. Résolution 1515 (19 novembre 2003). Le Conseil de sécurité se déclare « attaché à la vision d’une région dans laquelle deux Etats, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues », et demande en conséquence aux parties en conflit de s’acquitter des obligations relatives à la « feuille de route » du Quartet.

29. Résolution 1544 (19 mai 2004). Le Conseil de sécurité demande qu’Israël respecte « les obligations que lui impose le droit humanitaire international » et « l’obligation qui lui est faite de ne pas se livrer aux destructions d’habitations ».

30. Résolution 1850 (16 décembre 2008). Le Conseil de sécurité soutient le processus d’Annapolis, et demande aux parties de « s’abstenir de toute mesure susceptible d’entamer la confiance » et de ne pas « remettre en cause l’issue des négociations ».

31. Résolution 1860 (8 janvier 2009). Après l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le Conseil de sécurité exige « l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza ». Il demande de ne pas entraver l’entrée des organisations médicales dans Gaza et d’empêcher le trafic illégal d’armes.

32. Résolution 2712 (15 novembre 2023) demandant à toutes les parties de s’abstenir de priver la population civile de la bande de Gaza des services essentiels et de l’assistance humanitaire indispensables à sa survie, conformément au droit international humanitaire, privations qui ont un effet disproportionné sur les enfants, …

33. Résolution 2720 (22 décembre 2023) demandant à nouveau à toutes les parties de s’abstenir de priver la population civile de la bande de Gaza des services essentiels et de l’aide humanitaire indispensables à sa survie, conformément au droit international humanitaire.

34. Résolution 2728 (25 mars 2024) exigeant un cessez-le-feu immédiat à Gaza.

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Mouhad REGHIFLanceur de pétition

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Julie Bissar et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

[English version below]

Cette pétition a pour objectif de mettre fin au jumelage de la commune d’Ixelles avec la municipalité de Megiddo, en solidarité avec le peuple palestinien et en raison du génocide en cours et des violations systématiques du droit international par Israël.

La Commune d’Ixelles est jumelée avec les municipalités de Biarritz en France depuis 1959, de Kalamu en République Démocratique du Congo depuis 2003, de  Zababdeh en Palestine occupée depuis 2003 également et de Megiddo, en « Israël », depuis 2012.

Nous, citoyens et résidents d’Ixelles, de Bruxelles et de Belgique, sincèrement épris de justice et de respect pour la dignité de chaque être humain, particulièrement quand c’est un enfant, sommes profondément préoccupés et choqués par le maintien du jumelage entre la commune d’Ixelles et la ville de Megiddo alors que le pays où se trouve cette ville est impliqué dans un génocide contre un peuple colonisé innocent. Cette préoccupation est d'autant plus justifiée que l'état en question refuse d'obéir aux injonctions des ordonnances de la Cour internationale de Justice de La Haye.

La décision de la CIJ du 26 janvier 2024 fait suite à l'application de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide dans la bande de Gaza. Cette ordonnance exige, entre autres, que l'état en question cesse immédiatement toute action qui pourrait confirmer ou aggraver ledit génocide. Elle donne également d'autres injonctions qui sont juridiquement contraignantes.

Malheureusement, cet état rejette l'arrêt de la cour et refuse d'obéir à ses injonctions, en contravention avec toutes les règles de droit international.

La deuxième décision, datée du 28 mars 2024, a été prise par la Cour internationale de Justice en réponse aux développements ultérieurs de la situation et des actions de l'état concerné. Cette décision complète et renforce l'ordonnance précédente, affirmant la nécessité d'une action immédiate pour mettre fin au génocide en cours.

Nous sommes également profondément révoltés par les violations répétées et permanentes du droit international commises par l'état en question, en particulier en ce qui concerne l'occupation de la Palestine. Malgré les nombreuses résolutions de l'ONU, tant de l'Assemblée générale que du Conseil de sécurité, exhortant à la fin de cette occupation et au respect des droits des Palestiniens, l'état en question persiste à les ignorer.

Sur le site de la commune d’Ixelles, Megiddo est présenté comme une municipalité avec site archéologique d’intérêt entouré d’une magnifique nature et avec une riche vie culturelle.

Le site de la commune ne dit en revanche pas que Megiddo est le siège d’une des prisons du système carcéral sioniste. Ce site a la particularité d’être celui où le plus grand nombre d’enfants palestiniens (mineurs, oui) sont incarcérés, la plupart du temps sans jugement et en violation, une fois de plus, de toutes les règles de droit international en la matière.

L'emprisonnement des enfants est une pratique intolérable, contraire aux principes fondamentaux des droits de l'homme. En effet, chaque enfant a droit à une protection spéciale et à des mesures de protection qui tiennent compte de son jeune âge et de sa vulnérabilité, comme stipulé dans la Convention relative aux droits de l'enfant de 1989. De plus, la Déclaration universelle des droits de l'homme affirme que toute personne a droit à la liberté et à la sécurité, et que nul ne peut être soumis à la détention arbitraire.

Dans un contexte d'occupation coloniale, l'emprisonnement des enfants devient encore plus problématique. La quatrième Convention de Genève, notamment dans son article 76, interdit explicitement la déportation et la détention de personnes protégées, y compris les enfants, à moins que cela ne soit absolument nécessaire pour assurer leur propre sécurité. Cette convention vise à protéger les populations civiles, en particulier les enfants, des effets préjudiciables de la guerre et de l'occupation.

En emprisonnant des enfants dans un contexte d'occupation coloniale, Israël viole non seulement les lois internationales, mais compromet également gravement l'avenir de ces jeunes. L'emprisonnement peut entraîner des conséquences dévastatrices sur le développement physique, émotionnel et psychologique des enfants, les exposant à des traumatismes durables et compromettant leurs perspectives. Un emprisonnement dans ces conditions est un traitement dégradant en soi, c’est de la torture.

En conclusion, l'emprisonnement des enfants, en particulier dans un contexte d'occupation coloniale, est une violation flagrante des droits de l'homme et des principes fondamentaux de droit international humanitaire. Il est impératif que la commune d’Ixelles condamne fermement cette pratique et œuvre activement à son niveau pour mettre fin à cette injustice. Les droits et le bien-être des enfants doivent être une priorité absolue, et cela exige un engagement ferme en faveur de la justice et de la protection des droits de l'homme pour toutes et tous, quel que soit leur âge ou leur statut.

En raison de ces violations flagrantes et incessantes du droit international et des résolutions de l'ONU, ainsi que des décisions de la Cour internationale de Justice et par-dessus tout de la violation de  la Convention relative aux droits de l'enfant, nous appelons les autorités communales à mettre fin immédiatement au jumelage avec la municipalité de Megiddo. Il est temps pour notre commune de prendre position contre l'injustice et de faire entendre notre voix en faveur des opprimés.

Comme le disait Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, « être neutre devant une situation d’oppression, c’est choisir le camp de l’oppresseur ». Le fait qu’Ixelles soit aussi jumelée avec la commune palestinienne de Zababdeh, ville natale de Naïm Khader, assassiné à Ixelles le 1er juin 1981, ne peut donc pas justifier le maintien du jumelage avec Megiddo. On ne donne pas « 5 minutes aux Juifs et 5 minutes à Hitler ».

Une majorité composée de partis qui se veulent progressistes et soucieux de justice et d’égalité ne peut décemment pas maintenir des relations normales avec une municipalité se trouvant sous un régime pratiquant suprémacisme raciale et religieux, apartheid et violations totales et permanentes du droit international.

En signant cette pétition, nous demandons au bourgmestre, Monsieur Doulkeridis, et au Collège échevinal  d'agir rapidement et de manière décisive pour rompre tout lien avec une ville et un pays coupables d’actes d’une inacceptable et répugnante inhumanité, et ce depuis bien plus de 6 mois.

Pour information, vous trouverez une liste non exhaustive  des résolutions violées par Israël après la version anglaise.

 

Title: Stop the twinning of Ixelles and Megiddo - Stop relations with a genocidal state!

Petition to end the twinning of the commune of Ixelles with Megiddo because of the ongoing genocide and systematic violations of international law by Israel.

The municipality of Ixelles has been twinned with the municipalities of Biarritz in France since 1959, Kalamu in the Democratic Republic of Congo since 2003, Zababdeh in occupied Palestine since 2003 and Megiddo, in "Israel", since 2012.

We, citizens and residents of Ixelles, Brussels and Belgium, sincerely committed to justice and respect for the dignity of every human being, especially when it is a child, are deeply concerned and shocked by the continuation of the twinning between the commune of Ixelles and the town of Megiddo while the country where this town is located is involved in genocide against an innocent colonized people. This concern is all the more justified in that the state in question refuses to obey the injunctions of the International Court of Justice in The Hague.

The ICJ's decision of January 26, 2024 is the result of the application of the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide in the Gaza Strip. The order requires, among other things, that the state in question immediately cease any action that might confirm or aggravate the said genocide. It also issues other injunctions that are legally binding.

Unfortunately, this state rejected the Court's ruling and refused to obey its injunctions, in contravention of all the rules of international law.

The second decision, dated March 28, 2024, was taken by the International Court of Justice in response to subsequent developments in the situation and the actions of the state concerned. This decision complements and reinforces the previous order, affirming the need for immediate action to put an end to the ongoing genocide.

We are also deeply outraged by the repeated and ongoing violations of international law committed by the state in question, particularly with regard to the occupation of Palestine. Despite numerous UN resolutions, both from the General Assembly and the Security Council, urging an end to this occupation and respect for Palestinian rights, the state in question persists in ignoring them.

On the website of the commune of Ixelles, Megiddo is presented as a municipality with an archaeological site of interest, surrounded by beautiful nature and a rich cultural life.

The municipality's website does not mention, however, that Megiddo is home to one of the prisons of the Zionist prison system. This site has the particularity of being the one where the largest number of Palestinian children (minors, yes) are incarcerated, most of the time without trial and in violation, once again, of all the rules of international law on the subject.

The imprisonment of children is an intolerable practice, contrary to the fundamental principles of human rights. Indeed, every child has the right to special protection and measures that take into account his or her young age and vulnerability, as stipulated in the 1989 Convention on the Rights of the Child. Furthermore, the Universal Declaration of Human Rights affirms that everyone has the right to liberty and security of person, and that no one shall be subjected to arbitrary detention.

In a context of colonial occupation, the imprisonment of children becomes even more problematic. The Fourth Geneva Convention, in particular Article 76, explicitly prohibits the deportation and detention of protected persons, including children, unless absolutely necessary to ensure their own safety. This convention aims to protect civilian populations, particularly children, from the harmful effects of war and occupation.

By imprisoning children in a context of colonial occupation, Israel is not only violating international law, but is also seriously compromising the future of these young people. Imprisonment can have devastating consequences on children's physical, emotional and psychological development, exposing them to lasting trauma and compromising their futures. Imprisonment in these conditions is degrading treatment in itself, it's torture.

In conclusion, the imprisonment of children, particularly in a context of colonial occupation, is a flagrant violation of human rights and the fundamental principles of international humanitarian law. It is imperative that the commune of Ixelles firmly condemn this practice and actively work at its level to put an end to this injustice. The rights and well-being of children must be an absolute priority, and this requires a firm commitment to justice and the protection of human rights for all, whatever their age or status.

In view of these flagrant and continuing violations of international law and UN resolutions, as well as the decisions of the International Court of Justice, and above all the violation of the Convention on the Rights of the Child, we call on the municipal authorities to put an immediate end to the twinning arrangement with the municipality of Megiddo. It's time for our municipality to take a stand against injustice and make our voice heard on behalf of the oppressed.

As Nobel Peace Prize winner Desmond Tutu once said, "to be neutral in the face of oppression is to choose the side of the oppressor". The fact that Ixelles is also twinned with the Palestinian commune of Zababdeh, hometown of Naïm Khader, murdered in Ixelles on June 1, 1981, cannot therefore justify maintaining the twinning with Megiddo. You don't give "5 minutes to the Jews and 5 minutes to Hitler".

A communal majority composed of parties that claim to be liberal and concerned with justice and equality cannot in all decency maintain normal relations with a municipality that finds itself under a regime practicing racial and religious supremacism, apartheid and total and permanent violations of international law.

By signing this petition, we call on the Bourgmestre and the Collège échevinal to act swiftly and decisively to sever all ties with a city and a country guilty of acts of unacceptable and repugnant inhumanity, and have been doing so for well over 6 months.

For your information, below is a non-exhaustive list of resolutions violated by Israel (in French):

Assemblée générale (ayant alors fonction d’organe décisionnaire)

1. Résolution 181 (29 novembre 1947). Adoption du plan de partage : la Palestine est divisée en deux Etats indépendants, l’un arabe, l’autre juif, et Jérusalem est placée sous administration des Nations unies.

2. Résolution 194 (11 décembre 1948). Les réfugiés qui le souhaitent doivent pouvoir « rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et vivre en paix avec leurs voisins »  ; les autres doivent être indemnisés de leurs biens « à titre de compensation ». Création de la commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine.

3. Résolution 302 (8 décembre 1949). Création de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).

Conseil de sécurité

1. Résolution 236 (11 juin 1967). Au lendemain de la guerre de juin 1967, le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu et un arrêt immédiat de toutes les activités militaires dans le conflit opposant l’Egypte, la Jordanie et la Syrie à Israël.

2. Résolution 237 (14 juin 1967). Le Conseil de sécurité demande à Israël d’assurer « la sûreté, le bien-être et la sécurité des habitants des zones où des opérations militaires ont eu lieu » et de faciliter le retour des réfugiés.

3. Résolution 242 (22 novembre 1967). Le Conseil de sécurité condamne l’« acquisition de territoire par la guerre » et demande le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ». Il affirme « l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique » de chaque Etat de la région.

4. Résolution 250 (27 avril 1968). Israël est invité à ne pas organiser le défilé militaire prévu à Jérusalem le 2 mai 1968 considérant que cela aggraverait les « tensions dans la région ».

5. Résolution 251 (2 mai 1968). Le Conseil de sécurité déplore la tenue du défilé militaire de Jérusalem « au mépris » de la résolution 250.

6. Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures.

7. Résolution 267 (3 juillet 1969). Le Conseil de sécurité censure « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem ».

8. Résolution 340 (25 octobre 1973). A la suite de la guerre de Ramadan ou de Kippour, création de la deuxième Force d’urgence des Nations unies (FUNU-II) qui vise à « superviser le cessez-le-feu entre les forces égyptiennes et israéliennes » et à assurer le « redéploiement » de ces mêmes forces.

9. Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

10. Résolution 468 (8 mai 1980). Le Conseil de sécurité déclare « illégales » les expulsions à l’étranger de notables palestiniens de Hébron et de Halhoul par les autorités militaires israéliennes et demande à Israël de les annuler.

11. Résolution 592 (8 décembre 1986). Le Conseil de sécurité rappelle que la convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre « est applicable aux territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967 ». Il condamne « l’armée israélienne qui, ayant ouvert le feu, a tué ou blessé des étudiants » de l’université Bir Zeit.

12. Résolution 605 (22 décembre 1987). Après le déclenchement de la première Intifada, le Conseil de sécurité condamne les pratiques d’Israël « qui violent les droits de l’homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, en particulier le fait que l’armée israélienne a ouvert le feu, tuant ou blessant des civils palestiniens ».

13. Résolution 607 (5 janvier 1988). Israël doit « s’abstenir d’expulser des civils palestiniens des territoires occupés » et respecter les obligations que lui impose la convention de Genève.

14. Résolution 608 (14 janvier 1988). Le Conseil de sécurité demande à Israël « d’annuler l’ordre d’expulsion des civils palestiniens et d’assurer le retour immédiat et en toute sécurité » de tous ceux déjà expulsés.

15. Résolution 636 (6 juillet 1989). Le Conseil de sécurité demande à Israël, en conformité avec ses précédentes résolutions et avec la convention de Genève, de « cesser immédiatement d’expulser d’autres civils palestiniens » et d’assurer le retour en toute sécurité de ceux déjà expulsés.

16. Résolution 641 (30 août 1989). Le Conseil de sécurité « déplore qu’Israël, puissance occupante, continue d’expulser des civils palestiniens » et lui demande d’assurer le retour de tous les expulsés.

17. Résolution 672 (12 octobre 1990). Après les violences de l’esplanade des Mosquées - le mont du Temple, le Conseil de sécurité condamne « les actes de violence commis par les forces de sécurité israéliennes » à Al-Haram Al-Charif et dans d’autres lieux saints de Jérusalem et demande à Israël de « s’acquitter scrupuleusement des obligations juridiques et des responsabilités qui lui incombent » vis-à-vis des civils des territoires occupés.

18. Résolution 673 (24 octobre 1990). Le Conseil de sécurité condamne le refus d’Israël d’appliquer la résolution 672.

19. Résolution 681 (20 décembre 1990). Israël est sommé d’appliquer la convention de Genève.

20. Résolution 694 (24 mai 1991). Le Conseil de sécurité déclare que l’expulsion de quatre nouveaux civils palestiniens en mai 1991 par les forces israéliennes constitue une violation de la convention de Genève.

21. Résolution 799 (18 décembre 1992). Le Conseil de sécurité condamne les quatre cents expulsions de décembre 1992, soulignant qu’elle est contraire aux obligations internationales imposées à Israël par la convention de Genève. Le Conseil réaffirme l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban.

22. Résolution 904 (18 mars 1994). A la suite du massacre de la mosquée de Hébron, le Conseil de sécurité demande à Israël de prendre les mesures nécessaires « afin de prévenir des actes de violence illégaux de la part des colons israéliens » envers les civils palestiniens.

23. Résolution 1322 (7 octobre 2000). A la suite du début de la seconde Intifada, le Conseil de sécurité déplore les violences et condamne le « recours à la force excessif contre les Palestiniens ». Il demande à Israël de respecter ses obligations relatives à la convention de Genève.

24. Résolution 1397 (12 mars 2002). Le Conseil de sécurité demande la « cessation immédiate de tous les actes de violence, y compris tous les actes de terreur et toutes provocations, incitations et destructions », et réclame la coopération des Israéliens et des Palestiniens visant à la reprise des négociations.

25. Résolution 1402 (30 mars 2002). Après la réoccupation totale de la Cisjordanie, le Conseil de sécurité demande un cessez-le-feu immédiat et le « retrait des troupes israéliennes des villes palestiniennes ».

26. Résolution 1405 (19 avril 2002). Le Conseil de sécurité déclare qu’« il est urgent que les organismes médicaux et humanitaires aient accès à la population civile palestinienne ».

27. Résolution 1435 (24 septembre 2002). Le Conseil de sécurité exige « le retrait rapide des forces d’occupation israéliennes des villes palestiniennes ». Il demande à l’Autorité palestinienne de « faire traduire en justice les auteurs d’actes terroristes ».

28. Résolution 1515 (19 novembre 2003). Le Conseil de sécurité se déclare « attaché à la vision d’une région dans laquelle deux Etats, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues », et demande en conséquence aux parties en conflit de s’acquitter des obligations relatives à la « feuille de route » du Quartet.

29. Résolution 1544 (19 mai 2004). Le Conseil de sécurité demande qu’Israël respecte « les obligations que lui impose le droit humanitaire international » et « l’obligation qui lui est faite de ne pas se livrer aux destructions d’habitations ».

30. Résolution 1850 (16 décembre 2008). Le Conseil de sécurité soutient le processus d’Annapolis, et demande aux parties de « s’abstenir de toute mesure susceptible d’entamer la confiance » et de ne pas « remettre en cause l’issue des négociations ».

31. Résolution 1860 (8 janvier 2009). Après l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le Conseil de sécurité exige « l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza ». Il demande de ne pas entraver l’entrée des organisations médicales dans Gaza et d’empêcher le trafic illégal d’armes.

32. Résolution 2712 (15 novembre 2023) demandant à toutes les parties de s’abstenir de priver la population civile de la bande de Gaza des services essentiels et de l’assistance humanitaire indispensables à sa survie, conformément au droit international humanitaire, privations qui ont un effet disproportionné sur les enfants, …

33. Résolution 2720 (22 décembre 2023) demandant à nouveau à toutes les parties de s’abstenir de priver la population civile de la bande de Gaza des services essentiels et de l’aide humanitaire indispensables à sa survie, conformément au droit international humanitaire.

34. Résolution 2728 (25 mars 2024) exigeant un cessez-le-feu immédiat à Gaza.

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Mouhad REGHIFLanceur de pétition
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